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Tizert, village du sud du Maroc, sous le choc au lendemain d'une crue meurtrière

Des membres de la défense civile marocaine à la recherche de victimes sur les lieux d'une inondation lorsqu'un fleuve a débordé de son lit et inondé le terrain de football du village de Tizert, dans le sud du Maroc, dans la région de Taroudant, le 29 août 2019.

D'importants moyens de secours ont été déployés dans le sud du Maroc, jeudi, au lendemain de la crue violente d'un oued (rivière) qui a fait sept morts sur un terrain de football situé en zone inondable.

Jeudi matin, les habitants du village de Tizert, au Maroc, ont enterré leurs morts tandis qu'un hélicoptère survolait cette localité située dans la région de Taroudant, selon des informations concordantes.

La crue soudaine déclenchée par un orage violent a emporté un jeune de 17 ans et six hommes âgés, selon le dernier bilan des autorités locales. Toutes originaires de la région, les victimes assistaient à un tournoi de football.

Les secours ont commencé à déblayer les décombres et des patrouilles ont sillonné la zone pour chercher d'éventuelles autres victimes, dont un homme toujours porté disparu, a constaté un correspondant de l'AFP.

Les autorités ont annoncé l'ouverture d'une enquête sur les circonstances du drame afin d'établir les responsabilités.

De son côté, le Premier ministre Saad-Eddine El Othmani a assuré que le gouvernement allait se pencher sur "les mesures à prendre pour éviter que ce genre d'incident tragique se reproduise ailleurs".

La catastrophe qui endeuille une nouvelle fois le Maroc, pays aride régulièrement touché par des pluies torrentielles a suscité des réactions indignées sur les réseaux sociaux.

"Déluge dévastateur"

L'émotion dans le village de Tizert est d'autant grande que, malgré des alertes envoyées par des villageois en amont, "personne ne s'attendait à un déluge aussi dévastateur", selon les témoignages recueillis par l'AFP. Au lieu de se mettre à l'abri, plusieurs ont tardé pour filmer des images avec leur téléphone, selon plusieurs témoins sur place.

Le terrain situé en bordure de l'oued avait été récemment doté de nouveaux équipements, selon deux habitants joints par téléphone par l'AFP.

Les images de son inauguration joyeuse tournent sur les réseaux sociaux, tout comme celles, impressionnantes, des flots boueux qui ont balayé le terrain en quelques minutes et pulvérisé la terrasse des vestiaires où s'étaient réfugiées plusieurs personnes.

Dans la région de Tizert, comme dans d'autres régions montagneuses du Maroc, les terrains de football sont fréquemment construits dans le lit des oueds asséchés, souvent le seul endroit plat, d'après les témoignages recueillis par l'AFP.

"Mémoire d'homme"

"Le terrain existe depuis 30 ans, les gens ont toujours joué là, mon père m'a raconté que l'oued avait déjà débordé mais, de mémoire d'homme, on n'a jamais vu ça", a déclaré par téléphone Abdelkrim Bourrich, 41 ans, président d'une association locale.

Avant les nouveaux aménagements --construction des gradins et du vestiaire--, "certains se sont posés la question sur les éventuels risques d'inondations mais on n'en a pas tenu compte car cela fait plusieurs années qu'il n'y avait pas eu pareille catastrophe", a déploré Lotfi Khaled, membre d'une association de développement local.

Plusieurs médias ont pointé que le bulletin spécial de la Direction de la météorologie (DMN) alertant de risques orageux de "niveau orange" avait été publié plusieurs heures après le début des intempéries annoncées.

Des inondations frappent régulièrement les régions isolées du Maroc, avec des crues subites capables de transformer les lits secs des oueds en torrents destructeurs. En 2014, des inondations liées à de pluies torrentielles avaient fait une cinquantaine de morts et des dégâts considérables dans le sud.

L'inondation est "le premier risque en termes de personnes tuées au niveau national", selon un rapport consacré aux risques climatiques publié en 2016 par l'Institut royal des études stratégiques (IRES).

Avec les risques induits de glissement de terrain, "les inondations affecteront près de 21.000 personnes par année, à l'horizon 2030" dans ce pays du nord de l'Afrique, selon cette étude.

