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Ouverture du procès controversé d'un dirigeant politique au Maroc

Des étudiants de l'IDD en arabe moderne standard visitent l'ancienne ville de Fès, au Maroc. Environ 30% des étudiants de l'IDD passent quatre semaines à s'imprégner de la culture des langues qu'ils étudient à l'institut.

Le procès controversé d'Abdelali Hamieddine, un haut responsable du Parti justice et développement (PJD) qui mène la coalition gouvernementale au Maroc, s'est ouvert mardi à Fès.

Le procès a rapidement été renvoyé au 12 février, alors qu’un important dispositif policier était mobilisé aux abords de la Cour d'appel.

Il a débuté en présence de dizaines de personnes, incluant des soutiens de la partie civile et du dirigeant islamiste, Abdelali Hamieddine, poursuivi dans une affaire pour laquelle il avait déjà été jugé en 1993: des affrontements entre étudiants islamistes et de gauche qui avaient entraîné la mort d'un de ces derniers, Mohamed Ait Ljid.

Le haut responsable islamiste, alors étudiant à l'Université de Fès, dans le nord du pays, fut condamné à deux ans de prison pour "participation à une rixe au cours de laquelle sont exercées des violences ayant entraîné la mort".

En juillet 2017, des proches de la victime ont déposé une nouvelle plainte devant le juge d'instruction, qui a décidé en novembre dernier de poursuivre le responsable islamiste avec requalification des faits, selon le site d'information Médias 24.

"Ce procès n'a pas lieu d'être. Hamieddine a déjà été jugé et cette décision judiciaire est définitive", a argué mardi un de ses avocats, Abdessamad Idrissi, peu avant l'ouverture du procès.

"Selon les principes élémentaires du droit, on ne peut condamner une personne à deux reprises" pour les mêmes faits, a-t-il noté.

"Il faut laisser la justice faire son travail", a rétorqué l'un des avocats de la partie civile, Jaouad Benjelloun Touimi.

Le chef du gouvernement Saad Eddine El Othmani, issu du PJD, a qualifié d'"incompréhensible" la décision du juge d'instruction. Le parti a exprimé son "soutien unanime" à M. Hamieddine.

Le ministre de la Justice Mustapha Ramid, une autre figure du PJD, a remis en question l'indépendance de la justice, soulevant un tollé chez les magistrats. Plusieurs associations de magistrats ont dénoncé des "dépassements" et une "surenchère politique".

Comme d'autres caciques du PJD, l'ex-chef du gouvernement Abdelillah Benkirane était présent à la Cour d'appel pour apporter son soutien à Hamieddine, avec qui il est réputé très proche.

L'Université de Fès a par le passé été à maintes reprises le théâtre de heurts entre étudiants islamistes et des militants de la gauche radicale.

En avril 2014, de violents affrontements entre étudiants gauchistes et islamistes, avaient fait un mort parmi ces derniers.

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Violences conjugales: Au Maroc, la plupart des victimes ne portent pas plainte

Rares sont les femmes victimes de violences conjugales qui saisissent la justice au Maroc: 2% quand il s'agit de violences sexuelles, 7% après des agressions physiques, selon une étude officielle publiée jeudi à Rabat.

Pour les violences subies dans l'espace public, 22% des victimes portent plainte quand il s'agit d'agression physique, 3,5% quand l'agression est sexuelle, selon cette étude publiée par le Haut-Commissariat au Plan, avec le soutien d'ONU Femmes.

Seules 3,5% des victimes de violences sexuelles conjugales quittent leur foyer, 16% quand il s'agit de violences physiques, moins d'une sur dix (8%) cesse ses "engagements familiaux" quelle que soit l'agression subie, selon l'étude.

Les stigmates de la violence physique conjugale vont des ecchymoses (dans 52,2% des cas), aux fractures, "incisions profondes", fractures ou cassures des dents, violences sexuelles entraînent "blessures et déchirures au niveau des organes génitaux" dans plus 13% des cas, avec des grossesses non désirées dans 3,5% des cas.

Moins de la moitié des victimes des violences les plus graves font appel à un professionnel de la santé. Pour les femmes actives, les violences -qu'elles soient ou non subies dans le cadre conjugal- ont entraîné une perte moyenne de 14 jours de travail par an.

Environ 40% de femmes victimes de violences dans un cadre professionnel ont dû changer de travail et 7% ont "carrément quitté le marché du travail", souligne l'étude. Plus d'une femme sur deux a été victime d'une forme de violence au Maroc en 2019, selon les statistiques officielles.

Plusieurs organisations féminines se sont inquiétées ces derniers mois de la hausse des violences conjugales pendant les longs mois de confinement liés à la crise sanitaire. Cette étude sur le "coût social" de ces violences a été menée entre février et juillet 2019 avant la pandémie de Covid-19 sur une population de 15 à 74 ans.

Le Maroc a adopté en 2018 une loi contre les violences faites aux femmes, rendant passible de peines de prison les actes "considérés comme des formes de harcèlement ou de mauvais traitement". Le texte, qui ne prend pas en compte les violences conjugales, a été jugé insuffisant par des associations féministes.

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