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Moon Jae-in à Pyongyang pour le troisième sommet intercoréen

Moon Jae-in, à gauche, donnant l'accolade à Kim Jong Un à son arrivée à Pyongyang, en Corée du nord, le 18 septembre 2018.

Le président sud-coréen Moon Jae-in est arrivé à Pyongyang pour son troisième sommet avec Kim Jong Un, avec l'objectif de tenter de raviver des discussions au point mort entre le Nord et Washington sur la dénucléarisation

Plusieurs centaines de personnes l'attendaient, alignées sur le tarmac de l'aéroport international de Pyongyang --d'où Kim Jong Un supervisait les tirs de missiles l'an dernier, au plus fort des tensions entre les deux voisins-- agitant des drapeaux de la Corée du nord et d'autres symbolisant la réunification en arborant l'image d'une péninsule non divisée, selon les images de la télévision.

M. Moon, dont les propres parents avaient fui le Nord durant la guerre de Corée (1950-53), séjournera trois jours dans le pays reclus. Il marche ainsi dans les pas de ses prédécesseurs Kim Dae-jung, qui avait fait le voyage de Pyongyang en 2000 et de Roh Moo-hyun, son mentor, parti en 2007.

Cette visite rarissime est une nouvelle illustration du remarquable dégel en cours sur la péninsule qui avait permis un premier sommet fin avril dans la partie Sud du village frontalier de Panmunjom, une rencontre forte en symboles. Le président sud-coréen avait même franchi à un moment la ligne de démarcation pour passer brièvement côté Nord, à l'invitation de M. Kim.

M. Moon, qui avait revu le dirigeant nord-coréen en mai, a joué un rôle crucial de médiateur pour permettre l'organisation le 12 juin à Singapour d'un sommet historique entre le Nord-Coréen et le président américain Donald Trump.

M. Kim s'était alors engagé en faveur de la "dénucléarisation de la péninsule", un euphémisme sujet à toutes les interprétations. Les deux parties s'écharpent depuis sur la signification exacte de cet engagement.

Washington exige "une dénucléarisation définitive et entièrement vérifiée" tandis que Pyongyang veut une déclaration officielle des Etats-Unis pour marquer la fin de la guerre de Corée.

Le président sud-coréen, qui à la réputation d'une colombe, a fait montre de ce qui ressemblait à de l'affection véritable envers Kim Jong Un lors de leurs précédentes rencontres. Il le verra à Pyongyang à au moins deux reprises.

Il tentera de convaincre les autorités nord-coréennes de prendre des mesures substantielles envers le désarmement.

"Nous allons faire pression en faveur d'une dénucléarisation avancée du Nord et une mesure réciproque des Etats-Unis, en relançant rapidement un dialogue sincère visant à établir des nouvelles relations pacifiques", a expliqué le chef d'état-major du président sud-coréen Im Jong-seok.

Le mois dernier, M. Trump avait subitement annulé une visite à Pyongyang de son secrétaire d'Etat Mike Pompeo. Le Nord a lui dénoncé les méthodes de "gangster" des Américains, accusés de vouloir obtenir son désarmement unilatéral sans faire de concession à chaque étape et sans alléger la pression ni les sanctions.

Mais M. Kim a récemment envoyé à M. Trump une lettre pour lui demander un nouveau sommet. Il a organisé un défilé militaire pour le 70ème anniversaire de la Corée du Nord dans lequel les missiles balistiques intercontinentaux ont brillé par leur absence, ce qui lui a valu des tweets chaleureux de la part du locataire de la Maison Blanche.

Il est probable que le Nord souhaite capitaliser sur le désir de M. Trump d'annoncer des progrès concrets avant les élections de mi-mandat en novembre, estime Go Myong-hyun, expert de l'Institut Asan des études politiques.

M. Moon sera accompagné de plusieurs capitaines d'industrie, dont l'héritier de Samsung Lee Jae-yong et le vice-président de Hyundai Motor. La délégation sud-coréenne doit visiter plusieurs hauts lieux de Pyongyang.

Le président sud-coréen milite pour le renforcement de la coopération économique entre les deux Corées mais plusieurs journaux sud-coréens l'ont invité à la prudence lundi. La participation d'hommes d'affaires à ce voyage est "inopportune", a ainsi jugé le Korea Herald.

"Il vaut mieux reporter les projets économiques impliquant le Nord jusqu'à ce que les négociations pour le retrait de ses programmes nucléaires aboutissent à des progrès substantiels", écrit le journal. "Tout investissement" en Corée du Nord serait synonyme "de risques et d'incertitudes".

Egalement au menu du sommet, l'amélioration des relations intercoréennes et l'apaisement des tensions militaires sur la péninsule.

Séoul a fait savoir que la réunion pourrait servir à établir les fondations d'une déclaration officielle sur la fin de la guerre, laquelle s'est achevée sur un simple armistice et non un traité de paix. Cela laisse entendre qu'une telle déclaration n'est guère probable durant le sommet de Pyongyang.

