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Moins de 10 % d’enfants ont un acte de naissance dans l’Est de la RDC

Des actes de naissance pour les ex-enfants soldats du Nord-Kivu (vidéo)
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Des acte de naissance pour les ex-enfants soldats du Nord-Kivu (vidéo)

Dans cette province de l'est de la RDC, moins de 10 % d’enfants ont un acte de naissance selon le dernier rapport de l’organisation de Nations Unies pour la protection de l’enfant (UNICEF).

L’Unicef aide depuis 2016 à obtenir des jugements supplétifs en vue de l’établissement de ce document reconnaissant l’existence juridique de chacun. Les plus concernés sont les enfants nés du viol, les orphelins de guerre et les ex-enfants soldat recrutés de force dans les groupes armés.

Audience foraine pour l’octroi les actes de naissance aux ex enfants soldats, à Rutshuru, Nord-Kivu, RDC, 6 septembre 2017. (VOA/Charly Kasereka)
Audience foraine pour l’octroi les actes de naissance aux ex enfants soldats, à Rutshuru, Nord-Kivu, RDC, 6 septembre 2017. (VOA/Charly Kasereka)

Plus de 1.300 enfants recensés par Unicef ont bénéficié de cet accompagnement dans le territoire de Rutshuru dans l’est de la RDC.

"Quand tu arrives dans ce groupe (armé, NDLR), on te donne directement un autre nom. J’ai été recruté de force dans la rébellion de FDLR (Forces démocratiques pour la libération du Rwanda), j’y ai passé quatre années. J’ai été blessé par balle sur un œil. J’ai maintenant 16 ans et je veux continuer mes études et je pense que ce document m’aide pour prouver ma nationalité congolaise," explique Patrick (un pseudo donné à cet ex-enfant soldat de 16 ans).

"On avait donné la rançon demandée, mais quatre ans aujourd’hui (on est, NDLR) sans aucune nouvelle de mon fils. La situation a Changé avec le phénomène ‘kidnapping de voyageurs’," se plaint Marie Jeanne une habitante de Rutshuru au cours de la cérémonie de la remise d’acte de naissance aux heureux bénéficiaires.

Devant le petit bureau territorial à Rubare dans le Rutshuru la joie est bien visible, pendant ce temps, sur les visages de ceux qui savent qu’ils pourront désormais poser un acte juridique avec leur acte de naissance.

Parmi eux, il y a des ex-enfants soldats. Ils constituent un phénomène très courant dans cette région regorgeant plus d’une dizaine de groupe armés qui recrutent souvent par enlèvement.

Patrick est parmi ces enfants victimes. Il a été enlevé tout près de chez lui, puis forcé de participer aux activités criminelles de la rébellion rwandaise de FDLR où il a passé quatre années.

Des avocats lors foraine pour l’octroi les actes de naissance aux ex enfants soldats, à Rutshuru, Nord-Kivu, RDC, 6 septembre 2017. (VOA/Charly Kasereka)
Des avocats lors foraine pour l’octroi les actes de naissance aux ex enfants soldats, à Rutshuru, Nord-Kivu, RDC, 6 septembre 2017. (VOA/Charly Kasereka)

Aujourd’hui, il nourrit d’autres ambitions, avec un document qui approuve sa nationalité congolaise. Il veut continuer ses études.

Comme Patrick, André, 15 ans, a presque suivi le même parcours, mais dans un autre groupe, la rébellion MaÏ MaÏ du seigneur de guerre Charles Kakule actuellement en guerre contre les FARDC (Forces armées de la République démocratique du Congo) dans le parc de Virunga.

Pour André, le document reçu aujourd’hui est très important pour son future.

Quand tu arrives dans ce groupe (armé, NDLR), on te donne directement un autre nom. J’ai été recruté de force dans la rébellion de FDLR (Forces démocratiques pour la libération du Rwanda), j’y ai passé quatre années. J’ai été blessé par balle sur un œil. J’ai maintenant 16 ans et je veux continuer mes études et je pense que ce document m’aide pour prouver ma nationalité congolaise,"
explique Patrick (un pseudo donné à cet ex-enfant soldat de 16 ans).

L’Unicef qui a facilité les audiences supplétives et qui assure l’intégration sociale de ces enfants, se félicite et veut continuer à aider plus d’enfants dans la même situation, déclare Idelphonse, administrateur protection de l’Unicef pour la zone est de la RDC.

La cause principale de cette situation reste l’ignorance de parents, mais surtout la situation de conflit dans ce vaste territoire situé à 75 kilomètres au nord de Goma, Capitale provinciale, explique le président du tribunal de Paix de Rutshuru.

