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Nicaragua: dialogue dans l'impasse, arrivée d'une délégation de l'OEA

Le pool de médiateurs au Nicaragua s'adresse à la presse après la reprise des pourparlers sur la crise politique à Managua, au Nicaragua, le mercredi 27 février 2019. (Photo AP / Alfredo Zuniga)

Une mission de l'Organisation des Etats Américains (OEA) est arrivée lundi à Managua, où le dialogue entre le gouvernement du président nicaraguayen Daniel Ortega et l'opposition est dans l'impasse.

Une négociation a été engagée le 27 février dernier pour tenter de trouver une issue politique à la crise qui a fait plus de 325 morts et a plongé le Nicaragua dans la récession.

Les six délégués de la plateforme d'opposition de l'Alliance civique pour la justice et la démocratie (ACJD), réunissant entreprises, société civile, paysans et étudiants, ont suspendu leur participation.

Pour retourner à la table des pourparlers, l'ACJD réclame des "preuves indiscutables" de la volonté du gouvernement de négocier: libération inconditionnelle des centaines de prisonniers politiques, arrêt de la répression contre les opposants et rétablissement des libertés de la presse et de manifestation.

De son côté, le gouvernement, confronté à une économie en déroute, sous pression internationale, menacé par les sanctions économiques et craignant de perdre son allié vénézuélien, tente de sauver les négociations. Il a proposé samedi de libérer des prisonniers politiques, tout en réitérant son refus d'élections anticipées.

Mais la libération - en fait l'assignation à domicile - d'une centaine de prisonniers politiques au premier jour des pourparlers n'a pas satisfait l'opposition. Plus de 600 opposants sont toujours derrière les barreaux et le régime n'envisage de libérer que ceux "qui n'ont pas encore été jugés" et de seulement "réexaminer" les dossiers des condamnés.

La libération des prisonniers est une condition indispensable et les procès "devraient être annulés", a déclaré à l'AFP le chef de la délégation de l'opposition, Carlos Tünnerman.

Le chef de la délégation gouvernementale, le ministre des Affaires étrangères Denis Moncada, a réitéré la volonté du régime de poursuivre les discussions. Les six représentants du gouvernement se sont donc rendus lundi à la table de négociation, où ils n'ont trouvé pour seul interlocuteur que le nonce apostolique (ambassadeur du Vatican) à Managua, Mgr Waldemar Stanislaw Sommertag, présent en sa qualité de "témoin et accompagnateur international".

C'est dans ce contexte confus qu'est arrivé lundi à Managua le représentant de l'OEA, Luis Angel Rosadilla.

Pour l'ACJD, le représentant de l'OEA devrait se joindre aux négociateurs en tant que "témoin (...) sans préjuger que l'OEA puisse être ensuite garante des accords qui seraient conclus", selon M. Tünnerman.

La mission est venue "évaluer la manière dont se déroule le processus de négociation pour décider de son éventuelle participation au processus" en tant que garant international, a déclaré M. Tünnerman après une réunion avec M. Rosadilla dans un hôtel de Managua.

Une grave crise politique secoue le Nicaragua depuis près de onze mois. Outre les plus de 325 morts, pour la plupart dans les rangs des opposants, plus de 700 personnes ont été incarcérées depuis le déclenchement de la crise, le 18 avril 2018. Plus de 50.000 Nicaraguayens ont en outre pris le chemin de l'exil.

L'ancien guérillero Daniel Ortega, âgé de 73 ans, est au pouvoir depuis 2007. Il est accusé par ses opposants d'avoir mis en place avec son épouse et vice-présidente Rosario Murillo une dictature corrompue et népotique.

Avec AFP

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Hausse des cas d'infections de coronavirus dans le monde

Le personnel médical portant un équipement de protection individuelle (EPI) procède à un examen médical de porte à porte à l'intérieur des bidonvilles de Dharavi pour lutter contre la propagation du coronavirus COVID-19 à Mumbai, le 24 juin 2020. (Photo INDRANIL MUKHERJEE / AFP)

La pandémie du nouveau coronavirus a déjà fait plus de 535.000 morts sur plus de 11 millions des cas d'infection dans le monde. Alors que les pays poursuivent les déconfinements, certains voient leur taux d’infections grimper.

L'Inde a recensé près de 700.000 cas confirmés. Il devient le troisième pays le plus touché au monde derrière les Etats-Unis et le Brésil.

Pour faire face à l'afflux de malades, la capitale indienne a ouvert un grand centre d'isolement d'une capacité de 10.000 lits, dans un hall normalement dédié aux rassemblements religieux. Les autorités ont aussi réquisitionné des hôtels et salles de réception. D'autres agglomérations ont ordonné des mesures de reconfinement.

Les Etats-Unis ont enregistré 40.000 cas en 24 heures ce week-end; un record depuis plus d'une semaine. "Nous avons rouvert beaucoup trop tôt en Arizona", déplorent les autorités, qui plaident pour un reconfinement.

En Arizona, près de 90% des lits en service de réanimation sont occupés. Au Texas, les services de réanimation risquent d'être débordés "d'ici dix jours ». Les plages de Los Angeles ont de nouveau été fermées et Miami mis sous couvre-feu.

En France, le musée du Louvre rouvre ses portes à Paris. En Angleterre, la réouverture des pubs a entraîné des débordements festifs, faisant craindre de nouvelles contaminations dans un pays déjà durement touché. En Espagne, plus de 70.000 personnes ont été soumises dimanche à des mesures d'isolement.

Au Pays-Bas, des dizaines de milliers de visons ont été abattus après que des cas de Covid-19 ont été signalés dans 20 élevages afin d'éviter qu'ils ne deviennent des foyers de contamination.

En Amérique latine, le Mexique est devenu le 5e pays le plus endeuillé, avec plus de 30.400 décès. Le Chili a franchi le seuil des 10.000 morts, la Colombie celui des 4.000 morts et le Pérou, celui 300.000.

L’Iran déplore ce lundi 160 nouveaux décès dûs au Covid-19. Il devient le pays plus touché par la pandémie au Proche et au Moyen-Orient.

L'Australie va isoler l'Etat de Victoria du reste du pays après une flambée d'infections dans la ville de Melbourne, notamment dans plusieurs immeubles densément peuplés.

L'Afrique totalise plus 11.300 décès pour environ 479.000 cas. À Madagascar, Antananarivo, la capitale, sera de nouveau placée en confinement à partir d’aujourd’hui.

Le Kenya reprend tous ses vols le 1er août. Le président Uhuru Kenyatta a cependant annoncé la fin de l'interdiction d'entrer ou de sortir de Nairobi, Mombasa et du comté de Mandera. Il a également assuré qu'il n'hésiterait pas à "reconfiner" si la situation sanitaire s'empirait.

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