Alors que le changement climatique accentue les phénomènes météorologiques extrêmes partout dans le monde, les intempéries sont devenues "structurelles" au Maroc, selon ce rapport qui préconisait différentes mesures de gestion des risques.

Le problème "c'est l'appropriation des zones acqueuses et les constructions aléatoires", a déploré sur sa page Facebook Charafat Afailal, ancienne secrétaire d'Etat chargée de l'eau qui a vu son portefeuille supprimé lors d'un précédent remaniement.

Un plan National de protection contre les inondations avait été lancé en 2003, identifiant plus de 400 "sites vulnérables" à traiter d'ici à 2020 pour une enveloppe de 25 milliards de dirhams (environ 2,3 milliards d'euros). Il n'a pas été possible jeudi d'obtenir de bilan détaillé des actions menées depuis.

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Au Maroc, des pèlerins juifs font leur retour à Meknès

La communauté juive marocaine, estimée aujourd'hui à 3.000 personnes, reste la plus importante d'Afrique du Nord.

Des dizaines de fidèles juifs ont participé cette semaine au pèlerinage traditionnel de la hilloula à Meknès, au Maroc, qui a repris pour la première fois depuis les années 1960 après la restauration du cimetière historique juif de la ville.

C'est la première fois que des pèlerins juifs revenaient dans cette ville emblématique de la présence juive multiséculaire au Maroc depuis que le royaume a normalisé ses relations avec Israël en décembre 2020, sous l'impulsion de l'ex-président américain Donald Trump.

Les fidèles, très majoritairement d'origine marocaine, sont venus mercredi et jeudi honorer leurs "tsadikims" (les saints et les rabbins célèbres) dans le cimetière délaissé pendant des décennies et fraîchement réhabilité de l'ancien "mellah" (quartier juif) de la ville impériale. Un pèlerinage encadré par un important dispositif policier.

"Les mots me manquent pour décrire ce que je ressens. Mon retour tant attendu dans ma ville natale après des années d'absence est merveilleux", confie à l'AFP André Derhy, un Franco-Marocain de 86 ans, en arpentant les allées de Beth Haim ("Maison de la vie" en hébreu) de Meknès.

"C’est une grande fierté de venir à Meknès sur les traces de mes ancêtres qui reposent ici", lance le rabbin Niddam, un Israélien d'origine marocaine de 31 ans qui visite le royaume pour la première fois.

"Perpétuer la mémoire"

La restauration du cimetière, érigé en 1682 mais tombé en décrépitude, s’inscrit dans le cadre d'un programme de réhabilitation de plus de 160 cimetières juifs du Maroc initié par le roi Mohammed VI en 2010. La communauté juive marocaine, estimée aujourd'hui à 3.000 personnes, reste la plus importante d'Afrique du Nord, malgré un départ massif vers Israël après la création de l'Etat hébreu en 1948.

Le pélerinage juif de Djerba marque son retour en Tunisie
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Les quelque 700.000 Israéliens d'ascendance marocaine ont souvent gardé des liens très forts avec leur pays d'origine. Présente depuis l'Antiquité, renforcée au 15e siècle par l'expulsion des juifs d'Espagne, cette communauté a atteint 250.000 âmes à la fin des années 1940.

A Meknès, une centaine de pèlerins, bougies à la main, parcourent les tombeaux recouverts de chaux blanche. Une poignée prie avec ferveur devant la stèle du rabbin Raphaël Berdugo, "maître de la Torah" décédé en 1821.

"Ce rassemblement est la preuve qu'on peut faire d’un champ de ruines un lieu pour perpétuer la mémoire des juifs marocains", explique à l'AFP Serge Berdugo, secrétaire général du Conseil de la communauté israélite du Maroc. Si la cause palestinienne continue à recueillir la sympathie de la population marocaine, la normalisation des relations avec Israël n'a guère soulevé de contestation massive.

"Cohabitation"

Pour Yousseph Israël, originaire de Tétouan (nord) et juge à la chambre hébraïque de Casablanca, "le Maroc a toujours été un exemple de cohabitation religieuse". Bien avant la normalisation, "le Maroc et Israël ont toujours entretenu des relations de paix. Beaucoup d'Israéliens visitaient le royaume sans le moindre problème", abonde le rabbin Niddam.

