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Economie/ Société

737 MAX : 13 compagnies chinoises attaquent désormais Boeing

Boeing 737 MAX de Southwest Airlines stationnés sur le tarmac à l'aéroport de logistique sud-californien de Victorville, en Californie, le 28 mars 2019.

L'association chinoise des transporteurs aériens a déclaré vendredi qu'elle aiderait 13 de ses compagnies membres à réclamer des indemnisations à Boeing, estimant à 520 millions d'euros les pertes entraînées par l'interdiction de vol de leurs 737 MAX.

La Chine avait été le tout premier pays au monde à ordonner le 11 mars à ses transporteurs de clouer au sol ce type d'appareil de l'avionneur américain, après deux drames aériens impliquant ce modèle.

La veille, un 737 MAX, exploité par Ethiopian Airlines, s'était écrasé peu après le décollage d'Addis Abeba, faisant 157 morts. La catastrophe était survenue un peu plus de cinq mois après l'accident d'un avion de la compagnie indonésienne Lion Air ayant fait 189 morts.

"A mesure que le temps passe, les pertes (des compagnies aériennes) vont encore s'accroître", a indiqué l'Association chinoise du transport aérien (Cata) dans un communiqué.

"Il n'est actuellement toujours pas possible de connaître la date de remise en service de ce type d'appareil."

D'ici fin juin, le secteur chinois du transport aérien aura cumulé des pertes estimées à 4 milliards de yuans (520 millions d'euros), a souligné l'association.

Selon le dernier bilan officiel, ces 13 compagnies aériennes chinoises ont cloué au sol un total de 96 Boeing 737 MAX 8.

Les pertes sont liées à l'interdiction de vol visant les appareils déjà présents dans leurs flottes, mais aussi aux reports de livraisons d'avions commandés à l'avionneur américain.

Plus tôt cette semaine, les trois principales compagnies aériennes chinoises, China Southern, China Eastern et Air China ont demandé officiellement des indemnisations à Boeing.

Le constructeur avait reconnu samedi avoir corrigé un défaut dans le logiciel des simulateurs avec lesquels sont formés les pilotes du 737 MAX. Il doit soumettre pour évaluation à l'agence fédérale de l'aviation américaine (FAA) le correctif du système anti décrochage MCAAS du 737 MAX, mis en cause dans les deux catastrophes.

Les demandes d'indemnisation des compagnies chinoises, dont les montants ne sont pas connus, interviennent dans un contexte de bras de fer commercial entre Pékin et Washington.

Le pays asiatique est un marché incontournable pour l'avionneur sur fond d'explosion du trafic aérien, nourri par une classe moyenne en plein essor.

La Chine devrait devenir vers le milieu des années 2020 le premier marché aéronautique devant les Etats-Unis.

"Nous espérons sincèrement que Boeing pourra accorder une grande importance aux revendications formulées par (ces) compagnies et les résoudre de manière raisonnable et légale", a indiqué l'Association chinoise du transport aérien.

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Trump s'en prend encore à la Fed et exige des taux plus bas

Le marché financier de Wall Street

Donald Trump s'en est une nouvelle fois pris à la Banque centrale américaine vendredi l'accusant de tous les maux et exigeant qu'elle baisse ses taux ... ce qu'elle avait déjà envisagé de faire à la fin du mois.

Pour le président américain, il est temps pour la Fed de "CORRIGER !" le tir.

"Nous sommes engagés dans une compétition mondiale et nous gagnons gros ... mais pas grâce à la Reserve Federale", a accusé le milliardaire républicain sur Twitter.

"S'ils n'avaient pas agi aussi vite et +autant+ nous serions dans une posture encore meilleure que celle dans laquelle nous nous trouvons. Nous avons une chance de produire de la richesse et du succès sans pareils pour les Etats-Unis, CROISSANCE ... Ne gâchez pas tout !", admoneste le président.

La Fed a augmenté ses taux à quatre reprises en 2018 dans un contexte de forte croissance, mais le président et nombre d'économistes reprochent à l'institut d'émission d'être allée trop loin avec sa hausse de décembre alors que la première économie du monde donnait ses premiers signes de faiblesse.

Donald Trump, qui sait l'importance de la bonne santé de l'économie pour ses chances de décrocher un second mandat, ne lui a pas pardonné.

Toutefois, il semble désormais acquis que le Comité monétaire décidera de baisser les taux fin juillet lors de sa prochaine réunion.

Les tweets critiques du président font écho à un discours du patron de la banque centrale régionale de New York, John Williams, qui expliquait que moins une banque centrale avait de munitions à sa disposition (les taux étant déjà très bas) plus elle devait agir vite au moindre signe de ralentissement.

