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Manifestation à Moroni pour réclamer le retour de Mayotte dans le giron des Comores

Des manifestants devant l'ambassade de France pour protester contre la situation actuelle de l'immigration sur le territoire français de Mayotte, à Moroni, Comores, le 12 avril 2018.

Un demi-millier de personnes ont défilé jeudi à Moroni pour réaffirmer l'appartenance selon eux de Mayotte aux Comores, alors que l'île française connaît de fortes tensions liées à l'immigration clandestine venue de l'Union des Comores.

Mayotte, située dans l'océan Indien, a été paralysée en mars par un mouvement de contestation sociale contre l'insécurité et l'immigration en provenance de l'Union des Comores, pays pauvre voisin.

Cette crise a créé de fortes tensions entre Paris et Moroni. Les autorités françaises ont expulsé vers leur pays d'origine des Comoriens sans papiers arrivés à Mayotte. Moroni, qui revendique la souveraineté sur l'île de Mayotte, a riposté en refusant de laisser entrer sur son territoire ses citoyens refoulés.

La manifestation organisée jeudi à Moroni visait à "réaffirmer que Mayotte est comorienne", a expliqué Idriss Mohamed du Comité mahorais.

>> Lire aussi : Moroni dénonce le "chantage" de la France

"Une opportunité vient de s’ouvrir, le gouvernement ne doit pas reculer pour aboutir à des négociations favorables", a-t-il estimé à l'AFP.

"Nous sommes là pour dire au gouvernement comorien de ne pas lâcher et de continuer à ne pas accepter le refoulement depuis Mayotte des personnes d’origine comorienne", a déclaré un manifestant, Mohamed Nabahane. "Il n'y a pas d'autres solutions que le maintien de Mayotte dans le giron" des Comores, a-t-il ajouté.

"Les seuls étrangers à Mayotte sont les Français", "Crise mahoraise: la France coupable et responsable", pouvait-on lire sur les pancartes brandies par les protestataires qui ont défilé dans le calme.

La manifestation a été organisée au lendemain d'entretiens à Moroni entre le chef de la diplomatie comorienne Mohamed Elamine Soeuf et le secrétaire d’Etat français aux Affaires étrangères, Jean-Baptiste Lemoyne.

Dans un communiqué commun, les deux délégations ont "réaffirmé leur volonté de s’engager dans la voie d’un dialogue renouvelé mettant en oeuvre de façon progressive toutes les mesures visant à une redynamisation des relations" entre Paris et Moroni.

>> Lire aussi : Paris annonce la reprise certaines expulsions vers les Comores

Elles ont aussi annoncé une rencontre entre Mohamed Elamine Soeuf et son homologue français Jean-Yves Le Drian le 19 avril à Paris.

Selon un membre de la délégation comorienne, les discussions mercredi à Moroni "ont achoppé sur le principe de la souveraineté".

En début de semaine, Mohamed Elamine Soeuf avait affirmé devant la presse que la France avait "créé le problème de Mayotte". "On ne peut accepter qu’on refoule les Comoriens de Mayotte, ils sont chez eux", avait-il encore dit.

Les Comores, archipel de l'océan Indien composé de quatre îles (Grande-Comore, Anjouan, Mohéli et Mayotte), ont proclamé leur indépendance de Paris en 1975, mais Mayotte a décidé de rester dans le giron de la France. Depuis, Moroni revendique la souveraineté sur ce département français.

Avec AFP

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Un groupe armé attaque un village dans l'ouest

La mairie d’Alindao, à 400 km au sud-est de Bangui, Centrafrique, 29 novembre 2018. (VOA/ Felix Yepassis-Zembrou)

Des éléments du groupe armé Front démocratique du peuple centrafricain (FDPC) ont attaqué lundi le village de Lokoti, dans l'ouest du pays, où ils ont incendié des véhicules et pris en otage onze personnes, a appris mercredi l'AFP de la gendarmerie locale.

"Ils sont entrés dans le village, ont incendié deux camions ainsi qu'une moto", a indiqué à l'AFP une source à la gendarmerie de Bouar, ville située à environ 70 km de Lokoti.

Onze personnes ont été prises en otage par les éléments du FDPC, les autres villageois ont réussi à prendre la fuite, a précisé cette source.

"Les casques bleus sont dans une phase d'action et de recherche dans la zone", a indiqué mercredi à la presse le porte-parole de la MINUSCA (mission des Nations unies pour la stabilisation de la Centrafrique) Vladimir Monteiro.

Début avril, une opération militaire avait été lancée par la Minusca dans la zone contre ce groupe implanté localement, mais sans influence nationale.

L'ONU reprochait au groupe armé d'avoir érigé des barricades sur la route nationale 1, la seule permettant d'approvisionner Bangui depuis le Cameroun, et volé une dizaine de pick-up.

Le Premier ministre centrafricain, Firmin Ngrebada, avait alors "appelé à la raison" le FPDC. " (Nous) n'avons pas signé un accord de paix pour revenir à la guerre", avait-il déclaré.

