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Une mission de l'ONU pour aider à l'enquête sur une cache d'armes liée à la mutinerie en Côte d'Ivoire

Des soldats ivoiriens loyaux au président Alassane Ouattara patrouillent à Duekoué, Côte d’Ivoire, 29 mars 2011.

Une mission d'experts de l'ONU devait arriver en Côte d'Ivoire pour "aider" la justice dans l'enquête sur une cache d'armes découverte dans la résidence du chef du protocole du président de l'Assemblée nationale, a indiqué le porte-parole du gouvernement.

"Une mission d'experts de l'ONU va aider (...) Elle devait arriver aujourd'hui (mercredi)", a affirmé le ministre de la Communication Bruno Koné lors d'une conférence de presse à l'issue du conseil des ministres.

"Le dossier est chez le procureur, c'est la justice qui gère", a-t-il ajouté, refusant de commenter l'affaire.

L'enquête contre Souleymane Kamagaté, dit "Soul to Soul", chef du protocole de Guillaume Soro, a été ouverte après la découverte le 15 mai, pendant les mutineries qui ont secoué le pays, d'une cache d'armes dans un logement donné pour être sa propriété à Bouaké (deuxième ville du pays, nord).

"Il a répondu qu'il n'était ni l'acquéreur ni le propriétaire de ces armes", avait alors expliqué Moussa Touré, directeur de la Communication à l'Assemblée nationale.

Les médias présents à Bouaké ont rapporté avoir vu des caisses d'armes retrouvées sur les lieux.

Des mutins avaient exhibé devant des journalistes de l'AFP de nombreuses armes provenant de cette cache. Les armes neuves --notamment des kalachnikov, des munitions et des lance-roquettes-- étaient emballées dans des sacs en plastique transparents. Un des mutins avait confié à l'AFP que les armes provenaient de la propriété de "Soul to Soul" et que cette cache était connue de "plein de gens".

L'exhibition de ces armes par les mutins a convaincu, selon plusieurs sources, les autorités de ne pas tenter de réduire militairement les mutins.

Certains médias ont accusé Guillaume Soro de vouloir déstabiliser avec ces armes le président Alassane Ouattara afin de renforcer sa position en vue de la présidentielle de 2020, dont il est un des favoris même s'il refuse pour le moment de se dire candidat.

Ancien chef de la rébellion de 2002-2011, dont Bouaké était le fief, Guillaume Soro a confié à Jeune Afrique de cette semaine : "J'ai assumé (la tête) de la rébellion des Forces nouvelles. Ce n'est donc pas pour une cache d'armes que je me serais défilé. Acceptez que je ne m'étende pas au nom du devoir de réserve".

"La personne mise en cause (Souleymane Kamagaté)est l'un de mes plus proches collaborateurs et je lui ai demandé de faciliter autant que possible le travail des enquêteurs", a-t-il assuré.

De source proche du dossier, l'enquête devra surtout déterminer si ces armes proviennent des stocks achetés pour la rébellion et la défense du président Ouattara lors de la crise ou si elles ont été acquises plus récemment. Dans ce dernier cas, ce serait un casus belli entre le président Ouattara et M. Soro.

"Depuis 2002, à chaque fois que le pays traverse des difficultés, les gens prétendent que ma relation avec le président Ouattara (élu en 2010) en pâtit. Pourtant elle demeure bonne (...) Je suis habitué aux procès en sorcellerie. L'essentiel pour moi est d'entretenir la confiance qui existe entre le chef de l'Etat et moi-même", a assuré M. Soro à Jeune Afrique.

Les mutineries de la mi-mai, qui ont paralysé les activités de différentes villes pendant plusieurs jours, ont fait au total quatre morts et neuf blessés, selon le bilan du gouvernement. Un accord a permis de mettre fin au mouvement.

Avec AFP

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Foule immense vendredi dans les rues du centre d'Alger

Des manifestants algériens scandent des slogans alors qu'ils manifestent dans la capitale, Alger, contre la candidature de leur président à un cinquième mandat, le 24 février 2019.

Des cortèges massifs sont également signalés dans le reste du pays, notamment à Oran (nord-ouest), Constantine et Annaba (nord-est), les plus importantes villes d'Algérie après la capitale, selon des journalistes locaux et la télévision nationale.