Des propos immédiatement interprétés par le marché comme l'annonce d'une baisse d'un demi-point de pourcentage en juillet, soit le double de ce qui est attendu. La Fed de New York a ensuite tenté d'expliquer qu'il ne s'agissait nullement d'une annonce de choses à venir mais du résultat de 20 ans de recherche.

Donald Trump a salué le discours de M. Williams : "sa première déclaration était juste à 100% parce que la Fed a +relevé+ beaucoup trop vite et trop tôt".

Une cinquantaine de migrants entrent à Melilla depuis le Maroc

Un Marocain gravit les barrières de l'enclave espagnole à Melilla, le 21 octobre 2018.

Une cinquantaine de migrants sont parvenus vendredi à entrer à Melilla en franchissant la clôture de cette enclave espagnole en Afrique du nord, a annoncé la préfecture locale.

"Environ 200 personnes ont tenté d'entrer de façon irrégulière et une cinquantaine y sont parvenus", a indiqué à l'AFP un porte-parole des services gouvernementaux.

Ce passage en force, dans la matinée, a fait six blessés légers du côté des forces de l'ordre et deux du côté des migrants, l'un d'entre eux ayant dû être hospitalisé après une fracture à la jambe.

Une centaine de personnes avaient franchi la clôture en mai lors d'une précédente tentative.

"Il n'y a pas tant de pression sur la frontière" que d'autres années, a signalé à l'AFP le porte-parole de la préfecture.

Les villes espagnoles de Ceuta et Melilla, au nord du Maroc, sont les seules frontières terrestres de l'Union européenne avec l'Afrique, hautement sécurisées.

Les migrants essayant de gagner l'Europe les prennent régulièrement d'assaut pour parvenir à déposer, une fois en Espagne, une demande d'asile. D'autres tentent de gagner l'Andalousie par voie maritime.

Depuis le début de l'année, plus de 15.000 migrants ont gagné l'Espagne, dont environ 12.000 par voie maritime selon l'Organisation internationale pour les Migrations. Plus de 200 sont morts ou portés disparus.

Un clan mafieux nigérian démentelé en Italie

La police italienne réalisé une perquisition à Gattinara dans le Piémont.

La police italienne a annoncé jeudi l'arrestation de 19 personnes soupçonnées d'appartenir à un clan mafieux nigérian dont les responsables ont fait preuve d'une rare violence.

Plus de 300 agents ont participé aux arrestations et perquisitions dans neuf villes du nord de l'Italie, entre Bergame, Modène et Parme.

Après deux années d'enquête, facilitée par un informateur au sein du clan, la police estime avoir détruit l'essentiel de ce clan aux allures sectaires.

Parmi les personnes arrêtées figurent "ceux qui décidaient des nouvelles initiations, qui dirigeaient les réseaux de prostitution, qui dominaient par la force d'autres organisations criminelles, qui organisaient le trafic de drogue", assure-t-elle dans un communiqué.

Pour garder le contrôle de son territoire, le clan recourait à "la guérilla urbaine pendant plusieurs jours d'affilée", a-t-elle ajouté.

Selon la police, il s'inscrit dans la série de ces organisations criminelles étrangères qui ont adopté les codes de la mafia italienne mais restent "profondément rivaux".

Le clan, surnommé Maphite, a été créé dans les années 1980, tout comme d'autres gangs nigérians comme le Black Ax et les Vikings, et est devenu une véritable organisation criminelle dans les années 1990. Il est désormais implanté dans de nombreux pays à travers le monde.

Des figures surnommées Main Chief (le principal chef), Deputy Don (Don l'adjoint), Checker (le trésorier) et Fire (le feu) dirigeaient le clan, tandis qu'un comité se chargeait d'exécuter les ordres.

Les membres du clan, initiés selon des rites précis, devaient respecter un code de conduite très strict décrit dans une "bible verte", sous peine de punitions corporelles ou de mort.

Et les liens étroits que le clan gardait avec le Nigeria faisaient craindre aux récalcitrants des mesures de rétorsion non seulement en Italie mais aussi au pays, a ajouté la police.

Selon Paolo Borgna, procureur adjoint à Turin, ces mafias étrangères "naissent et se développent en offrant une protection à leurs concitoyens et en développant une sorte de justice parallèle impitoyable".

"C'est une caractéristique commune à toutes les mafias : on propose une protection, on exige une compensation, on impose la protection et finalement ceux qui refusent sont punis", a-t-il ajouté lors d'une conférence de presse.

Le ministre italien de l'Intérieur, Matteo Salvini (extrême droite), qui fustige régulièrement les criminels étrangers en Italie, a salué l'opération en répétant : "Nous n'avons pas besoin de ce type d'immigration. Les ports sont fermés, les prisons ouvertes".

