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Maroc

Dix-sept morts dans l'accident d'un bus emporté par une crue

Une voiture emportée par une crue dans la région sud de Ouarzazate au Maroc, le 22 novembre 2014.

L'accident de bus survenu dimanche lors de la crue d'un oued (rivière) dans le sud-est du Maroc a fait au moins 17 morts et 30 blessés, selon le dernier bilan publié lundi par les autorités locales.

Les corps de six passagers avaient été trouvés au moment de l'accident et les recherches ont depuis permis de retrouver 11 autres cadavres, après ce drame survenu près d'un village de la région d'Errachidia, selon la même source.

Le conducteur de l'autocar qui était porté disparu après l'accident mais qui, en fait, aurait fui le lieu du drame après l'accident, s'est présenté lundi matin à l'hôpital régional de la ville voisine d'Errachidia, selon les autorités locales.

Il a été pris en charge par le personnel médical sous surveillance policière et va faire l'objet d'une enquête judiciaire, selon la même source.

Dimanche, 29 passagers, blessés à des degrés variables, avaient été secourus et transférés vers l'hôpital régional. Leur état de santé est "stable et ne suscite pas d'inquiétudes", selon un responsable au ministère de la Santé cité par l'agence de presse marocaine (MAP).

Le bus de liaison régionale s'est renversé en traversant un pont près du village d'El Khank à la suite de crues causées par les pluies diluviennes, selon les autorités locales.

Les recherches se poursuivent pour retrouver d'autres victimes éventuelles, selon la même source.

Lors d'une visite sur place dimanche, le ministre de l'Equipement, Abdelkader Amara, a souligné que les citoyens devaient être attentifs aux alertes météo et ne pas les traiter "avec imprudence", d'autant plus que le niveau de crue de certains oueds est assez exceptionnel cette année, selon l'agence MAP.

Le Maroc est touché depuis une dizaine de jours par des orages violents qui ont provoqué une crue meurtrière fin août sur un terrain de foot dans la région de Taroudant (sud) puis des inondations ayant causé des dégâts matériels importants dans plusieurs localités du pays.

Située aux confins du désert, la région du Drâa-Tafilalet, où se trouve la province d'Errachidia, est sujette à deux phénomènes climatiques extrêmes, la sécheresse et les crues, avec une topographie accidentée accentuant l'ampleur des inondations.

L'inondation est "le premier risque en termes de personnes tuées au niveau national", selon un rapport consacré aux risques climatiques publié en 2016 par l'Institut royal des études stratégiques (Ires).

Des inondations frappent régulièrement les régions isolées du Maroc, avec des crues subites capables de transformer les lits secs des oueds en torrents destructeurs. En 2014, des inondations liées à des pluies torrentielles avaient fait une cinquantaine de morts et des dégâts considérables dans le Sud.

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Une trentaine cas de Covid-19 détectés dans une usine marocaine de Renault

Une usine renault à Melloussa, dans le port de Tanger, le 12 mars 2018.

Une campagne de dépistage menée par le groupe Renault a conduit à la détection de 32 cas de Covid-19 dans son usine de Casablanca (ouest), a annoncé jeudi un communiqué du groupe.

La première vague de tests, menée sur 300 collaborateurs, a permis de détecter 32 cas "asymptomatiques, écartant l’hypothèse d'une contamination du virus à l'intérieur de l’usine" Somaca, selon ce communiqué.

Des dépistages sont également en cours sur le site de Tanger (nord), l'objectif étant de tester tous les effectifs présents, a indiqué à l'AFP une porte-parole du groupe.

Le constructeur automobile qui emploie près de 12.000 personnes au Maroc, dont environ 1.500 à Casablanca, a partiellement relancé ses activités industrielles début mai, après environ six semaines d'arrêt lié à la pandémie et à l'instauration d'un état d'urgence sanitaire au Maroc.

Le groupe a vu ses ventes baisser de 25,9 % à 672 962 véhicules au premier trimestre sur un marché mondial en baisse de 24,6 %, selon les premiers résultats du groupe pour 2020.

Le plan d'économie de deux milliards d'euros que Renault doit dévoiler fin mai en réponse à l'effondrement de ses ventes a suscité des interrogations sur l'avenir des sites délocalisés dans la presse marocaine, alors que le gouvernement français souhaite avant tout préserver la production hexagonale.

