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Le roi LeBron James rejoint les Los Angeles Lakers

LeBron James, à droite, et Terry Rozier des Boston Celtics, Cleveland, Ohio, le 21 mai 2018.

A 33 ans, et au summum de sa carrière, LeBron James s'est lancé un nouveau défi dimanche en annonçant qu'il rejoint les Los Angeles Lakers: remporter un nouveau titre NBA, et consolider sa place au Panthéon des plus grands noms du sport américain.

La super-star des Cleveland Cavaliers, originaire de l'Ohio, ne pouvait plus rester avec ses Cavaliers, défaits et humiliés 4-0 en finale NBA cette année par les Golden State Warriors.

Il s'est engagé pour quatre ans avec la franchise mythique de Los Angeles, les Lakers, pour 154 millions de dollars, ont annoncé dimanche ses agents de Klutch Sports Group.

Il marchera ainsi dans les traces de joueurs qui ont marqué l'histoire de la NBA, le championnat de basket professionnel américain, tels Kobe Bryant ou Magic Johnson, même si les Lakers peinent ces dernières années. Ils ont fini onzièmes de la Conférence ouest cette année.

Selon la presse, outre les Los Angleles Lakers, les Houston Rockets et Philadelphie avaient courtisé le triple champion NBA (2012 et 2013 avec Miami, 2016 avec Cleveland).

Un sentiment de frustration s'était emparé des observateurs de la NBA: LeBron James, qui joue actuellement le meilleur basket de sa carrière (34 points, 9,1 rebonds et 9 passes décisives lors des play-offs 2018), semblait gâcher son talent à Cleveland.

Le titre de 2016, remporté à la surprise générale face aux Warriors (4-3) paraît bien loin. Surtout, en cinq finales avec les Cavs, le "King" en a perdu quatre. Très loin de la référence Michael Jordan, le mètre étalon de l'excellence dans le basket américain: six finales disputées avec les Chicago Bulls, six victoires.

C'est justement à Michael Jordan que James, quatre fois meilleur joueur de la NBA et double-médaillé d'or olympique, pourrait disputer selon certains le statut de meilleur joueur de l'histoire du championnat américain.

L'histoire était pourtant belle et avait tout de la "success story" à l'américaine. LeBron James a grandi sans père, dans les quartiers pauvres de la petite ville ouvrière d'Akron dans l'Ohio, à 60 kilomètres de Cleveland.

A chaque déception sportive, il rappelle que l'amertume que peuvent ressentir les sportifs lors d'une défaite n'est rien comparée aux difficultés qu'il a connues en grandissant, pauvre et noir, dans une ville de la "Rust Belt".

"Avant que quiconque cherche à savoir où j'allais jouer au basket-ball, je n'étais qu'un gamin du nord-est de l'Ohio. Les gens m'ont vu grandir. J'ai parfois l'impression d'être leur fils", racontait-il en 2014.

Cette fierté des cols bleus délaissés, LeBron l'a fait sienne. Cleveland n'avait jamais rien gagné avant lui, ou presque. Le dernier titre de la ville remontait à 1964.

Dès son adolescence, son talent saute aux yeux de tous les recruteurs du pays. La sensation est telle qu'au lycée, les matches de son équipe sont diffusés sur la chaîne nationale ESPN. Du jamais-vu.

En 2003, il saute la case université et intègre directement la NBA. C'est Cleveland qui obtient le 1er tour de draft et ne manque pas de le sélectionner.

Rapidement, il devient l'un des meilleurs basketteurs du pays. En plus de capacités physiques hors du commun qui lui ont permis d'éviter les blessures tout au long de sa carrière, il possède un talent inné et une intelligence de jeu exceptionnelle.

"Vous savez, je fais juste 2m05 pour 118 kilos. Et il se trouve que je suis très bon au basket", explique-t-il.

Mais cela ne suffit pas. Après un retentissant échec en finales NBA en 2010 face aux San Antonio Spurs de Tony Parker (4-0), le roi auto-proclamé décide - déjà - de quitter Cleveland.

