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Mort de l'écrivain espagnol Carlos Ruiz Zafon, auteur de "L'ombre du vent"

Une partie de Madrid, la capitale espagnole, montrant la basilique du XVIIIe siècle de San Francisco à Madrid, le 10 mars 2009. (AP Photo/Paul White)

L'écrivain Carlos Ruiz Zafon est mort vendredi à 55 ans après être devenu l'un des auteurs espagnols les plus reconnus grâce notamment à son roman "L'ombre du vent", un succès mondial d'édition.

"L'écrivain Carlos Ruiz Zafon est décédé aujourd'hui, 19 juin 2020, à 55 ans, dans sa résidence de Los Angeles, Etats-Unis, d'un cancer", a indiqué son éditeur, Planeta, dans un communiqué.

"L'un des meilleurs romanciers contemporains nous a quitté, mais il restera très vivant parmi nous à travers ses livres", ajoute l'éditeur.

Avec des millions d'exemplaires vendus dans le monde, "L'ombre du vent", publié en 2001, contient l'essence de l'univers de Zafon: mystère, romantisme, intrigue labyrinthique, éléments fantastiques et par-dessus tout ode aux livres et à la littérature.

Ce roman à succès est le premier tome de la tétralogie du "Cimetière des livres oubliés", bibliothèque secrète et magique autour de laquelle tourne cette saga achevée en 2016 avec "Le labyrinthe des esprits", deux ans avant que ne soit diagnostiqué le cancer de l'auteur.

Dans son communiqué, la maison d'édition Planeta cite une phrase du père de Daniel Sempere, personnage principal de "L'ombre du vent", l'un des romans espagnols les plus vendus de ces dernières décennies.

"Chaque livre, chaque tome que tu vois, a une âme. L'âme de celui qui l'a écrit, et l'âme de ceux qui l'ont lu et ont vécu et ont rêvé avec lui", dit ce personnage.

Dans ce roman à suspense qui se déroule à Barcelone après la Guerre civile espagnole (1936-1939), le jeune Daniel Sempere tente de percer le mystère entourant l'écrivan Julian Carax.

- 'Hommage à la littérature' -

Le livre sera traduit dans une cinquantaine de langues et vendu à des millions d'exemplaires à travers le monde.

"Un roman plein de splendeur et de pièges secrets où les intrigues contiennent des sous-intrigues. Dans les mains de Zafon, chaque scène semble sortie de l'un des premiers films d'Orson Welles", décrivait le maître américain du suspense Stephen King, cité dans le communiqué de Planeta, y voyant "un authentique roman gothique".

Sollicité à de nombreuses reprises pour adapter ses oeuvres à l'écran, Carlos Ruiz Zafon s'y était toujours refusé.

"Pour moi, ces livres sont un hommage à la littérature, à la parole écrite. Les adapter au cinéma ou à la télévision serait une trahison", avait-il expliqué lors de la présentation du "Labyrinthe des esprits" en 2016.

Né à Barcelone le 25 septembre 1964, Carlos Ruiz Zafon, éduqué dans une institution religieuse et diplômé en communication, avait d'abord fait carrière dans la publicité avant de publier son premier roman à presque trente ans, "Le prince de la brume", et de s'installer aux Etats-Unis au début des années 1990.

Se consacrant d'abord à la littérature jeunesse, il publie en 1998 "Marina", dont la lecture fut obligatoire pendant des années dans les écoles espagnoles.

Carlos Ruiz Zafon a remporté de nombreux prix nationaux comme internationaux.

"L'un des auteurs espagnols les plus lus et admirés dans le monde nous a quittés. Carlos Ruiz Zafon, romancier de référence de notre époque, laisse une grande empreinte sur la littérature actuelle", a twitté le chef du gouvernement espagnol Pedro Sanchez.

L'hommage à l'écrivain "sera aussi discret que le fut sa vie", précise Planeta dans son communiqué.

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France: début du procès de Koffi Olomidé pour agressions sexuelles

Le chanteur congolais Koffi Olomidé (à gauche) arrive le 25 octobre 2021 au palais de justice de Versailles avec son avocat Emmanuel Marsigny (à droite) pour son procès en appel sur des accusations d'agression sexuelle et d'enlèvement de quatre de ses anc

L'artiste star de la rumba congolaise Koffi Olomidé s'est présenté lundi devant la cour d'appel de Versailles, en région parisienne, au premier jour de son procès pour agressions sexuelles et séquestration sur quatre de ses danseuses entre 2002 et 2006.

Au cours de l'instruction, l'absence du chanteur originaire de la République Démocratique du Congo (RDC) avait conduit la justice française à délivrer un mandat d'arrêt à son encontre.