Après la signature d'un accord de paix début février entre Bangui et 14 groupes armés, dont le FDPC, ce dernier avait érigé des barricades en signe de mécontentement vis-à-vis des autorités qui, selon lui, n'avaient "pas respecté" l'accord dans la formation du gouvernement.

Un nouveau round de négociations avait eu lieu mi-mars en Ethiopie, et un nouveau gouvernement avait été nommé le 22 mars.

Si le leader du groupe, Abdoulaye Miskine, avait décliné le poste ministériel qui lui était destiné, l'un de ses proches avait été nommé "conseiller spécial" à la Primature et l'autre préfet de la Nana-Mambéré, région de l'ouest.

L'accord de Khartoum, soutenu par tous les partenaires de Bangui et préparé depuis 2017 par l'Union africaine, est le huitième signé depuis le début de la crise marquée par le renversement en mars 2013 du président François Bozizé.

Riche en ressources naturelles, la Centrafrique est déchirée par la guerre, qui a forcé près d'un quart des 4,5 millions d'habitants à fuir leur domicile.

Ghassan Salamé espère une avancée dans ses contacts avec les belligérants lybiens

Le nouvel émissaire de l'ONU pour la Libye, Ghassan Salamé, à gauche, lors d’une conférence de presse aux côtés du Premier ministre du gouvernement libyen de l’accord national (GNA) Fayej Seraj, et ministre des affaires étrangères Taher Siala à Tripoli, L

L'envoyé spécial des Nations unies pour la Libye, Ghassan Salamé, a dit mercredi à Rome espérer que les contacts qu'il a pu avoir avec les belligérants sur le terrain "portent leurs fruits" avant le ramadan.

"J'espère que les contacts que nous avons rétablis avec les deux belligérants puissent porter leurs fruits avant le début du ramadan", a déclaré M. Salamé lors d'un point de presse à l'issue d'une rencontre avec le ministre italien des Affaires étrangères Enzo Moavero Milanesi.

Le ramadan, période de jeûne pour les musulmans, débute cette année le 5 mai au soir.

M. Salamé n'a pas caché les difficultés qu'il reste à résoudre avant que le processus de stabilisation de ce pays en proie au chaos depuis 2011 puisse reprendre avec quelque chance de réussite.

Tout était prêt pour la conférence nationale, prévue mi-avril et censée préparer le terrain à des élections en Libye, avant que le maréchal Khalifa Haftar ne lance son offensive contre la capitale Tripoli, a affirmé l'envoyé de l'Onu.

Elle est aujourd'hui en suspens, mais pas annulée, a-t-il ajouté, précisant toutefois qu'il fallait aussi "un fort soutien de la part de la communauté internationale". Or, a-t-il déploré, celle-ci est divisée, notamment au niveau du Conseil de sécurité de l'Onu, qui n'est pas parvenu à se mettre d'accord sur un projet de résolution sur la Libye.

Sur le terrain, les combats s'enlisaient près de trois semaines après le début de l'offensive de Khalifa Haftar contre Tripoli, siège du gouvernement reconnu par la communauté internationale.

Production record de coton de plus de 700.000 tonnes

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Au Soudan, les militaires veulent négocier avec les leaders de la contestation

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Un blogueur reste en "détention" dans l'attente du jugement de la Cour suprême

Une manifestation à Nouakchott, Mauritanie, 12 septembre 2012.

Le blogueur Mohamed Cheikh Ould Mkhaïtir, considéré par des ONG comme "symbole de la répression" en Mauritanie, reste en "détention" dans l'attente d'une décision de la Cour suprême, a déclaré mercredi le ministre de la Justice.

Le blogueur de 35 ans, condamné à mort en 2014 pour "apostasie", puis à deux ans de prison en appel en 2017, est considéré le "symbole de la répression en Mauritanie" par des organisations de défense des droits humains.

Mohamed Cheikh Ould Mkhaïtir est en "détention provisoire" et "seule la Cour suprême pourra statuer sur son sort", a déclaré le ministre mauritanien de la Justice Dia Moctar Malal devant l'Assemblée nationale, sans donner de date pour ce jugement.

Ayant passé quatre années en détention provisoire entre son arrestation et le jugement en appel, M. Ould Mkhaïtir aurait dû être remis en liberté après la réduction de peine, le pourvoi en cassation déposé par le parquet n'étant pas suspensif. Mais il a été placé en "détention administrative" dans un lieu inconnu, selon les autorités.

"Ni l'exécutif, ni le législatif ne peuvent imposer une décision le concernant", a encore déclaré le ministre, alors que cette affaire a déchaîné les passions en Mauritanie.

Le jeune homme avait été reconnu coupable d'apostasie (le fait de renier sa religion) pour un article sur internet taxé de blasphème envers le prophète de l'islam, Mahomet. Mais il avait ensuite exprimé son repentir.

En 2017, l'annonce de la réduction de sa peine en appel avait provoqué des manifestations de protestation et le gouvernement mauritanien avait, en avril 2018, adopté un projet de loi durcissant la législation contre les auteurs d'apostasie et de blasphème, rendant la peine de mort obligatoire contre eux même en cas de repentir.

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