- Décision controversée -

Au cours d'une émission pompeuse diffusée sur ESPN, après avoir fait durer le suspense pendant des semaines, il annonce "exporter (son) talent à South Beach avec les Miami Heat".

Les fans de NBA lui reprochent son ton suffisant, et la création d'une "super-équipe" avec les autres grandes stars Dwyane Wade et Chris Bosh. A Cleveland, l'enfant chéri devient ennemi public numéro un. Son maillot est brûlé dans les rues.

Le grand public a beau crier à la tricherie, les "Tres Amigos" raflent deux titres en quatre ans, avant que LeBron ne décide, plus humblement, de revenir à Cleveland en 2014.

Ce retour à la maison, couplé au titre de 2016, le rend plus populaire que jamais dans l'Ohio. Lors de l'élection présidentielle de 2016, il s'engage pour Hillary Clinton, comme il l'avait fait en 2008 avec Barack Obama.

Une prise de position politique révélatrice de ce que à quoi pourrait ressembler l'après-carrière de LeBron James ? Nul ne sait, l'intéressé restant volontairement discret sur sa retraite et préférant se concentrer sur les parquets.

"Je suis comme le bon vin, je m'améliore avec l'âge". Le roi n'envisage en tout cas pas d'abdiquer dans l'immédiat puisque son objectif est d'un jour d'affronter en NBA son fils aîné: LeBron James Jr. est actuellement âgé de 13 ans.

Avec AFP

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NBA - Golden State reprend la main, Houston en playoffs

Stephen Curry, Oakland, Californie, le 10 mars 2019

Le double-champion NBA Golden State a repris les commandes de la conférence Ouest grâce à sa victoire face à Détroit, dimanche, tandis que Houston a validé son ticket pour les playoffs en s'imposant face à La Nouvelle-Orléans.

Golden State et Denver jouent au chat et à la souris en tête de la conférence Ouest: après avoir brièvement abandonné aux Nuggets leur siège de leader samedi, les Warriors ont retrouvé le haut du classement à la faveur de leur succès contre les Pistons (121-114).

Stephen Curry, de retour dans l'effectif des Warriors après un match de repos, a inscrit 26 points, et son acolyte Klay Thompson en a ajouté 24.

Grâce à la lourde défaite de Denver à Indiana (124-88) les Warriors affichent seuls le meilleur bilan de la conférence Ouest avec 50 victoires et 23 défaites.

De son côté, Houston a assuré sa place en playoffs en venant à bout de La Nouvelle-Orléans 113 à 90.

Les Rockets, troisièmes de la conférence Ouest avec 47 victoires et 27 défaites, sont certains de terminer à l'une des huit premières places du classement, qualificatives pour les playoffs.

Les coéquipiers de James Harden atteignent ce stade de la compétition pour la septième année consécutive.

"On a été professionnels dès le début du match", s'est félicité Harden, qui n'a passé que 29 minutes sur le parquet, mais inscrit 28 points.

"Il y a eu des matches où on s'est relâchés, face à un adversaire moins fort, et on s'est fait rattraper. Ce soir, on a fait du bon boulot du début à la fin en prenant les choses en main", a ajouté le barbu le plus célèbre de la NBA, qui affiche une moyenne de 36,4 points par match cette saison.

Meilleure équipe de la saison régulière en 2017-2018, Houston avait atteint la finale de la conférence Ouest, s'inclinant face au futur champion NBA Golden State.

Les Los Angeles Clipers ont fait un pas supplémentaire vers les playoffs en disposant de New York 124 à 113 grâce à Lou Williams (29 pts), Danilo Gallinari (26 pts) et Montrez Harrell (24 pts). Après une série de cinq victoires consécutives, ils grimpent à la 5e place à l'Ouest (44v-30d).

Dans la conférence Est, rien ne va plus pour Boston qui a subi une quatrième défaite de suite face à San Antonio (115-96).

Les Spurs ont étouffé les Celtics grâce aux 48 points et 13 rebonds du pivot LaMarcus Alridge.

Boston (43v-31d), 5e à l'Est, n'est toujours pas officiellement qualifié pour les playoffs, tandis que San Antonio (43v-31d) reste 8e à l'Ouest.

