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Mauritanie

La justice mauritanienne accepte de relâcher l'ex-président Aziz après son opération

Le Secrétaire général des Nations Unies, António Guterres, a droite, s'entretient avec Mohamed Ould Abdel Aziz, ex-président de la Mauritanie, aux Nations Unies à New York, le 18 septembre 2017.

La justice mauritanienne a accepté vendredi pour des raisons de santé de relâcher sous contrôle judiciaire l'ancien président Mohamed Ould Abdel Aziz, tombé en disgrâce et incarcéré depuis plusieurs mois dans un dossier de corruption présumée, a annoncé le ministère de la Justice.

Mohamed Ould Abdel Aziz, 65 ans, avait été hospitalisé fin décembre pour des soins urgents après un malaise, selon ses avocats. Il a subi le 1er janvier, avec succès selon l'hôpital, une intervention cardiaque visant à élargir les vaisseaux et favoriser la circulation du sang.

Les médecins qui le suivent ont préconisé, dans un rapport, "un mode de vie tranquille et exempt de toute forme d'anxiété et de pression psychologique", dit le ministère dans un communiqué.

Le parquet a demandé en conséquence qu'il soit relâché et les juges en charge de l'enquête ont accepté qu'il soit placé sous contrôle judiciaire et médical à son domicile, a rapporté le ministère.

Ce dernier a assuré que M. Aziz, qui a dirigé la Mauritanie de 2008 à 2019, avait bénéficié de bonnes conditions de détention, d'une réponse "rapide et efficace" des services de l'Etat à la dégradation de sa santé et d'une "prise en charge médicale de haut niveau".

L’ex-chef d’État a été inculpé en mars 2021 pour corruption, blanchiment d’argent, enrichissement illicite, dilapidation de biens publics, octroi d’avantages indus et obstruction au déroulement de la justice.

Il a été placé en détention en juin pour non-respect des mesures de son contrôle judiciaire et trouble à l’ordre public.

La justice avait été saisie en août 2020 du rapport d'une commission d'enquête parlementaire chargée de faire la lumière sur des faits présumés de corruption et de détournement de fonds publics pendant les plus de 10 années de pouvoir de M. Aziz.

La commission s'est penchée sur plusieurs aspects: gestion des revenus pétroliers, vente de domaines de l'Etat, liquidation d'une société publique assurant l'approvisionnement du pays en denrées alimentaires, activités d'une société chinoise de pêche...

L'ex-président, qui crie au "règlement de comptes", a toujours refusé de parler au juge d'instruction. Il s'estime protégé par l'immunité que lui confère, selon lui, la Constitution.

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Le président mauritanien contracte le coronavirus

Le président mauritanien Mohamed Ould Cheikh El Ghazouani.

Le président mauritanien Mohamed Ould Cheikh El Ghazouani a été testé positif au Covid-19, a annoncé mardi l'Agence officielle d'information.

"Les examens médicaux effectués lundi par Monsieur Mohamed Ould Cheikh El Ghazouani, après avoir contracté un rhume, ont montré un résultat positif et une contamination au Covid-19 avec des symptômes bénins", a indiqué l'agence Ami.

M. Ould Cheikh El Ghazouani, 65 ans, est au pouvoir depuis août 2019.

La Mauritanie, qui compte environ 4,5 millions d'habitants, a annoncé mardi 42.672 cas de Covid pour 872 morts depuis l'apparition de l'épidémie.

Le pays sahélien est devenu le premier d'Afrique de l’Ouest et le 12e sur le continent africain à atteindre l'objectif fixé par l’Organisation mondiale de la santé (OMS) de vacciner au moins 10% de la population contre le Covid-19 avant fin septembre 2021, selon l'OMS.

CAN Cameroun 2021: Groupe F - deux favoris, deux outsiders

Les supporters Mali lors d'un match du CHAN contre le Maroc, au stade Ahmadou Ahidjo à Yaounde, Cameroun, le 7 février 2021.

La Coupe d’Afrique des nations, Cameroun 2021, débute le dimanche 9 janvier 2022. VOA Afrique vous présente les six groupes constitués pour cette deuxième CAN à 24 équipes. Cap sur le groupe F basé à Limbe et à Buea, dans le sud-ouest. Il regroupe la Tunisie, le Mali, la Mauritanie et la Gambie.

Quatrième de la zone Afrique au dernier classement FIFA (décembre 2021), côté statistique, la Tunisie apparait comme l’équipe favorite de cette poule F. Emmenée par le coach Mondher Kebaier et le redoutable buteur Wahbi Khazri, les Aigles de Carthage peuvent compter sur leur expérience dans cette compétition dans laquelle leur pays totalise 20 participations et un succès en 2004, à domicile. Les Tunisiens ont aussi à leur avantage un parcours sans faute lors des éliminatoires, cinq victoires en six journées, la seule équipe avec plus de victoires lors de la phase qualificative.

Le Mali, l’autre favori du groupe F

Les Aigles de Carthage seront en concurrence directe avec les Aigles maliens, l’autre grosse tête de ce groupe F contre qui ils disputeront leur premier match le 12 janvier.

Le Mali, avec 12 phases finales de la CAN, sera conduit par un sélectionneur local, Mohamed Magassouba, 63 ans, en place depuis septembre 2017. Le capitaine Hamari Traoré et ses coéquipiers ont reçu un renfort de taille, celui de Yves Bissouma. Le milieu de terrain du club anglais de Brighton fait son retour en sélection, après une absence depuis 2018 pour des soucis avec la fédération.

