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Paris nomme un nouveau préfet à Mayotte

Des policiers face aux manifestants à Mayotte, le 20 février 2018

Le gouvernement français a nommé un nouveau préfet à Mayotte, a annoncé à la presse la ministre des Outre-mer Annick Girardin, alors que le mouvement de contestation dans cette île française de l'océan Indien est entré dans sa sixième semaine.

Mayotte, où la situation sanitaire s'aggrave, est agitée depuis un mois par un mouvement social qui dénonce l'insécurité et l'immigration clandestine venue des Comores, où le revenu moyen par habitant est treize fois inférieur à celui du département français.

Composées de quatre îles (Grande-Comore, Anjouan, Mohéli et Mayotte), les Comores ont proclamé leur indépendance de Paris en 1975, mais celle de Mayotte a alors décidé de rester dans le giron de la France, au grand dam de Moroni qui en revendique la souveraineté.

Le nouveau préfet de Mayotte, Dominique Sorain, ancien préfet de l'île française de La Réunion, est également nommé "délégué du gouvernement". Il était jusqu'alors directeur de cabinet de la ministre des Outre-mer. Il remplacera Frédéric Veau.

M. Sorain sera accompagné d'une équipe de six personnes qui viendra renforcer les services de l'État sur place, a précisé la ministre devant la presse. L'équipe est composée d'experts des différents secteurs en proie à de graves difficultés : action sociale, sécurité, éducation, santé, environnement...

Autour du délégué, "l'équipe interministérielle sera en lien direct avec élus, acteurs du mouvement social, société civile et présentera, dans un délai d'un mois, un train de mesures sociales et économiques en faveur du développement et du redressement de Mayotte", a-t-elle indiqué.

Interrogé mercredi à l'Assemblée nationale, le Premier ministre français Edouard Philippe a insisté pour sa part sur le dialogue nécessaire avec l'archipel des Comores.

"Nous ne règlerons pas durablement la situation de Mayotte sans travailler, discuter et convenir d'un certain nombre de choses avec les Comores", a-t-il affirmé, plaidant pour "une discussion ferme et confiante avec les Comores si l'on veut trouver les éléments d'une solution durable à Mayotte".

>> Lire aussi : Paris annonce la reprise certaines expulsions vers les Comores

Le nouveau préfet et la délégation d'experts seront dès vendredi à Mayotte pour entamer les discussions avec les différentes parties.

Mayotte était toujours paralysée mercredi par des barrages routiers, six semaines après le début du mouvement.

"Les entraves à la circulation, la mise en danger d'autrui, les opérations de justice communautaire et le racket organisé sur certains barrages sont des faits graves passibles de poursuites", a rappelé la ministre Annick Girardin, soulignant la fermeté du gouvernement.

Les autorités françaises ont multiplié dernièrement les expulsions de Comoriens sans papiers. Moroni a riposté mercredi dernier en refusant de laisser rentrer sur son territoire ses citoyens refoulés. Mais vendredi, Moroni a promis un renforcement des mesures de sécurité sur l'île d'Anjouan, principal point de départ des immigrants clandestins vers Mayotte, notamment pour "traquer" les passeurs.

Avec AFP

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33 morts dans des inondations et glissements de terrain en Afrique du Sud

Le port de Durban, en Afrique du Sud, le 25 mars 2013.

Au moins 33 personnes ont été tuées mardi par des pluies torrentielles qui ont provoqué des inondations et des glissements de terrain à Durban et dans sa province, sur la côte est de l'Afrique du Sud, ont annoncé les autorités.

"Les fortes pluies ont fait 33 morts", a déclaré Mme Nomusa Dube-Ncube, ministre de la province du KwaZulu-Natal, dont Durban est la principale métropole.

Dix enfants sont portés disparus à Durban et 42 personnes ont été blessés, a-t-elle ajouté. Parmi les morts figure un bébé de six mois et un enfant d'une dizaine d'années.

Au moins 145 personnes ont été déplacées par les inondations, selon le gouvernement.

En plus de maisons écroulées et de routes inondées, des conduites d'évacuation d'eau sont bouchées et des pylones électriques sont tombés.

Des renforts militaires ont été envoyés en soutien aux services de secours dans certaines zones particulièrement touchées par les pluies.

Les précipitations ont touché durant le week-end et la nuit de lundi à mardi tout le sud et l'est de l'Afrique du Sud.

Les services météorologiques sud-africains ont averti de la poursuite jusqu'à mercredi de cette épisode de précipitations, pouvant notamment affecter les axes routiers et les ponts situés dans les zones les plus basses du pays.

Pénurie de gaz au Tchad : appel à manifester en dépit d'une interdiction

Bonbonnes de gaz butane vide à N’Djamena, le 4 avril 2019. (VOA/André Kodmadjingar)

Le Collectif tchadien contre la vie chère a appelé mardi les Tchadiens à "manifester pacifiquement" jeudi pour protester contre la pénurie de gaz qui affecte le pays depuis plus de deux mois, en dépit d'une interdiction du gouvernement.

"Nous appelons les Tchadiens, jeunes, femmes, enfants touchés par cette situation à sortir massivement avec leurs bonbonnes de gaz et marmites vides" jeudi dans les rues, a déclaré le porte-parole du collectif, Dyngamnayal Nely Versinis, selon un communiqué.

Lundi, le gouvernement tchadien avait pris un arrêté pour interdire la marche lancée par ce collectif de la société civile. Mi-mars, une première marche avait déjà été interdite.

"Le gouvernement dans sa logique de restreindre la liberté d'expression, a pris un arrêté pour interdire ladite manifestation sans qu'aucune raison valable ne soit avancée", a indiqué le collectif qui a décidé "de maintenir la marche" jeudi "sur toute l'étendue du territoire".

Depuis fin janvier, la raffinerie de Djarmaya, seule source d'approvisionnement en gaz du pays, tourne au ralenti.

En cause, la révision des machines de la centrale, qui détient le monopole du gaz dans le pays, et qui n'aurait pas été anticipée.

Pour parer à la situation, le gouvernement avait autorisé l'importation de gaz du Nigeria ou du Cameroun, mais les besoins en énergie de la population ne sont toujours pas satisfaits.

"Aujourd'hui, il s'agit plus d'un bras de fer entre le gouvernement et la société chinoise actionnaire de la raffinerie pour la renégociation de contrats qui est en cause", a indiqué à l'AFP une source proche du ministère tchadien de l'Economie.

Au Tchad, les manifestations de la société civile sont souvent interdites par le gouvernement qui invoque des "raisons de sécurité".

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