Milwaukee (55v-19d) a conforté sa place de leader de la conférence Est en s'imposant facilement face à Cleveland, 127 à 105.

Giannis Antetokounmpo, favori pour le titre de meilleur joueur de la saison ("MVP"), a terminé la rencontre avec 26 points, 10 rebonds et 7 passes décisives.

Le "Greek Freak" n'a pas semblé gêné par sa récente entorse à la cheville droite, qui l'avait tenu éloigné des parquets pendant deux matches en début de semaine.

Les Bucks comptent désormais quatre matches d'avance sur Toronto (51v-23d), qui s'est fait surprendre à la dernière seconde par Charlotte (115-114).

Les Hornets se sont imposés grâce à un "buzzer beater" miraculeux de Jeremy Lamb, un panier marqué depuis sa moitié du terrain.

- Résultats du Championnat nord-américain de basket-ball (NBA) après les matches disputés dimanche:

Boston - San Antonio 96 - 115

LA Lakers - Sacramento 111 - 106

La Nouvelle-Orleans - Houston 90 - 113

Toronto - Charlotte 114 - 115

Golden State - Detroit 121 - 114

Indiana - Denver 124 - 88

Milwaukee - Cleveland 127 - 105

New York - LA Clippers 113 - 124

Avec AFP

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L'ONU critique l'IAAF à propos du taux de testostérone des athlètes

Caster Semenya après avoir décroché la médaille d’or à la finale du 800 m féminin des Jeux du Commonwealth sur la Gold Coast, 13 avril 2018.

Le Conseil des droits de l'Homme de l'ONU a critiqué le nouveau règlement de la Fédération internationale d'athlétisme visant à réguler le taux de testostérone des athlètes féminines et a apporté un soutien unanime à la championne sud-africaine Caster Semenya.

Dans une rare intrusion dans le monde du sport, l'organe de l'ONU a affirmé que le règlement de l'IAAF "pourrait ne pas être compatible avec les normes et règles internationales relatives aux droits de l'Homme".

Une résolution présentée par l'Afrique du Sud demande aux Etats à "veiller à ce que les associations et instances sportives (...) s'abstiennent d'élaborer et d'adopter des politiques et des pratiques qui forcent, contraignent ou obligent par d'autres moyens de pression les athlètes des catégories féminines à subir des traitements médicaux inutiles, humiliants et préjudiciables pour participer aux épreuves féminines des compétitions sportives".

Le texte a été adopté jeudi soir par consensus par les 47 membres du Conseil, qui n'a toutefois aucun pouvoir de contrainte.

La Fédération internationale d'athlétisme impose aux femmes "hyperandrogènes" ou à celles avec des "différences de développement sexuel" (DSD) de faire baisser, avec des médicaments, leur taux de testostérone pour participer aux épreuves internationales du 400 m au mile (1609 m).

La Fédération argumente que si des athlètes ont des niveaux de testostérone masculins, il est nécessaire de "préserver l'équité de la compétition féminine" et donc de demander à ces athlètes de "réduire leur taux de testostérone avant une compétition internationale".

Triple championne du monde (2009, 2011, 2017) et double championne olympique du 800 m (2012, 2016), Caster Semenya assure être "incontestablement une femme" et a saisi le Tribunal arbitral du sport (TAS) à Lausanne pour faire annuler le règlement de l'IAAF.

Le TAS, juridiction suprême en matière sportive, doit rendre sa décision à la fin avril.

Le Conseil a également appelé la Haut-Commissaire aux droits de l'Homme, Michelle Bachelet, à "établir un rapport sur la convergence de la discrimination raciale et de la discrimination fondée sur le genre dans le sport".

L'ambassadrice d'Afrique du Sud à l'ONU à Genève, Nozipho Joyce Mxakato-Diseko, a déclaré vendredi que l'initiative de l'IAAF équivalait à faire une discrimination sur le genre et sur "des bases raciales".

Pour certains experts scientifiques, priver Caster Semenya de compétition à cause de son taux élevé de testostérone reviendrait à exclure des basketteurs parce qu'ils sont trop grands.

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