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Manif anti-Erdogan à Washington : le président turc accuse des mouvements interdits en Turquie

Recep Tayyip Erdogan, le président turc

Le président turc Recep Tayyip Erdogan a accusé dimanche divers mouvements kurdes, turcs et arméniens, interdits en Turquie, d'avoir fait alliance pour manifester contre lui à Washington et provoquer des échauffourées avec son service de sécurité.

Des incidents avaient éclaté jeudi à Washington près des bâtiments de l'institution Brookings, où devait s'exprimer le président Erdogan, en visite dans la capitale américaine pour participer à un sommet sur la sûreté nucléaire.

Des heurts avaient opposé les services de sécurité turcs à des journalistes et manifestants avant que la police n'intervienne.

S'exprimant à son arrivée à l'aéroport d'Istanbul, le président turc affirmé avoir vu parmi les manifestants des "représentants" du Parti des Travailleurs turcs (PKK, rébellion kurde), des Unités de protection du Peuple Kurde (YPG), accusées par Ankraa d'être le bras armé syrien du PKK, ainsi que de l'ASALA (Armée secrète arménienne de libération de l'Arménie).

Il a accusé ces trois groupes d'avoir été de mèche lors de la manifestation avec des alliés de l'imam Fethullah Gülen, son ennemi juré, exilé aux Etats-Unis et qu'il accuse de comploter contre lui.

"La situation qui a eu lieu avant la conférence était vraiment, vraiment significative", a déclaré le président turc.

"J'ai, moi-même, vu des représentants de la structure étatique parallèle qui ont fui le pays aux côtés du PKK, de l'YPG et de l'ASALA", a-t-il ajouté.

"C'est bien la preuve"... a-t-il encore affirmé.

Après les incidents de Washington, le Club national de la presse américain, une grande organisation de journalistes, avait vivement protesté, accusant le service de sécurité présidentiel d'avoir "porté la main sur des reporters ou des manifestants".

"Erdogan n'a pas à exporter" les violations des droits de l'Homme et de la presse qui se développent en Turquie, avait ajouté son président Thomas Burr.

Avec AFP

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Le loup n'est plus une espèce protégée aux Etats-Unis

Des loups gris hurlent dans une zone d'exposition du Centre international du loup à Ely, dans le Minnesota, en février 2008. (Photo AP / John Flesher)

L'administration de Donald Trump a confirmé jeudi que les loups ne seraient dorénavant plus une espèce protégée aux Etats-Unis. Elle révoque ainsi une classification en place depuis 1978 après leur quasi-extinction, et ouvrant la voie à ce qu'ils soient davantage chassés.

L'annonce intervient quelques jours avant l'élection présidentielle du 3 novembre, alors que de nombreux élus républicains du Midwest, terre électorale cruciale, réclamaient le retrait du loup de la liste protégée.

"Après plus de 45 ans sous un statut d'espèce protégée, le loup gris a excédé tous les objectifs de préservation en vue de son rétablissement", a déclaré le secrétaire à l'Intérieur David Bernhardt (les premières protections ont commencé en 1974).

La population de loups (Canis lupus) aux Etats-Unis (hors Alaska et Hawaï) est remontée à 6.000, selon le département de l'Intérieur, contre moins de 1.000 en 1967.

Le loup s'est redéveloppé dans la région des Rocheuses et a commencé à revenir dans l'Ouest. Sous la présidence de Barack Obama, il avait déjà perdu son statut protégé dans l'Idaho et le Montana.

Il reviendra désormais aux Etats de décider comment gérer les populations de loups, en autorisant ou non la chasse et les pièges. La mesure était réclamée par des éleveurs. Seul le "loup mexicain", présent dans le Sud-Ouest, restera protégé au niveau fédéral.

La communauté scientifique et un grand nombre d'élus, de citoyens et de militants s'opposaient à la révocation, car le loup n'a pas encore regagné tout son habitat historique.

L'ONG Earthjustice a promis de contester la décision en justice, accusant l'agence fédérale chargée de la protection des animaux de ne pas avoir suivi les procédures scientifiques normales.

"Choquée et attristée" par la décision de l'US Fish and Wildlife Service, Jane Goodall, célèbre avocate des animaux et spécialiste des primates, a expliqué que les loups ne pourraient plus étendre leurs territoires en raison de la chasse et des pièges.

"Les loups ont la même conscience, les mêmes émotions et la même intelligence que les chiens, voire plus", a dit Jane Goodall dans une vidéo. "Comment réagiriez-vous si votre chien était abattu pour que quelqu'un accroche sa tête sur un mur?"

Treize espèces ont perdu leur statut protégé depuis 2017 sous l'administration Trump. La liste inclut une chauve-souris, un gecko ou encore un campagnol.

Le célèbre rapace "bald eagle" (pygargue à tête blanche), animal symbole des Etats-Unis, a été retiré de la liste protégée en 2007.

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