Autres joueurs maliens en forme, Amadou Haidara ou encore Diadié Samassekou. En revanche, les Maliens se sont passés de leur imposant attaquant Moussa Marega, qui n’a plus été sélectionné depuis la CAN 2019. Les Aigles voudront surfer sur leur beau parcours en éliminatoires du mondial 2022 avec leur qualification pour les barrages.

Pendant les éliminatoires, les Maliens ont dominé leur groupe, finissant premiers avec 13 points devant la Guinée, avec un total de 4 victoires, une défaite et un match nul. Dans ce groupe F, ils joueront la Mauritanie qu’ils connaissent pour avoir pulvérisé les Mourabitounes 4-1 lors de leur premier match pendant la CAN Égypte 2019.

Les Mourabitounes, l’équipe accrocheuse

Jouant sa deuxième CAN d’affilée, la Mauritanie fait partie des petits poucets de ce groupe F. Mais les Mauritaniens ont un gros avantage: ils ne sont pas complexés.

Face au Mali et à la Tunisie, les Mourabitounes savent bien qu’ils joueront leur avenir dans cette CAN 2021, mais les garçons du coach français Didier Gomes Da Rosa n’ont aucune pression. Ils ont réussi à se tirer d’affaire dans les éliminatoires, finissant deuxième de leur groupe derrière le Maroc, avec 2 victoires, 3 nuls et une défaite.

L’équipe mauritanienne, en pleine progression, peut miser sur des joueurs qui se connaissent bien, car évoluant, pour la plupart, dans le championnat local. La Mauritanie cherchera sans doute à se concentrer sur son potentiel adversaire direct, la Gambie qui boucle ce groupe F. Un meilleur positionnement à la troisième place permettrait aux Mourabitounes de rêver d’une place de meilleure troisième, qualificative pour les 8e de finale.

La Gambie découvre la CAN

Eux font partie des novices de cette CAN : les Gambiens découvriront une phase finale de CAN pour la première fois de leur histoire, cette année au Cameroun. Les Scorpions, comme on les appelle, ont surpris en éliminatoires finissant premiers de leur groupe avec 10 points, devant le Gabon, l’autre qualifié du groupe, la RDC et l’Angola.

Cette performance du sélectionneur belge Tom Saintfiet et du capitaine Pa Modou Jagne fait des Gambiens une équipe à surveiller. Ils ont aussi l’avantage d’évoluer avec de nombreux joueurs locaux, peu connus de leurs adversaires. Mais les Scorpions s’attendent, sans doute, à un apprentissage difficile, et peut-être même douloureux, face aux expérimentés Maliens et Tunisiens, et l’accrocheuse équipe mauritanienne.

CAN 2021: zoom sur le groupe F

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L'ancien président mauritanien Aziz, incarcéré, hospitalisé pour des "soins urgents"

Le président mauritanien Mohamed Ould Abdel Aziz assiste au Sommet arabe du développement économique et social, à Beyrouth, le 20 janvier 2019.

L'ancien président mauritanien Mohamed Ould Abdel Aziz, en détention préventive depuis juin dans une affaire de corruption présumée, a été admis mercredi soir à l'hôpital militaire de Nouakchott pour des "soins urgents", a annoncé jeudi un de ses avocats à l'AFP.

M. Aziz, qui a dirigé la Mauritanie de 2008 à 2019, "a été transféré dans ce centre hospitalier pour des soins urgents (...) Nous n'avons pas pu le rencontrer jusqu'à présent", a affirmé à l'AFP un de ses avocats Mohameden Ould Icheddou, appelant les autorités à évacuer son client vers l'étranger pour des soins "intensifs".

"Des membres de sa famille lui ont rendu visite et ont estimé que sa situation est inquiétante, mais stable", a dit M. Ould Icheddou.

Il a indiqué avoir à nouveau réclamé au juge la remise en liberté provisoire de M. Aziz, après son hospitalisation.

Au Sahel, une "caravane culturelle" pour la paix
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La Cour d'appel de Nouakchott avait début novembre une nouvelle fois rejeté une précédente demande de remise en liberté provisoire de l'ex-dirigeant mauritanien.

Dans un communiqué publié mercredi soir, sa famille dit "craindre sa liquidation physique" par le régime qui a "échoué dans ses tentatives de le liquider politiquement".

L’ex-chef de l'Etat a été inculpé en mars de corruption, blanchiment d’argent, enrichissement illicite, dilapidation de biens publics, octroi d’avantages indus et obstruction au déroulement de la justice.

Il a été placé en détention en juin dans une prison de Nouakchott pour non-respect des mesures de son contrôle judiciaire et trouble à l’ordre public.

La justice avait été saisie en août 2020 du rapport d'une commission d'enquête parlementaire chargée de faire la lumière sur des faits présumés de corruption et de détournement de fonds publics pendant les plus de dix années de pouvoir de M. Aziz.

La commission s'est penchée sur plusieurs dossiers: gestion des revenus pétroliers, vente de domaines de l'Etat, liquidation d'une société publique assurant l'approvisionnement du pays en denrées alimentaires ou activités d'une société chinoise de pêche.

L'ex-président, qui crie au "règlement de comptes", a toujours refusé de parler au juge d'instruction. Il s'estime protégé par l'immunité que lui confère, selon lui, la Constitution.

Visite guidée au marché des femmes divorcées de Nouakchott
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