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Des milliers d'opposants et de partisans d'Ortega manifestent au Nicaragua

Un homme court lors d'une célébration en l'honneur de la Vierge Marie à Leon, au Nicaragua, le 14 août 2018.

Opposants et partisans du président nicaraguayen Daniel Ortega ont défilé mercredi dans les rues de Managua lors de deux manifestations organisées près de quatre mois après le début de la crise qui a fait plus de 300 morts.

La première marche avait pour mots d'ordre la démission du président et la libération des opposants emprisonnés pour avoir pris part aux manifestations.

Elle s'est déroulée à l'appel de l'Alliance civique, qui regroupe des étudiants, des chefs d'entreprise et des représentants de la société civile.

"Qu'il s'en aille!"

"Liberté pour nos prisonniers politiques!" et "Qu'il s'en aille!", ont scandé les manifestants, quatre mois après le début de la révolte contre le président, au cours de laquelle plus de 300 personnes ont été tuées.

"Qu'ils libèrent les prisonniers politiques, car ils n'ont commis aucun des crimes inventés par ce maudit Daniel Ortega, c'est lui qui a tué le peuple", a déclaré à l'AFP Carla Areas, une quadragénaire venue manifester avec ses deux jeunes enfants.

Les opposants ont marché sur 7 kilomètres à travers la partie orientale de Managua, brandissant des photos des détenus et des drapeaux nicaraguayens, dans un concert de sifflets et de tambours.

Ces Nicaraguayens ont défilé en dépit d'une loi, adoptée en juillet à la demande du gouvernement, qui qualifie d'acte "terroriste" la participation à une manifestation, un crime passible d'une peine pouvant aller jusqu'à 20 ans de prison.

Environ 500 Nicaraguayens ont été arrêtés et emprisonnés pour avoir participé aux manifestations, et 180 d'entre eux sont poursuivis pour terrorisme et autres crimes, selon le Centre nicaraguayen des droits de l'homme (Cenidh).

"Soutenir le commandant Ortega"

Dans le même temps, des milliers de partisans de Daniel Ortega ont manifesté dans le nord de Managua, réclamant son maintien au pouvoir.

"Nous sommes ici pour soutenir le commandant Ortega, ce gouvernement révolutionnaire", a expliqué la maire de Managua, Reyna Rueda.

Pilar Reyes, une manifestante sandiniste, souhaite que "Daniel reste" car "il a fait progresser les pauvres".

Devant les partisans de M. Ortega, le ministre des Affaires étrangères Denis Moncada a annoncé que le gouvernement refuse la venue d'un groupe de travail de l'Organisation des Etats américains (OEA) constitué pour trouver des solutions à la crise nicaraguayenne.

Le gouvernement considère que la création de ce groupe constitue une "ingérence" et que sa venue est "inacceptable".

Le groupe a été créé par l'OEA le 2 août pour contribuer à la recherche de solutions dans la crise que traverse le pays depuis le 18 avril.

Nombre des manifestants venus réclamer le départ de Daniel Ortega avaient le visage couvert de masques ou de T-shirts afin de ne pas être identifiés par la police.

La foule a défilé dans les quartiers orientaux de la capitale, des bastions sandinistes lors de la révolution, alors menée par l'ex-guérillero Daniel Ortega contre la dictature d'Anastasio Somoza, renversée en 1979.

Ces manifestations se sont déroulées alors que se tenait la première audience du procès du leader paysan Medardo Mairena, l'un des représentants de l'opposition nicaraguayenne.

Il est arrivé au tribunal en uniforme de détenu, menotté, les traits tirés, selon une photo publiée sur le site internet du gouvernement 19 Digital.

Ce leader paysan est l'un des représentants de l'opposition dans le dialogue avec le gouvernement, initié en mai par l'Alliance Civique, pour tenter de trouver une issue à la crise politique.

Ce dialogue est au point mort depuis juin, Daniel Ortega refusant notamment que l' élection présidentielle prévue en 2021 soit avancée au mois de mars 2019.

Pour ceux qui manifestaient mercredi, la seule issue à la crise est le départ du président. "Qu'il quitte le pouvoir et que des élections libres aient lieu", a déclaré Denis Salvador, 35 ans.

"Qu'il démissionne, il a des millions de dollars, il est déjà heureux, de quoi d'autre a-t-il besoin?", s'interrogeait Maria, une manifestante de 49 ans.

Les opposants à Daniel Ortega, 72 ans, au pouvoir depuis 11 ans, l'accusent de corruption, de népotisme et d'avoir instauré une dictature avec son épouse Rosario Murillo, qui est vice-présidente.

Les manifestations de l'opposition ont commencé contre une réforme de la sécurité sociale - abandonnée depuis - pour se durcir ensuite et s'étendre à tout le pays en réaction à une violente répression.