Avec AFP

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L'Australie sur le pied de guerre pour faire face aux incendies

La ville de Sydney est enveloppée par une fumée provenant d'incendies dans le nord de la ville, en Australie, le 11 novembre 2019.

Des milliers de pompiers ont été déployés mardi dans l'est de l'Australie pour faire face aux incendies qui devraient s'intensifier en raison d'une combinaison de facteurs: des vents violents, des températures caniculaires et une végétation sèche.

Alors que des dizaines de feux de brousse n'étaient toujours pas maîtrisés, des températures atteignant les 40 degrés, des vents soufflant à 60 km/h sont attendus dans certaines régions de l'Etat de Nouvelles-Galles du Sud (sud-est).

Les pompiers ont prévenu qu'une vaste région située autour de Sydney était menacée par ces conditions "hors normes".

Depuis vendredi, les incendies sur la côte est de l'Australie ont déjà fait trois morts, détruit plus de 150 habitations et contraint des milliers d'habitants à fuir.

Shane Fitzsimmons, responsable des pompiers de l'Etat de Nouvelles-Galles du Sud (sud-est), a affirmé que dans les conditions actuelles, "si un incendie se déclare et s'établit ... nous ne l'arrêterons pas".

"Nous avons déjà d'importants incendies sur la côte nord de la Nouvelle-Galles du Sud. Certains couvrent à eux seuls une superficie de plus de 100.000 hectares, soit un périmètre d'un millier de kilomètres", a-t-il ajouté.

Les vents qui soufflent d'ouest en est et la végétation qui souffre d'une intense sécheresse risquent de propager les feux de brousse en direction des foyers de population vivant sur le littoral.

A titre préventif, environ 600 écoles ont été fermées, ainsi que de nombreux parcs nationaux et, par endroits, les habitants ont été invités à envisager de quitter leurs domiciles.

La police et l'armée apportent un appui logistique aux pompiers qui ont également reçu le soutien aérien de plus de 80 appareils.

"Maintenant, il est temps de réfléchir à partir, partez tôt et allez dans un endroit sûr", a conseillé M. Fitzsimmons.

Le rallye d'Australie, dernière manche du championnat du monde des rallyes de la FIA, qui devait débuter jeudi en Nouvelle-Galles du Sud, a été annulé mardi par les organisateurs.

"Il n'est pas opportun d'organiser le rallye", a déclaré dans un communiqué Andrew Papadopoulos, le président de cet événement, invoquant notamment des raisons de sécurité.

- "Les feux sont partout" -

Dans la petite ville de Taree, au nord de Sydney, des dizaines de personnes ont trouvé refuge dans un parc d'exposition.

Caroline Watson, 59 ans, est arrivée lundi soir avec son époux et leur chien.

"Les feux sont absolument partout ", a-t-elle dit à l'AFP. "Ils ne nous ont pas demandé de partir, mais on s'est dit que ça viendrait."

Dans les Blue Mountains, à l'ouest de Sydney, Alan Gardiner, un pompier de Winmalee, a indiqué que les habitants étaient "terrifiés et à bout de forces".

La ville porte encore les stigmates de l'incendie de 2013 qui avait détruit 200 habitations et la population est parfaitement consciente du fait, qu'en raison du peu d'axes routiers dans cette zone montagneuse, ils doivent envisager de partir avant qu'il ne soit trop tard.

Mais M. Gardiner veut encore croire que "la journée sera très calme. (...) S'il y a un incendie, ce sera catastrophique".

Les autorités ne pensent pas que la ville de Sydney, qui compte plus de quatre millions d'habitants, soit menacée mais elles ont lancé une alerte sanitaire en raison de l'épais nuage de fumée toxique qui recouvre la ville.

La présence de ces nuages de fumée, liés aux incendies de la semaine dernière, a été signalée jusqu'en Nouvelle-Calédonie, à près de 1.500 kilomètres de l'autre côté de la mer.

Sue Johnson, qui vit dans le nord de Sydney, a participé à l'évacuation de chevaux qui se trouvaient dans des zones menacées aux environs de Sydney.

"J'ai emmené deux chevaux au milieu de la nuit", a-t-elle expliqué, avant de préciser qu'elle a coupé la végétation autour de sa maison.

"J'espère que rien de tout cela ne sera nécessaire, a-t-elle souligné, mais les habitants ont "peur, très peur".

De tels incendies se produisent chaque année sur l'immense île-continent pendant le printemps et l'été en Australie. Cette année, elle a été particulièrement précoce et violente. Elle pourrait être l'une des pires qu'ait connue l'Australie.

En Nouvelle-Galles du Sud, un million d'hectares ont déjà brûlé, soit déjà trois fois plus que l'an dernier.

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