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Marée noire fictive avec du pop-corn en Côte d'Ivoire

Des policiers ivoiriens et le personnel médical regardent les corps des personnes tuées sur la plage en face de l'hôtel Etoile du Sud à Grand Bassam, Côte d'Ivoire, le 13 mars 2016. epa/ LEGNAN KOULA

Une marée noire en Côte d'Ivoire? Les autorités ivoiriennes s'y préparent et ont fait réaliser vendredi un exercice de dépollution grandeur nature dans la célèbre station balnéaire d'Assinie (sud-est). Avec du... popcorn en lieu et place du pétrole.

Scénario de départ: une collision d'un pétrolier nigérian et d'un navire de pêche à 50 km des côtes ivoiriennes entraîne une pollution maritime d'ampleur avec plus de 2000 mètres cube d'hydrocarbures déversés dans l'océan. Le lendemain du naufrage, les plages sont souillées par le brut.

A l'appel du ministère de l'Environnement et du développement durable ivoirien, les habitants ont été réquisitionnés pour ce plan Pollumar au lendemain de la journée mondiale des océans.

Les bateaux des pêcheurs sont restés au village et les habitants se prêtent au jeu de rôle écologique, sous le regard des instructeurs du Centre ivoirien antipollution (CIA-POL), qui conduisent l'opération. C'est le premier exercice du genre en Côte d'Ivoire.

- 'Ils se débrouillent pas mal' -

Vêtus de combinaisons blanches, de bottes vertes et de gants rouges, une quinzaine d'hommes s'avancent, le regard incertain, vers un tas de balais, de râteaux et de pinces à déchets.

Au programme du popcorn... ou plutôt le ramassage du faux pétrole, matérialisé par la friandise chère aux salles de cinéma et que les autorités ont déversé sur plusieurs dizaines de mètres.

Les hommes commencent à balayer et à ratisser les boulettes blanchâtres. La progression est lente, mais les sacs plastiques se remplissent petit à petit. Les travailleurs, les corps entièrement couverts par les combinaisons, transpirent sous un soleil de plomb.

Cinq marins pompiers entrent en scène et disposent sur le sable des "barrages absorbants", de gros boudins disposés à un mètre des vagues, pour contenir la pollution.

"Le pétrole est en train d'être déposé par les vagues et nous devons le bloquer pour éviter qu'il ne se disperse sur le sable", explique l'un des marins-pompiers, faisant mine d'être confronté à une véritable pollution.

Convaincus qu'il faut se comporter comme dans une situation réelle, les organisateurs ont d'ailleurs choisi d'interdire l'accès de la zone "contaminée" à la presse, empêchant ainsi tout contact avec les travailleurs du popcorn...

Un trou tapissé d'une bâche plastique a été aménagé sur la plage pour accueillir la +pollution+. "C'est ici qu'on dépose les plaques de pétrole pour éviter qu'elle ne s'infiltre dans le sol et touche les nappes aquatiques" précise l'un des instructeurs.

Deux heures plus tard, le popcorn a été ramassé mais les travailleurs doivent désormais passer par un "espace de décontamination". Le pétrole brut est en effet toxique et les autorités veulent ainsi éviter tout problème sanitaire ou pollution du village.

"Je voulais vous remercier pour le résultat obtenu. Les grands objectifs ont été atteints: préservation des vies humaines ainsi que des zones sensibles et des activités socio-économiques. Nous veillerons au bon remboursement des populations touchées par la pollution", affirme Anne Ouloto, ministre de l'Environnement, jouant son rôle jusqu'au bout.

Sous l'ombre d'un cocotier, un lieutenant de la marine française spécialisé dans les opérations de dépollution a observé l'exercice qu'il juge satisfaisant. "Ils se débrouillent pas mal", sourit le lieutenant Charles-Henri Thouaille, venu spécialement de Brest (ouest de la France)

Son collègue, Julien Favier, observateur pour l'Organisation maritime internationale (IMO), habitué de ce genre d'exercices, confesse: "Après avoir vu les Mauritaniens à l'oeuvre, on peut dire que l'opération a de l'allure!".

Une fois l'exercice bouclé, la ministre, qui assure que la Côte d'Ivoire doit être prête à faire face à toute pollution, "souhaite" que des simulations de ce genre soient "répétées périodiquement" dans d'autres régions du pays.

Avec AFP

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Foule immense vendredi dans les rues du centre d'Alger

Des manifestants algériens scandent des slogans alors qu'ils manifestent dans la capitale, Alger, contre la candidature de leur président à un cinquième mandat, le 24 février 2019.