Avec AFP

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L'Australie sur le pied de guerre pour faire face aux incendies

La ville de Sydney est enveloppée par une fumée provenant d'incendies dans le nord de la ville, en Australie, le 11 novembre 2019.

Des milliers de pompiers ont été déployés mardi dans l'est de l'Australie pour faire face aux incendies qui devraient s'intensifier en raison d'une combinaison de facteurs: des vents violents, des températures caniculaires et une végétation sèche.

Alors que des dizaines de feux de brousse n'étaient toujours pas maîtrisés, des températures atteignant les 40 degrés, des vents soufflant à 60 km/h sont attendus dans certaines régions de l'Etat de Nouvelles-Galles du Sud (sud-est).

Les pompiers ont prévenu qu'une vaste région située autour de Sydney était menacée par ces conditions "hors normes".

Depuis vendredi, les incendies sur la côte est de l'Australie ont déjà fait trois morts, détruit plus de 150 habitations et contraint des milliers d'habitants à fuir.

Shane Fitzsimmons, responsable des pompiers de l'Etat de Nouvelles-Galles du Sud (sud-est), a affirmé que dans les conditions actuelles, "si un incendie se déclare et s'établit ... nous ne l'arrêterons pas".

"Nous avons déjà d'importants incendies sur la côte nord de la Nouvelle-Galles du Sud. Certains couvrent à eux seuls une superficie de plus de 100.000 hectares, soit un périmètre d'un millier de kilomètres", a-t-il ajouté.

Les vents qui soufflent d'ouest en est et la végétation qui souffre d'une intense sécheresse risquent de propager les feux de brousse en direction des foyers de population vivant sur le littoral.

A titre préventif, environ 600 écoles ont été fermées, ainsi que de nombreux parcs nationaux et, par endroits, les habitants ont été invités à envisager de quitter leurs domiciles.

La police et l'armée apportent un appui logistique aux pompiers qui ont également reçu le soutien aérien de plus de 80 appareils.

"Maintenant, il est temps de réfléchir à partir, partez tôt et allez dans un endroit sûr", a conseillé M. Fitzsimmons.

Le rallye d'Australie, dernière manche du championnat du monde des rallyes de la FIA, qui devait débuter jeudi en Nouvelle-Galles du Sud, a été annulé mardi par les organisateurs.

"Il n'est pas opportun d'organiser le rallye", a déclaré dans un communiqué Andrew Papadopoulos, le président de cet événement, invoquant notamment des raisons de sécurité.

- "Les feux sont partout" -

Dans la petite ville de Taree, au nord de Sydney, des dizaines de personnes ont trouvé refuge dans un parc d'exposition.

Caroline Watson, 59 ans, est arrivée lundi soir avec son époux et leur chien.

"Les feux sont absolument partout ", a-t-elle dit à l'AFP. "Ils ne nous ont pas demandé de partir, mais on s'est dit que ça viendrait."

Dans les Blue Mountains, à l'ouest de Sydney, Alan Gardiner, un pompier de Winmalee, a indiqué que les habitants étaient "terrifiés et à bout de forces".

La ville porte encore les stigmates de l'incendie de 2013 qui avait détruit 200 habitations et la population est parfaitement consciente du fait, qu'en raison du peu d'axes routiers dans cette zone montagneuse, ils doivent envisager de partir avant qu'il ne soit trop tard.

Mais M. Gardiner veut encore croire que "la journée sera très calme. (...) S'il y a un incendie, ce sera catastrophique".

Les autorités ne pensent pas que la ville de Sydney, qui compte plus de quatre millions d'habitants, soit menacée mais elles ont lancé une alerte sanitaire en raison de l'épais nuage de fumée toxique qui recouvre la ville.

La présence de ces nuages de fumée, liés aux incendies de la semaine dernière, a été signalée jusqu'en Nouvelle-Calédonie, à près de 1.500 kilomètres de l'autre côté de la mer.

Sue Johnson, qui vit dans le nord de Sydney, a participé à l'évacuation de chevaux qui se trouvaient dans des zones menacées aux environs de Sydney.

"J'ai emmené deux chevaux au milieu de la nuit", a-t-elle expliqué, avant de préciser qu'elle a coupé la végétation autour de sa maison.

"J'espère que rien de tout cela ne sera nécessaire, a-t-elle souligné, mais les habitants ont "peur, très peur".

De tels incendies se produisent chaque année sur l'immense île-continent pendant le printemps et l'été en Australie. Cette année, elle a été particulièrement précoce et violente. Elle pourrait être l'une des pires qu'ait connue l'Australie.

En Nouvelle-Galles du Sud, un million d'hectares ont déjà brûlé, soit déjà trois fois plus que l'an dernier.

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