Manifestation de réfugiés soudanais devant le HCR à Agadez

Les migrants expulsés d'Algérie se plaignent des conditions dans le camp de transit à Agadez, au Niger, le 9 décembre 2016. (VOA/Abdoul-Razak Idrissa)

Une centaine de demandeurs d'asile soudanais d'un camp de l'ONU ont manifesté jeudi à Agadez (nord du Niger) pour exiger l'accélération de leur dossier de demande de statut de réfugiés et leur acheminement vers l'Europe.

"Une centaine de demandeurs d'asile soudanais ont marché de leur camp (situé à 10 km du centre-ville) jusqu'au bureau du Haut-commissariat de l'ONU pour les réfugiés (HCR)", a dit à l'AFP un résident d'Agadez.

"Ce sont des enfants mineurs qui ont appris que certains enfants (réfugiés érythréens, somaliens) acheminés de Libye ont commencé à être réinstallés (notamment) en Europe", a déclaré à l'AFP un responsable onusien. Dans la foulée, les manifestants ont réclamé "plus de nourriture et du savon".

La représentante du HCR au Niger en mission à Agadez en compagnie de responsables de l'ONG Caritas internationale "a pu calmer la situation à l'issue d'une réunion" avec les manifestants "plus adultes", a assuré ce responsable.

En mars 2019, les autorités d'Agadez avaient mis en garde ces demandeurs d'asile qui avaient violemment manifesté dans leur camp en insultant et jetant des pierres sur une équipe locale du HCR.

"Le Niger n'acceptera d'aucune manière qu'on lui mette la pression", avait prévenu Sadou Soloké, le gouverneur d'Agadez qui s'était rendu dans le camp où vivent quelque 1.400 Soudanais ayant fui depuis 2017 l'insécurité et l'esclavage en Libye.

Mi-décembre 2018, des Soudanais évacués de Libye avaient manifesté pendant plusieurs jours devant le HCR à Niamey pour exiger une accélération de leur installation dans des pays d'accueil, notamment en Europe.

Des centaines de réfugiés, en particulier des Ethiopiens et des Erythréens vivant à Niamey, ont pu être réinstallés en France, en Suisse, aux Pays-Bas, en Suède et en Finlande et d'autres attendent un pays d'accueil.

Le président nigérien Mahamadou Issoufou avait promis que le Niger continuerait à accueillir des demandeurs d'asile mais avait souhaité qu'ils "ne restent pas longtemps" dans son pays.

Tshisekedi demande à une entreprise chinoise d'augmenter les salaires des Congolais

Félix Tshisekedi, le nouveau président congolais, est suivi par son officier d'ordonnance, lors de son investiture, à Kinshasa, le 24 janvier 2019.

Le président de la République démocratique du Congo, Félix Tshisekedi, a demandé à un chef de chantier chinois d'augmenter les salaires de ses employés congolais lors d'une visite de travaux routiers dans la capitale, Kinshasa, a rapporté jeudi la presse congolaise.

"Cinq dollars par jour, c'est peu pour le travail qu'ils font. Vous devez revoir ces salaires à la hausse", a lancé le président Tshisekedi lors de sa tournée d'inspection mercredi.

"Je veux que leurs conditions de travail et de vie soient améliorées parce que vous allez recevoir de l'argent (de l'État congolais). Cet argent, eux aussi doivent en jouir", a insisté M. Tshisekedi, selon un enregistrement parvenu jeudi à l'AFP.

"Il faut payer ces salaires de manière régulière et constante. Il faut les rémunérer à leur juste valeur", a-t-il insisté, après avoir écouté un porte-parole improvisé des ouvriers congolais qui dénonçait les faibles rémunérations.

"A la fin du mois, je vais revenir pour m'assurer que tout a été respecté", a conclu le chef de l'État.

Il a inspecté mercredi les chantiers pour la construction de neuf "sauts-de-mouton" (des ponts routiers ou des échangeurs) qui doivent désengorger le trafic automobile aux grands carrefours.

Pour leur construction, l'Etat congolais aurait mis à la disposition de l'Office des Voiries et Drainage (OVD) environ 17 millions de dollars depuis le 28 mars 2019, d'après le site d'information économique en ligne deskeco.com.

L'OVD est associé à l'entreprise chinoise China Railway Engineering Corporation (CREC) pour la construction du "saut-de-mouton" où le président a fait sa remarque au responsable chinois, d'après le site actualité.cd.

En mars, des salariés congolais de commerces tenus par des étrangers avaient fait grève à Kinshasa pour réclamer une amélioration de leurs conditions de travail.

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