Pour conquérir de nouveaux marchés et réduire ses coûts, la marque au losange s'est étendue progressivement à l'international, en particulier en Espagne, en Amérique du Sud, en Turquie, en Slovénie, puis au Maroc et en Algérie.

En 2019, quelques 400.000 véhicules sont sortis des usines Renault de Tanger et Casablanca, pour près de 90% destinés à l'exportation, selon les derniers chiffres publiés par le groupe.

Le développement de l'industrie automobile en zones franches est un des grands axes stratégiques adoptés par le royaume pour diversifier son économie.

Les autorités marocaines ont décidé cette semaine de prolonger le confinement obligatoire jusqu'au 10 juin, invoquant une "situation sanitaire stable mais pas rassurante", du fait notamment des foyers de contamination qui "continuent d'apparaître" dans les familles et les sites industriels.

Le pays de 35 millions d'habitants décompte officiellement 7185 cas de contamination, dont 196 décès, pour environ 110.000 tests menés.

Coronavirus: le Maroc maintient le confinement jusqu'au 10 juin

Le Premier ministre marocain Saad-Eddine El Othmani livre à Laayoune, la plus grande ville du Sahara occidental, le lundi 9 avril 2018. Le Maroc a annexé le Sahara occidental, une ancienne colonie espagnole, en 1975 et a combattu le Front Polisario. (Photo AP / Abdeljalil Bounhar

Le Maroc va prolonger jusqu'au 10 juin l'état d'urgence sanitaire et le confinement mis en place pour freiner la propagation du nouveau coronavirus, a annoncé lundi le Premier ministre marocain Saad-Eddine El Othmani.

Après le 10 juin, le déconfinement sera "progressif" et prendra en compte "les écarts de contamination entre régions", a annoncé le Premier ministre, sans donner plus de précisions.

"La situation sanitaire est stable mais pas totalement rassurante", a-t-il déclaré devant les chambres du Parlement, à deux jours de l'échéance de l'état d'urgence sanitaire instauré le 20 mars dernier et renforcé par un couvre-feu pendant le ramadan, qui a débuté fin avril.

"Ce qui est inquiétant, ce sont les foyers de contamination qui continuent d'apparaître de temps à autre" dans les familles ou les usines, a poursuivi le Premier ministre.

Le Maroc compte officiellement lundi 6.939 cas de contamination et 192 décès pour un peu moins de 100.000 tests.

"Nous avons aussi constaté un certain relâchement dans le respect du confinement", a ajouté M. El Othmani.

Pour se déplacer, les Marocains doivent d'abord en obtenir l'autorisation et le port du masque est obligatoire. Les contrôles policiers sont fréquents et le non-respect des restrictions est passible d'un à trois mois de prison, parfois assortis d'une amende.

Les autorités ont cessé de publier le nombre d'interpellations quotidiennes. Fin avril, elles en avaient comptabilisées plus de 85.000.

Selon le Premier ministre, le confinement a "permis d'éviter 200 décès et environ 6.000 contaminations par jour" dans ce pays de 35 millions d'habitants.

"Nous resterons flexibles et reviendrons en arrière si l'apparition de foyers (de contamination) venait à s'accélérer. Les règles de distanciation sociale et le port obligatoire du masque dans les espaces publics resteront en vigueur", a-t-il dit, précisant qu'une application de traçage des contacts des cas positifs allait être lancée, "en phase avec la réglementation sur le respect des données personnelles".

Il a aussi annoncé un projet de loi de finances rectificative "pour préparer la relance de l'économie", sans détailler ce plan de relance.

Les milieux économiques ont appelé ces derniers jours à une reprise des activités, alors que la pandémie a mis à l'arrêt quelque 132.000 entreprises, soit environ 60% du secteur structuré.

Environ 950.000 salariés sont temporairement en arrêt de travail et au moins 4,3 millions de familles sont privées de revenus tirés du secteur informel ou d'emplois précaires.

Toute une panoplie d'aides directes ou indirectes ont été déployées par l'Etat marocain pour les entreprises, salariés et travailleurs au noir affectés.

"Urgence sanitaire" pour 20.000 migrants subsahariens au royaume chérifien

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Minute Eco: Galère des Africains subsahariens installés au Maroc

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Coronavirus: la galère des migrants subsahariens au Maroc

Les migrants subsahariens s'affrontent avec de jeunes Marocains à Casablanca, Maroc, 24 novembre 2017.