Des cortèges massifs sont également signalés dans le reste du pays, notamment à Oran (nord-ouest), Constantine et Annaba (nord-est), les plus importantes villes d'Algérie après la capitale, selon des journalistes locaux et la télévision nationale.

Une foule immense remplit à nouveau sur plusieurs kilomètres les rues du centre d'Alger, pour un 9e vendredi consécutif de manifestations réclamant le départ du pouvoir de l'ensemble de l'appareil lié au président déchu Abdelaziz Bouteflika, a constaté une journaliste de l'AFP.

Des cortèges massifs sont également signalés dans le reste du pays, notamment à Oran (nord-ouest), Constantine et Annaba (nord-est), les plus importantes villes d'Algérie après la capitale, selon des journalistes locaux et la télévision nationale.

A Alger, la police, accusée ces dernières semaines de tenter de réprimer les manifestations, s'est fait discrète. "Sylmiya (pacifiques) malgré la provocation et le gaz" lacrymogène, peut-on lire sur une pancarte.

"Dégage Bensalah", scandent les manifestants, à l'adresse du président de la Chambre haute, Abdelkader Bensalah, incarnation du régime Bouteflika propulsé, conformément à Constitution, chef de l'Etat par interim le 9 avril, après le départ du pouvoir de M. Bouteflika.

Galvanisés par la démission dans la semaine du président du Conseil constitutionnel, Tayeb Belaiz, proche du président déchu et personnage-clé de son appareil, les manifestants réclament le départ de M. Bensalah, du Premier ministre Noureddine Bedoui et de l'ensemble des personnalités liées au régime Bouteflika.

Ils rejettent également la convocation d'une présidentielle le 4 juillet pour élire un successeur à Abdelaziz Bouteflika, estimant que les structures et figures de l'ancien régime ne peuvent garantir un scrutin libre et équitable. Ils réclament un processus de transition géré par des structures ad hoc.

Un haut responsable policier menace publiquement d'éliminer des opposants

FILE - Burundi's security guards patrol near a polling station for the referendum on a controversial constitutional reform in Bujumbra, Burundi, May 17, 2018.

Un haut responsable de la police burundaise a publiquement menacé d'éliminer les membres du principal parti d'opposition et leurs familles, s'ils organisent des "réunions clandestines" à leur domicile, selon un enregistrement audio parvenu vendredi à l'AFP.

Ces menaces ont été proférées par un commissaire provincial alors que le parti d'opposition Congrès national pour la liberté (CNL), deuxième force politique du pays, dénonce la "féroce" répression qui frappe ses membres depuis son agrément fin février.

"Je voudrais dire à celui qui tient une réunion clandestine nocturne chez lui que si on en est averti (...), tu seras en train d'attirer le malheur sur toute ta famille", a déclaré Jérôme Ntibibogora, le commissaire de la police dans la province de Muyinga (est), lors d'une réunion publique mercredi dirigée par le gouverneur de la province dans la commune de Gasogwe.

L'authenticité de l'enregistrement a été confirmée à l'AFP par plusieurs témoins présents sur place, dont des sources administratives, sous couvert de l'anonymat.

Le commissaire a assuré qu'il a toujours sur lui "des engins (explosifs)" et, a-t-il dit, il "suffit que je jette deux d'entre eux dans cette maison". "Si tu veux perturber la sécurité, je vais en finir avec toi sur place, et si tu es avec ta femme et tes enfants, vous partez ensemble", a-t-il ajouté, répondant à des questions sur la répression qui frappe les militants du CNL.

Contactés par l'AFP, la police nationale et le ministère de l'Intérieur n'ont pas souhaité réagir aux propos tenus par le commissaire. Un responsable gouvernemental a toutefois déploré sous couvert de l'anonymat "un excès de zèle" de la part du policier. "Un gradé de la police ne peut tenir de tels propos car ils ne correspondent pas à la politique du gouvernement", a-t-il affirmé.

Le commissaire Ntibibogora dirigeait la police dans les quartiers sud de Bujumbura au plus fort de la crise en 2015, et a été une des grandes figures de la répression des manifestations contre la candidature du président Pierre Nkurunziza à un troisième mandat controversé.

Le Burundi est en crise depuis que le président a annoncé en avril 2015 sa candidature à un troisième mandat. Il avait été réélu en juillet de la même année.

Avec AFP

Eric Manirakiza a joint à Dakar, le responsable du bureau Afrique au sein de RSF, Arnaud Froger

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Retour en classe jeudi

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L'ancien président Boni Yayi appelle ses compatriotes à la résistance

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