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Guinée

17 morts dans un éboulement sur un site aurifère

Des femmes sur un site aurifère à Siguiri, en Guinée, le 16 mai 2018. (VOA/Zakaria Camara)

L'accident est survenu dimanche soir dans le village de Norassoba, à 35 km de la ville de Siguiri, dans le nord-est de la Guinée.

Au moins 17 personnes ont été tuées dimanche soir dans le nord-est de la Guinée dans un éboulement sur un site aurifère, a-t-on appris lundi auprès de la gendarmerie et d'un élu local.

"Au moins 17 personnes ont péri dans un éboulement de terrain sur une mine d'or dans la région de Siguiri dimanche soir", a déclaré lundi à l'AFP le lieutenant de gendarmerie Marcus Bangoura.

Un élu local, Alpha Kabinet Doumbouya, a affirmé avoir "vu au total 17 morts" à la suite de l'accident survenu dans le village de Norassoba, à 35 km de la ville de Siguiri.

"On a appris dans un premier temps que trois personnes avaient été ensevelies dans une profonde galerie des mines de Norassoba et c'est en cherchant à les sauver que les secouristes se sont rendu compte qu'il y avait d'autres personnes prisonnières de l'éboulement", a dit à l'AFP un officier de gendarmerie en poste à la brigade de Siguiri.

"Ce bilan (de 17 morts) est nettement provisoire puisque les villageois ont indiqué que beaucoup d'autres manquent à l'appel", a indiqué le lieutenant Bangoura.

"D'autres orpailleurs sont encore coincés dans les profondeurs des trous" du site aurifère et "quelque blessés ont reçu les premiers soins à l'hôpital de campagne de Norassoba", a déclaré à l'AFP Maïmouna Sangaré, une agente de santé locale.

Le drame s'est produit aux environs de 20H00 (locales et GMT) et les villageois ont eu beaucoup mal à porter secours aux personnes ensevelies faute de moyens, a dit Mme Sangaré. "Il a fallu interrompre les recherches pour les reprendre tôt lundi matin et c'est (à ce moment) là que les populations se sont rendu compte de l'ampleur du drame".

"Cet éboulement a surpris tout le monde puisque apparemment, il n'y avait pas un signe de danger dans cette mine que nous exploitons depuis plusieurs années", a indiqué un habitant.

Les éboulements sur des sites aurifères sont fréquents et souvent meurtriers en Guinée. Ces mineurs clandestins viennent, outre la Guinée, du Mali, du Sénégal, du Burkina Faso, du Liberia et de Côte d'Ivoire.

La région de Siguiri compte à elle seule plus de 20.000 orpailleurs, selon des sources officielles.

La Guinée a engagé des efforts pour "freiner l'exploitation sauvage des zones aurifères", avec notamment l'organisation le 6 février 2017 pour la première fois d'une journée nationale des orpailleurs, en présence du président Alpha Condé.

Bien que le sous-sol du pays regorgea de minerais (bauxite, diamant et or), la majorité de la population est confrontée à d'importants problèmes de survie quotidienne.

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Les autorités guinéennes allègent le couvre-feu à Conakry, les écoles vont rouvrir

Une route barrée à Cosa dans la banlieue de Conakry, Guinée, le 14octobre 2019. (VOA/Zakaria Camara)

Le président guinéen Alpha Condé a annoncé lundi soir un allègement du couvre-feu dans la capitale Conakry et la prochaine réouverture des lieux de culte et de certaines écoles, fermés pour contrer le Covid-19.

Le président guinéen a invoqué dans une allocution diffusée par la télévision nationale "des statistiques encourageantes" en ce qui concerne le taux de guérison des malades et la létalité de la maladie.

Il a cependant souligné les risques d'un relâchement et indiqué que, sous réserve d'approbation par le Parlement, l'état d'urgence décrété le 26 mars et permettant des mesures exceptionnelles serait prolongé de 30 jours à partir de ce lundi.

Les frontières restent fermées et le port du masque obligatoire dans l'espace public, parmi d'autres mesures en place, a-t-il dit.

Le couvre-feu en vigueur dans le Grand Conakry de 22H00 à 5H00 est raccourci, de 23H00 à 4H00. Il demeure entièrement levé dans le reste du pays.

Les classes primaires et secondaires devant passer un examen, ainsi que les universités, rouvriront le 29 juin, à condition de faire respecter la distanciation sociale, prendre systématiquement la température, instaurer un lavage systématique des mains et observer le port du masque.

Les mosquées et les églises rouvriront le 22 juin dans les préfectures qui n’ont pas enregistré de contamination pendant au moins 30 jours.

La Guinée, petit pays pauvre durement éprouvé par la fièvre Ebola par le passé, a déclaré 4.572 cas de contamination et 26 décès.

L'État guinéen signe un accord pour l'exploitation de la plus vaste mine de fer au monde

La brume enveloppe les montagnes de Simandou à Beyla, Guinée, 4 juin 2014. (Photo REUTERS/Saliou Samb)

La Guinée a signé mardi un accord avec un consortium pour le développement de sa gigantesque réserve de minerai de fer de Simandou.

L’accord marque une nouvelle étape vers la réalisation d'un projet qui devrait apporter une manne estimée à 15 milliards de dollars sur 25 ans.

Le projet comprend la construction d'une voie ferrée de 650 km de la région forestière montagneuse de Guinée jusqu'à la côte. Il est aussi question d'un port en eau profonde.

Simandou représente le plus grand projet d'exploitation minière industrielle de la Guinée depuis les indépendances.

"C'est une étape importante dans le développement du secteur minier guinéen", souligne le ministre des mines, Abdoulaye Magassouba. Il ajoute que ce projet contribuera à diversifier la production minière du pays qui, jusqu'à présent, dépend fortement de l'aluminium et de l'or.

Le consortium comprend la Société minière de Boké (SMB) et la compagnie maritime Winning Shipping basée à Singapour, ainsi que des intérêts du gouvernement guinéen.

Il a remporté un appel d'offres de 14 milliards de dollars en novembre dernier pour développer les blocs de Simandou.

Selon Bloomberg, Simandou est le plus vaste gisement connu de ce type dans le monde, avec plus de 2 milliards de tonnes de minerai à haute teneur.

Depuis des années, le projet suscite des controverses en Guinée, pour des raisons diverses.

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