Avant le rétablissement des liens, le royaume chérifien recevait chaque année entre 50.000 et 70.000 touristes juifs, pour la plupart en provenance d'Israël. Avec le lancement de liaisons aériennes directes, il s'attend à en accueillir jusqu'à 200.000.

Gilles Berdugo, un Israélien d'origine marocaine né à Meknès, a profité du pèlerinage pour retourner pour la première fois au Maroc qu'il a quitté en 1970 à l'âge de 11 ans. "Je suis retourné dans mon quartier les yeux fermés. Tous mes souvenirs ont ressurgi, c'est comme si je n'avais jamais quitté ce pays", témoigne cet inspecteur de l'Education nationale israélienne, attablé avec sa femme et leur six enfants sous une tente caïdale où ont été dites des prières en l'honneur du roi Mohammed VI.

Pour ses enfants, qui visitent pour la première fois le Maroc, l'expérience est "intense". "On a grandi avec les histoires de notre père et c’est comme si on a enfin retrouvé ici une pièce manquante d'un puzzle (familial)", sourit son fils Avishaï, âgé de 30 ans.

Très ému, Gilles Berdugo salue de la part du Maroc "un travail exceptionnel de préservation de sa mémoire plurielle". "Ce voyage revêt une symbolique énorme pour mes enfants et le vivre avec eux ça n'a pas d'égal", dit-il, la larme à l'oeil.

"Littérature et musique": la vie culturelle reprend à Tanger après 2 ans de pandémie

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BAL: première sortie réussie pour l'AS Salé

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L’AS Salé a gagné son pari lors de sa participation à la première phase de la deuxième édition de la Basketball Africa League en se qualifiant pour la phase finale du tournoi au Rwanda du 21 au 28 mai.

Lutte contre le terrorisme: concertation internationale à Marrakech

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Une réunion internationale contre l'Etat islamique organisée au Maroc

La Coalition contre Daech rassemble 84 Etats et organisations internationales (dont l'Otan et Interpol).

Le Maroc accueille mercredi une réunion de la Coalition anti-Etat islamique afin de "coordonner et poursuivre l'engagement international" contre la menace croissante de l'organisation jihadiste en Afrique et sa résurgence au Moyen-Orient.

L'assemblée ministérielle de la Coalition contre Daech (acronyme arabe de l'Etat islamique) mobilise plusieurs dizaines de chefs de la diplomatie et délégués dans un palace de la palmeraie de Marrakech, protégé par un important dispositif de sécurité. Initialement co-hôte de la réunion avec son homologue marocain Nasser Bourita, le secrétaire d'Etat Antony Blinken, testé positif au Covid-19, a été remplacé par la numéro 3 de la diplomatie américaine Victoria Nuland.

"Lors de cette réunion, les ministres de la Coalition passeront en revue les actions entreprises en termes d’efforts de stabilisation dans les zones précédemment impactées par Daech, dans le domaine de la communication stratégique contre la propagande de radicalisation de ce groupe terroriste et de ses affiliés, et la lutte contre les combattants terroristes étrangers", a indiqué la diplomatie marocaine.

Procès contre l'EI aux États-Unis : une voie vers la justice pour les familles
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Les discussions porteront plus particulièrement sur l'Afrique, au moment où l'EI semble vouloir s'implanter au Sahel et dans le Golfe de Guinée. Lancée en 2014 pour combattre le groupe jihadiste et sa mainmise sur un territoire de plus de 110.000 km² entre l’Irak et la Syrie, la Coalition contre Daech rassemble 84 Etats et organisations internationales (dont l'Otan et Interpol).

Si l'EI a perdu son emprise sur ce territoire, la menace que représente cette organisation jihadiste n'a pas pour autant disparu. Elle a ainsi juré de "venger" son précédent chef, Abou Ibrahim al-Hachimi al-Qourachi, tué lors d'une opération américaine en Syrie en février, et exhorté ses partisans à profiter de la guerre en Ukraine pour reprendre leurs attaques en Europe.

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