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Dialogue au Nicaragua: accord sur une "feuille de route"

Des manifestation contre le gouvernement du président nicaraguayen Daniel Ortega à la Central American University (UCA) de Managua, au Nicaragua, le 1er mars 2019.REUTERS / Oswaldo Rivas

Le gouvernement de Daniel Ortega et l'opposition nicaraguayenne ont annoncé mardi soir avoir conclu un accord sur la "feuille de route" pour des négociations destinées à sortir de la grave crise politique que traverse le Nicaragua depuis avril.

"La feuille de route est approuvée", a annoncé le nonce apostolique (ambassadeur du Vatican) à Managua Waldemar Stanislaw Sommertag, qui aura un rôle de "témoin et d'accompagnateur international", selon l'accord conclu au terme de cinq jours de réunions.

Ces négociations se dérouleront en présence à la fois de représentants de l'Eglise catholique et des Eglises protestantes.

Des "garants internationaux" seront désignés par consensus dans un deuxième temps pour veiller à l'application des accords visant à trouver une solution à la crise qui a fait plus de 325 morts et a plongé le pays dans la récession économique.

La "feuille de route" signe le retour à la table de négociation de la conférence épiscopale, qui sera représentée par le cardinal et archevêque de Managua, Mgr Leopoldo Brenes. Celui-ci, qui avait pourtant annoncé lundi renoncer à jouer un rôle dans la négociation, sera cependant flanqué du Pasteur Ulises Rivera coordinateur des Eglises évangéliques du Nicaragua, réputées plus proches du pouvoir.

Les deux religieux seront "témoins et accompagnateurs nationaux".

Les délégations, qui se réuniront du lundi au vendredi, ont pour objectif de conclure leurs négociations le 28 mars. Cette date-butoir pourra cependant être repoussée "par consensus" entre les deux délégations composées chacune de six membres.

Quelques heures avant la reprise du dialogue politique gouvernement-opposition mercredi dernier, cent opposants emprisonnés ont été extraits de leurs cellules et conduits à leur domicile pour y être assignés à résidence.

Aucun leader important de l'opposition ne figure cependant parmi les détenus qui ont bénéficié de cette mesure. Plus de 600 opposants sont toujours derrière les barreaux, selon les organisations de défense des droits de l'Homme. Des dizaines de milliers de Nicaraguayens ont pris en outre le chemin de l'exil.

Les membres de la délégation de la plateforme d'opposition Alliance civique pour la Justice et la Démocratie (ACDJ réunissant entreprises, société civile, étudiants et paysans) ne manquent jamais de réaffirmer leurs exigences : libération de tous les opposants emprisonnés, rétablissement des libertés de la presse, d'expression et de manifestation, et "justice" pour les actes commis durant la répression contre l'opposition.

La crise politique au Nicaragua a commencé le 18 avril 2018 par des manifestations contre le gouvernement de l'ex-guérillero sandiniste Daniel Ortega, 73 ans. Ce dernier dénonce une tentative de putsch de l'opposition avec le soutien de l'Eglise et de Washington.

Les opposants, qui l'accusent d'avoir instauré une dictature, réclament son départ et celui de la vice-présidente, son épouse Rosario Murillo. Ils demandent aussi des réformes politiques et la convocation de nouvelles élections avant le terme prévu de 2021.

En annonçant la reprise du dialogue, le président Ortega a insisté sur la nécessité de redresser l'économie, gravement mise à mal par la crise.

En 2018, le PIB a reculé de 4% tandis que plus de 300.000 emplois ont été perdus au Nicaragua. Les chefs d'entreprise prévoient pour cette année une chute allant jusqu'à 11% du PIB, provoquant une contraction encore plus sévère de l'emploi.

Avec AFP

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Peine commuée par Trump : le républicain Mitt Romney dénonce une "corruption historique"

Le sénateur Mitt Romney, à Capitol Hill à Washington, le 10 juin 2020.

Le sénateur républicain Mitt Romney, l'un des rares membres du parti présidentiel à critiquer ouvertement Donald Trump, a vivement attaqué samedi la décision du président la veille de commuer la peine de son ami Roger Stone.

"Corruption historique, sans précédent: un président américain commue la peine de prison d'une personne condamnée par un jury pour avoir menti afin de protéger ce même président", a tweeté Mitt Romney, ancien candidat républicain à la présidentielle de 2012.

Roger Stone avait été reconnu coupable en novembre d'avoir menti au Congrès et de subornation de témoin dans le cadre de l'enquête sur de possibles liens entre l'équipe de campagne de Trump et la Russie.

Conseiller politique de Trump par intermittence depuis plus de 20 ans, le sexagénaire haut en couleur avait été condamné à passer 40 mois derrière les barreaux. Il devait commencer à purger sa peine la semaine prochaine.

Mais Donald Trump n'avait jamais caché sa volonté d'épargner la prison à son ancien conseiller. "Roger Stone a été la cible d'une chasse aux sorcières qui n'aurait jamais dû avoir lieu", a-t-il encore affirmé dans un tweet samedi matin.

Mitt Romney, seul membre du Grand Old Party à avoir voté en février en faveur de la destitution de Donald Trump dans le cadre de l'affaire russe, est le premier membre influent du parti républicain à s'élever publiquement contre cette décision présidentielle.

Les démocrates crient eux au scandale depuis l'annonce, vendredi.

"La décision de Donald Trump de commuer la peine de son conseiller de campagne Roger Stone (...) est un acte de corruption stupéfiant", a déclaré vendredi la cheffe des démocrates au Congrès américain, Nancy Pelosi.

"Le Congrès va prendre des mesures pour empêcher ce genre de méfait éhonté", a-t-elle poursuivi dans un communiqué. "Nous avons besoin de légiférer pour s'assurer qu'aucun président ne puisse grâcier ou commuer la peine d'un individu impliqué dans une campagne de dissimulation pour protéger ce même président de poursuites pénales."

Trump commue la peine de prison de son ami Roger Stone

Roger Stone arrive pour sa condamnation à la cour fédérale de Washington, le 20 février 2020. (Photo AP)

Le président américain Donald Trump a commué la peine de prison de son ami Roger Stone, condamné en février à 40 mois de prison dans le cadre de l'enquête sur l'ingérence russe pendant la campagne présidentielle américaine de 2016, a indiqué vendredi la Maison Blanche.

"Aujourd'hui, le président Donald J. Trump a ordonné une mesure de clémence exécutive pour commuer la peine injuste de Roger Stone", a annoncé la Maison Blanche dans un communiqué, ajoutant que cet ami de longue date du président, une "victime du canular russe", était dorénavant "un homme libre".

La peine de prison de Roger Stone, qui avait été reconnu coupable en novembre de mensonges au Congrès et de subordination de témoin, devait commencer la semaine prochaine.

Dès la condamnation de M. Stone, Donald Trump avait expliqué qu'il voulait gracier son ex-collaborateur de 67 ans, un conseilleur politique sulfureux connu pour son style haut en couleur et son tatouage de Richard Nixon dans le dos.

Selon le quotidien USA Today, en février le président Trump a commué la peine de prison de l'ancien gouverneur de l'Illinois Rod Blagojevich, un démocrate, et a accordé la grâce à l'ancien commissaire de police de la ville de New York Bernard Kerik, au financier véreux Michael Milken et à l'ancien propriétaire des 49ers, Edward DeBartolo Jr.

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