En mars 2019, il ne s'était pas présenté au tribunal pour son procès en première instance. Il avait alors été condamné à deux ans de prison avec sursis pour "atteinte sexuelle" sur l'une de ces jeunes femmes, déclarée mineure au moment des faits, et relaxé pour l'essentiel des autres charges qui pesaient contre lui.

Le ministère public, qui avait requis sept ans d'emprisonnement ferme, avait fait appel.

Cette fois, l'homme de 65 ans - de son vrai nom Antoine Agbepa Mumba - comparaît devant les juges, fine barbe grisonnante et veste rayée marron. Et il va pouvoir s'expliquer sur ce qu'ont dénoncé les parties civiles.

Quatre femmes, qui ont déposé plainte entre 2007 et 2013, l'accusent de les avoir enfermées dans un pavillon gardé près de Paris, lors de ses tournées françaises, et forcées à avoir des relations sexuelles avec lui, de façon régulière pour certaines.

Elles ont raconté s'être finalement échappées du logement en juin 2006 avec une corde de drap après avoir endormi les gardes.

Koffi Olomidé se défend de ces accusations et pour ses avocats, "c'est un dossier qui ne tient pas", avait estimé vendredi de l'AFP Me Emmanuel Marsigny, qui le défend avec Me Antoine Vey.

Mis en examen pour viol aggravé lors de l'enquête, il avait finalement été renvoyé devant le tribunal correctionnel pour "atteinte sexuelle avec violence, contrainte, menace ou surprise par personne ayant autorité" - ou agressions sexuelles - et séquestration.

Il est également jugé pour aide illégale à l'entrée et au séjour des danseuses, venues de la RDC. Deux autres hommes comparaissent pour complicité.

La cour d'appel de Versailles, qui doit examiner toute l'affaire dans l'après-midi, mettra - sauf surprise - sa décision en délibéré pour une date ultérieure.

L'audience s'est ouverte sous le regard du public, à l'inverse du huis clos du procès en première instance.

Une cinquantaine de personne s'étaient rassemblées devant la cour d'appel pour soutenir les parties civiles.

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"Dette secrète" au Mozambique: lourde amende pour Crédit Suisse aux États-Unis

Une succursale de Crédit Suisse à Bâle, en Suisse, le 2 mars 2020.

Le groupe Crédit Suisse AG s’est engagé à payer près de 475 millions de dollars aux autorités américaines et britanniques, dont près de 100 millions de dollars à la Securities and Exchange Commission (SEC) pour fraude et violation du Foreign Corrupt Practices Act (FCPA) – la loi américaine contre la corruption à l’étranger, a annoncé la SEC dans un communiqué de presse mardi.

Selon la SEC – gendarme du marché boursier américain - le groupe s’est rendu coupable de malversations "à travers deux offres d'obligations et un prêt syndiqué" – fourni par une association de banques - qui ont levé des fonds pour le compte de compagnies du secteur public du Mozambique.

"Ces transactions, qui ont permis de récolter plus d'un milliard de dollars, ont été utilisés pour dissimuler la dette publique du Mozambique, verser des pots-de-vin à d'anciens banquiers d'investissement du Crédit Suisse aujourd’hui inculpés ainsi qu'à leurs intermédiaires", note la SEC.

Ces fonds ont aussi permis de corrompre des fonctionnaires véreux au Mozambique.

Le communiqué de la SEC relève que "les documents d'offre créés et distribués aux investisseurs par le Crédit Suisse masquaient la corruption sous-jacente et assuraient faussement que le produit aiderait à développer l’industrie de la pêche au thon au Mozambique".

En dépit de l’ampleur des fonds mobilisés, Crédit Suisse n'a rien révélé quant à "l'étendue et la nature de l'endettement du Mozambique" à l’époque, encore moins "le risque de défaut pouvant résulter de ces transactions".

Une banque russe épinglée

La SEC signale qu’une filiale de la banque russe VTB basée à Londres "va séparément payer plus de 6 millions de dollars à la SEC pour son rôle dans la fraude liée à une deuxième offre obligataire de Crédit Suisse en 2016".

Selon le gendarme du marché boursier américain, les investisseurs ont pu, à cette deuxième offre, "échanger leurs notes d’une précédente offre obligataire contre de nouvelles obligations souveraines émises directement par le gouvernement du Mozambique".

Les documents de l'offre n'ont pas divulgué la découverte par Crédit Suisse qu’une part des fonds avaient été détournés.

La SEC rappelle que le Mozambique a, par la suite, fait défaut sur ces prêts après que l'intégralité de sa "dette secrète" a été révélée au monde.

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