Privés de petits boulots ou sans accès aux programmes d'aide débloqués par l'Etat pour les plus vulnérables, les migrants de passage et immigrants subsahariens installés au Maroc peinent à survivre depuis le début de la pandémie de nouveau coronavirus, malgré des élans de solidarité.

"Ceux qui faisaient du commerce sont confinés, sans ressources financières, et la situation s'aggrave pour les clandestins qui vivent dans des campements: ils ne peuvent pas se déplacer et les ONG ne peuvent venir les aider", explique à l'AFP Ousmana Ba, président du Collectif des communautés subsahariennes au Maroc.

On compte "au moins 20.000" migrants et immigrants, en grande majorité originaires d'Afrique subsaharienne, "en situation d'urgence humanitaire", selon le sociologue Mehdi Alioua, membre fondateur du Groupe antiraciste d'accompagnement et de défense des étrangers et des migrants (Gadem).

Une bonne partie de la communauté subsaharienne travaille dans le secteur informel, qui représente plus de 20% du PIB du royaume. Gardiens de voitures, femmes de ménage sans contrat ou commerçants sans couverture sociale, ils vivent au jour le jour, "sont en panique" et "ne mangent pas tous les jours", alerte M. Alioua.

Les plus vulnérables restent ceux qui transitent par ce pays d'Afrique du Nord en vue de gagner l'Europe, par la mer ou en escaladant les barrières entourant les enclaves espagnoles de Ceuta et Melilla, dans le nord du Maroc.

La fermeture des frontières et les restrictions de déplacement liées à l'état d'urgence sanitaire s'ajoutent aux difficultés de leur périple. Même si elles ont diminué depuis le début de la pandémie, les traversées clandestines vers l'Espagne continuent, avec 986 arrivées enregistrées entre mi-mars et début mai, contre 1.295 sur la même période en 2019, selon le ministère espagnol de l'Intérieur.

- "Galère" -

Pays de transit, le Maroc est progressivement devenu pays d'accueil. La politique migratoire adoptée en 2013 a permis de régulariser 50.000 personnes, majoritairement originaires d'Afrique de l'Ouest, selon les chiffres du gouvernement. Le nombre de clandestins est lui estimé par des ONG à plusieurs milliers.

Qu'ils soient en situation régulière ou non, tous subissent les effets de la paralysie économique provoquée par la pandémie. La "galère est générale", résume Ousmana Ba.

"Les gens ne savent pas quoi faire. Ceux qui n'économisaient pas ont des problèmes. Avant ils sortaient chaque jour chercher de l'argent et maintenant ils ont des soucis", explique Lokake Aimée, secrétaire générale du Conseil des migrants subsahariens.

Pour endiguer l'épidémie de coronavirus, le Maroc -qui compte officiellement 6.380 cas de contamination et 188 décès- a imposé un confinement général sur l'ensemble du territoire. L'état d'urgence sanitaire décrété le 20 mars a été prolongé jusqu'au 20 mai.

Les contrôles sont stricts, les déplacements soumis à autorisation, le non-respect des restrictions passible d'un à trois mois de prison et/ou d'une amende.

- Entraide -

Le royaume a débloqué des aides financières pour les salariés au chômage et les travailleurs du secteur informel privés d'activité, mais aucune mesure n'a été prise pour les migrants et immigrants. Les personnes régularisées ne bénéficient pas non plus des aides distribuées par l'Etat, contrairement aux Marocains.

"Personne au gouvernement n'a eu un mot pour ces populations alors que le Maroc a tellement investi dans sa politique migratoire", déplore M. Alioua.

Des élans de solidarité au sein de la communauté, dans le monde associatif et dans les paroisses catholiques, permettent d'alléger leur fardeau. Abdoulaye Diop, président de la Fédération des associations subsahariennes au Maroc (FASAM), organise notamment des distributions de paniers alimentaires à des membres de la communauté sénégalaise.

D'autres communautés mènent des actions similaires, mais les moyens des associations sont limités, ajoute-t-il.

"Aujourd'hui tu manges du riz, demain des pâtes, après-demain du riz...", soupire Eouani Mambia Morelline, une Congolaise de 40 ans qui préside le Collectif féminin des femmes migrantes au Maroc.

"Et puis, il y a les factures, les loyers qui s'accumulent... et il reste à savoir quand on va revenir à une vie normale", ajoute-t-elle.

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