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Moteurs truqués : première facture à 15 milliards pour Volkswagen aux Etats-Unis

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Le constructeur allemand Volkswagen a accepté de verser environ 15 milliards de dollars aux Etats-Unis dans l'espoir de régler le litige lié au scandale de ses moteurs truqués, qui a fait chuter ses ventes et écorné sa réputation.

Rendu public mardi, le compromis négocié depuis des mois dans la douleur avec les autorités américaines doit encore être approuvé par la justice mais donne une première idée du montant de la facture dont devra s'acquitter le mastodonte allemand.

"Ce compromis partiel marque une importante première étape conduisant Volkswagen à rendre des comptes pour ce qui a été une violation de ses obligations légales et de la confiance du public", a déclaré une des responsables du ministère américain de la Justice, Sally Yates, évoquant une des infractions "les plus flagrantes" aux normes environnementales américaines.

Aux termes de ce plan, qui ne met pas entièrement fin aux tracas judiciaires du groupe aux Etats-Unis, les propriétaires de quelque 480.000 voitures truquées aux Etats-Unis auront la possibilité de se faire racheter leurs véhicules ou de les faire réparer aux frais du constructeur allemand.

Dans les deux hypothèses, chacun d'entre eux pourra par ailleurs recevoir des indemnités en liquide pouvant aller jusqu'à 10.000 dollars.

La valeur des voitures retenue dans le cadre de l'opération de rachat sera celle remontant au mois de septembre dernier, avant que ce retentissant scandale n'éclate aux Etats-Unis grâce à une ONG, avant de se propager dans le reste du monde.

La facture du volet indemnisation s'élèvera au total à 10,033 milliards de dollars.

A cela s'ajouteront 2,7 milliards de dollars que Volkswagen devra débourser pour "remédier intégralement" aux conséquences des émissions de gaz polluants de ses voitures aux Etats-Unis.

Séparément, le groupe a trouvé un accord de 603 millions de dollars avec 44 Etats américains, ainsi que le District de Columbia, qui comprend la capitale fédérale Washington, et Porto Rico.

Selon les autorités américaines, les moteurs truqués de Volkswagen émettent jusqu'à 40 fois plus de gaz polluants que les normes autorisées.

"Le compromis annoncé aujourd'hui rétablit les protections pour un air propre que Volkswagen a violées de manière si flagrante", a commenté la patronne de l'agence fédérale de protection de l'environnement Gina McCarthy, lors d'une conférence de presse.

Le géant aux 12 marques (Audi, Volkswagen, Porsche...) s'est également engagé à contribuer à hauteur de 2 milliards de dollars à un fonds de promotion des voitures "vertes" à zéro émission.

Ce compromis, l'un des plus importants pour une entreprise après les 246 milliards de dollars conclus en 1998 par l'industrie du tabac et l'accord à plus d'une vingtaine de milliards de BP après la marée noire de 2010, doit être soumis à l'approbation de la justice américaine le 26 juillet, a indiqué une porte-parole de VW.

- Premier pas -

Dans un communiqué, le groupe allemand s'est engagé à respecter ses engagements et a estimé que cet accord marquait un "premier pas important".

"Nous savons que nous avons encore beaucoup de travail à accomplir pour regagner la confiance du public américain", a toutefois reconnu le patron du groupe, Matthias Müller.

L'analyste Jessica Caldwell opine et estime que VW "a encore un long chemin devant lui pour réparer sa réputation".

Les ennuis judiciaires de Volkswagen ne sont quoi qu'il arrive pas finis aux Etats-Unis où le groupe est sous le coup d'une enquête pénale et doit encore répondre du trucage de moteurs sur environ 100.000 véhicules de 3 litres de cylindrées qui ne sont pas inclus dans le compromis actuel.

Le groupe, qui a reconnu avoir truqué 11 millions de ses voitures diesel dans le monde, fait par ailleurs face à une cascade de poursuites et d'enquêtes sur le globe, notamment en Europe.

Le scandale a coûté à Volkswagen en 2015 sa première perte nette depuis plus de vingt ans et s'est traduit par la chute de 20% de son chiffre d'affaires au premier trimestre.

En 2015, le constructeur automobile a dégagé un chiffre d'affaires de plus de 210 milliards d'euros et passé des provisions colossales (16,2 milliards d'euros) pour faire face au scandale.

VW reste toutefois au coude à coude avec Toyota pour la place de numéro un mondial en termes de ventes.

Avec AFP

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Une commission du sénat américain approuve la nomination de la juge Amy Coney Barrett

La juge Amy Coney Barrett, candidate à la Cour suprême des États-Unis, témoigne lors du deuxième jour de son audience de confirmation à Washington.

La commission des affaires judiciaires du sénat américain a permis jeudi au président Donald Trump de remporter une victoire en donnant son accord pour que le dossier de sa candidate désignée pour siéger à la Cour suprême soit examiné par l’ensemble de la chambre haute.

La nomination de la juge fédérale d'appel Amy Coney Barrett, 48 ans, a été approuvée uniquement par les 12 sénateurs républicains de la commission, leurs dix collègues démocrates ayant choisi de boycotter la séance.

Le chef du sénat, Mitch McConnell, un républicain du Kentucky, avait récemment annoncé qu'il souhaitait que la juge Barrett prenne ses fonctions avant la présidentielle américaine du 3 novembre.

Les démocrates se sont opposés à l'examen de la nomination de la juge par le sénat car, selon eux, les républicains avaient refusé d'interviewer Merrick Garland, un juge nommé par l'ancien président Barack Obama parce que c'était une année électorale. Les mêmes règles devraient s'appliquer ici, ont-ils déclaré.

Le vote de la commission de jeudi ouvre la voie à l'examen du dossier de la juge par l’ensemble des 100 membres du Sénat.

Selon le quotidien The Hill, M. McConnell a l’intention de soumettre la nomination de Mme Barrett au vote vendredi, ce qui signifie que la juge pourrait siéger dès la semaine suivante.

Mme Barrett a besoin d'une majorité simple pour être confirmée, et donc si tous les sénateurs sont présents, elle pourrait perdre le soutien de trois sénateurs républicains et parvenir à être approuvée malgré tout.

Un siège est devenu vacant à la Cour suprême, composée de 9 membres, après le décès de la juge Ruth Bader Ginsburg, le 18 septembre, à l'âge de 87 ans.

Parmi les principales controverses qui se profilent à l’horizon pour la haute cour : le contentieux post-électoral, la loi sur l'assurance maladie, la redéfinition des règles relatives aux interruptions volontaires de grossesse et le redécoupage des circonscriptions électorales pour la répartition des sièges au Congrès.

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