Des juges lors foraine pour l’octroi les actes de naissance aux ex enfants soldats, à Rutshuru, Nord-Kivu, RDC, 6 septembre 2017. (VOA/Charly Kasereka)
Des juges lors foraine pour l’octroi les actes de naissance aux ex enfants soldats, à Rutshuru, Nord-Kivu, RDC, 6 septembre 2017. (VOA/Charly Kasereka)

La guerre, chômage, les enlèvements de civil et l’absence de l’autorité de l’état dans certains coins de ce territoire a changé le mode de vie, Marie Jeanne, mère d’un jeune garçon enlevé depuis maintenant quatre ans. Comme tout le monde ici, elle vit sous stress. Sa famille avait payé la rançon demandée par les ravisseurs.

Vendeuse de banane au marché, elle doit faire face au mauvais état de la route nationale numéro 2 pour le petit commerce auquel elle se livre et ses camarades dans le petit marché de Rubare.

En 2016, 2.700 autres enfants dont 800 ex-enfants soldats dans la même situation ont obtenu des jugements supplétifs toujours avec le soutien de l’Unicef au Nord Kivu dans la partie ouest de la ville de Goma.

Suite à la situation de conflit à répétition et l’ignorance des parents, seulement près de 8 % du nombre d’enfants possèdent leur acte de naissance dans cette province meurtrie de l’est de la RDC. L’Unicef veut, en collaboration avec le gouvernement congolais, ramener ces chiffres à la hausse au moyen de la sensibilisation. La campagne est aussi menée partout sur le territoire national.

Reportage de Charly Kasereka à Goma pour VOA Afrique

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33 morts dans des inondations et glissements de terrain en Afrique du Sud

Le port de Durban, en Afrique du Sud, le 25 mars 2013.

Au moins 33 personnes ont été tuées mardi par des pluies torrentielles qui ont provoqué des inondations et des glissements de terrain à Durban et dans sa province, sur la côte est de l'Afrique du Sud, ont annoncé les autorités.

"Les fortes pluies ont fait 33 morts", a déclaré Mme Nomusa Dube-Ncube, ministre de la province du KwaZulu-Natal, dont Durban est la principale métropole.

Dix enfants sont portés disparus à Durban et 42 personnes ont été blessés, a-t-elle ajouté. Parmi les morts figure un bébé de six mois et un enfant d'une dizaine d'années.

Au moins 145 personnes ont été déplacées par les inondations, selon le gouvernement.

En plus de maisons écroulées et de routes inondées, des conduites d'évacuation d'eau sont bouchées et des pylones électriques sont tombés.

Des renforts militaires ont été envoyés en soutien aux services de secours dans certaines zones particulièrement touchées par les pluies.

Les précipitations ont touché durant le week-end et la nuit de lundi à mardi tout le sud et l'est de l'Afrique du Sud.

Les services météorologiques sud-africains ont averti de la poursuite jusqu'à mercredi de cette épisode de précipitations, pouvant notamment affecter les axes routiers et les ponts situés dans les zones les plus basses du pays.

Pénurie de gaz au Tchad : appel à manifester en dépit d'une interdiction

Bonbonnes de gaz butane vide à N’Djamena, le 4 avril 2019. (VOA/André Kodmadjingar)

Le Collectif tchadien contre la vie chère a appelé mardi les Tchadiens à "manifester pacifiquement" jeudi pour protester contre la pénurie de gaz qui affecte le pays depuis plus de deux mois, en dépit d'une interdiction du gouvernement.

"Nous appelons les Tchadiens, jeunes, femmes, enfants touchés par cette situation à sortir massivement avec leurs bonbonnes de gaz et marmites vides" jeudi dans les rues, a déclaré le porte-parole du collectif, Dyngamnayal Nely Versinis, selon un communiqué.

Lundi, le gouvernement tchadien avait pris un arrêté pour interdire la marche lancée par ce collectif de la société civile. Mi-mars, une première marche avait déjà été interdite.

"Le gouvernement dans sa logique de restreindre la liberté d'expression, a pris un arrêté pour interdire ladite manifestation sans qu'aucune raison valable ne soit avancée", a indiqué le collectif qui a décidé "de maintenir la marche" jeudi "sur toute l'étendue du territoire".

Depuis fin janvier, la raffinerie de Djarmaya, seule source d'approvisionnement en gaz du pays, tourne au ralenti.

En cause, la révision des machines de la centrale, qui détient le monopole du gaz dans le pays, et qui n'aurait pas été anticipée.

Pour parer à la situation, le gouvernement avait autorisé l'importation de gaz du Nigeria ou du Cameroun, mais les besoins en énergie de la population ne sont toujours pas satisfaits.

"Aujourd'hui, il s'agit plus d'un bras de fer entre le gouvernement et la société chinoise actionnaire de la raffinerie pour la renégociation de contrats qui est en cause", a indiqué à l'AFP une source proche du ministère tchadien de l'Economie.

Au Tchad, les manifestations de la société civile sont souvent interdites par le gouvernement qui invoque des "raisons de sécurité".

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