Une foule immense remplit à nouveau sur plusieurs kilomètres les rues du centre d'Alger, pour un 9e vendredi consécutif de manifestations réclamant le départ du pouvoir de l'ensemble de l'appareil lié au président déchu Abdelaziz Bouteflika, a constaté une journaliste de l'AFP.

Des cortèges massifs sont également signalés dans le reste du pays, notamment à Oran (nord-ouest), Constantine et Annaba (nord-est), les plus importantes villes d'Algérie après la capitale, selon des journalistes locaux et la télévision nationale.

A Alger, la police, accusée ces dernières semaines de tenter de réprimer les manifestations, s'est fait discrète. "Sylmiya (pacifiques) malgré la provocation et le gaz" lacrymogène, peut-on lire sur une pancarte.

"Dégage Bensalah", scandent les manifestants, à l'adresse du président de la Chambre haute, Abdelkader Bensalah, incarnation du régime Bouteflika propulsé, conformément à Constitution, chef de l'Etat par interim le 9 avril, après le départ du pouvoir de M. Bouteflika.

Galvanisés par la démission dans la semaine du président du Conseil constitutionnel, Tayeb Belaiz, proche du président déchu et personnage-clé de son appareil, les manifestants réclament le départ de M. Bensalah, du Premier ministre Noureddine Bedoui et de l'ensemble des personnalités liées au régime Bouteflika.

Ils rejettent également la convocation d'une présidentielle le 4 juillet pour élire un successeur à Abdelaziz Bouteflika, estimant que les structures et figures de l'ancien régime ne peuvent garantir un scrutin libre et équitable. Ils réclament un processus de transition géré par des structures ad hoc.

Un haut responsable policier menace publiquement d'éliminer des opposants

FILE - Burundi's security guards patrol near a polling station for the referendum on a controversial constitutional reform in Bujumbra, Burundi, May 17, 2018.

Un haut responsable de la police burundaise a publiquement menacé d'éliminer les membres du principal parti d'opposition et leurs familles, s'ils organisent des "réunions clandestines" à leur domicile, selon un enregistrement audio parvenu vendredi à l'AFP.

Ces menaces ont été proférées par un commissaire provincial alors que le parti d'opposition Congrès national pour la liberté (CNL), deuxième force politique du pays, dénonce la "féroce" répression qui frappe ses membres depuis son agrément fin février.

"Je voudrais dire à celui qui tient une réunion clandestine nocturne chez lui que si on en est averti (...), tu seras en train d'attirer le malheur sur toute ta famille", a déclaré Jérôme Ntibibogora, le commissaire de la police dans la province de Muyinga (est), lors d'une réunion publique mercredi dirigée par le gouverneur de la province dans la commune de Gasogwe.

L'authenticité de l'enregistrement a été confirmée à l'AFP par plusieurs témoins présents sur place, dont des sources administratives, sous couvert de l'anonymat.

Le commissaire a assuré qu'il a toujours sur lui "des engins (explosifs)" et, a-t-il dit, il "suffit que je jette deux d'entre eux dans cette maison". "Si tu veux perturber la sécurité, je vais en finir avec toi sur place, et si tu es avec ta femme et tes enfants, vous partez ensemble", a-t-il ajouté, répondant à des questions sur la répression qui frappe les militants du CNL.

Contactés par l'AFP, la police nationale et le ministère de l'Intérieur n'ont pas souhaité réagir aux propos tenus par le commissaire. Un responsable gouvernemental a toutefois déploré sous couvert de l'anonymat "un excès de zèle" de la part du policier. "Un gradé de la police ne peut tenir de tels propos car ils ne correspondent pas à la politique du gouvernement", a-t-il affirmé.

Le commissaire Ntibibogora dirigeait la police dans les quartiers sud de Bujumbura au plus fort de la crise en 2015, et a été une des grandes figures de la répression des manifestations contre la candidature du président Pierre Nkurunziza à un troisième mandat controversé.

Le Burundi est en crise depuis que le président a annoncé en avril 2015 sa candidature à un troisième mandat. Il avait été réélu en juillet de la même année.

Avec AFP

Eric Manirakiza a joint à Dakar, le responsable du bureau Afrique au sein de RSF, Arnaud Froger

Eric Manirakiza a joint à Dakar, le responsable du bureau Afrique au sein de RSF, Arnaud Froger
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Retour en classe jeudi

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L'ancien président Boni Yayi appelle ses compatriotes à la résistance

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