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Moscou déplore les frappes et estime que la Syrie avait "une chance d'avoir un avenir pacifique"


Un avion décoller lors des frappes aériennes conjointes des armées britanniques, françaises et américaines en Syrie, le 14 avril 2018,

La Syrie, qui a résisté pendant des années à "une agression terroriste", a été frappée par l'opération militaire occidentale alors qu'elle avait "une chance d'avoir un avenir pacifique", a déclaré samedi le ministère russe des Affaires étrangères.

"Un coup a été porté contre la capitale d'un Etat souverain qui a tenté pendant de nombreuses années de survivre au milieu d'une agression terroriste", a écrit sur Facebook la porte-parole du ministère, Maria Zakharova.

Les frappes occidentales contre la Syrie interviennent "au moment où elle avait une chance d'avoir un avenir pacifique", a-t-elle déclaré.

Elle se référait au fait que les forces gouvernementales syriennes soutenues par la Russie ont repris ces derniers mois une grande partie des territoires qui étaient tenus par les groupes rebelles.

Les Etats-Unis ont lancé, avec le Royaume-Uni et la France, des frappes contre des objectifs en Syrie, déclarant avoir attaqué notamment des capacités de production d'armes chimiques dont dispose selon les Occidentaux le pouvoir du président Bachar al-Assad.

>> Lire aussi : Les Etats-Unis et leurs alliés bombardent la Syrie

L'opération conjointe a eu lieu une semaine après l'annonce d'une attaque chimique à Douma, près de Damas, attribuée par les Occidentaux aux forces gouvernementales et qui aurait fait plus de 40 morts.

Maria Zakharova a déclaré que des médias occidentaux portaient une certaine responsabilité dans les frappes, dans la mesure où la Maison Blanche a déclaré s'appuyer notamment sur "de nombreuses sources dans les médias" pour justifier sa conviction de la culpabilité du pouvoir syrien.

"Les médias américains et d'autres médias occidentaux doivent comprendre leur responsabilité dans ce qui vient de se passer", a dit la porte-parole russe.

Le président de la commission des Affaires étrangères de la chambre haute du Parlement, Konstantin Kosatchev, a pour sa part affirmé que la réponse de la Russie à ces frappes "ne devra pas être militaire, mais rester dans le domaine du droit".

"Cela signifie bien sûr une réunion d'urgence du Conseil de sécurité de l'ONU", a-t-il précisé.

"Ils ont une nouvelle fois violé le droit international en commettant un acte d'agression militaire contre un Etat souverain qui combat le terrorisme international. Un crime de guerre a été commis", a déclaré Andreï Krassov, vice-président du Comité de Défense de la Douma, chambre basse du Parlement russe.

"C'est un scandale absolu, une violation flagrante du droit international. C'est un pas vers un conflit à grande échelle (...) et cela ne peut en aucun cas bien finir", a abondé le vice-président du Conseil de la Fédération, la chambre haute du Parlement, Vladimir Djabarov.

Les frappes occidentales "sapent la lutte contre le terrorisme international et font le jeu des groupes terroristes", a ajouté le président du comité des Affaires étrangères de la Douma, Léonid Sloutski.

Avec AFP

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