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Erdogan défend sa ligne dure contre les Kurdes lors d'une visite mouvementée à Washington

Le président turc Recep Tayyip Erdogan arrive pour un dîner de travail avec les chefs des délégations lors du Sommet sur la sécurité nucléaire à la Maison Blanche à Washington le 31 mars 2016.

Le président turc Recep Tayyip Erdogan a finalement été reçu jeudi par son homologue américain Barack Obama à Washington, lors d'une visite chargée de tensions sur la Syrie et la question kurde et qui a donné lieu à des scènes musclées entre sa sécurité et la presse.

La Maison Blanche a annoncé que le président Obama avait rencontré M. Erdogan jeudi soir en marge du sommet sur la sécurité nucléaire, un entretien qui n'avait pas été programmé, ce qui avait été considéré comme une rebuffade envers le président turc à un moment où Washington et Ankara se heurtent sur la crise syrienne et les droits de l'Homme, notamment la liberté de la presse.

Selon un communiqué de la Maison Blanche, MM. Obama et Erdogan ont discuté de "la coopération entre les Etats-Unis et la Turquie dans les domaines de la sécurité régionale, du contre-terrorisme et des migrations".

Mais l'intervention de M. Erdogan devant le cercle de réflexion Brookings à Washington a été précédée par des heurts entre les services de sécurité turcs et des journalistes et des manifestants -- certains brandissant des bannières de combattants kurdes syriens --, qui ont échangé coups et insultes avant que la police n'intervienne.

Un homme de la sécurité turque a lancé un coup de pied à hauteur de la poitrine d'un journaliste américain qui tentait de filmer des heurts. Un autre a traité une chercheuse en sciences politiques de "Putain du PKK", le Parti des travailleurs du Kurdistan honni, et interdit, par Ankara.

D'autres ont tenté d'empêcher deux journalistes turcs d'accéder au bâtiment de la Brookings, dont un journaliste du journal d'opposition Zaman, mis sous tutelle par le gouvernement. Mais des membres de la Brookings les en ont empêchés lors d'une confrontation très tendue.

A l'extérieur du bâtiment, des militants pro-Kurdes scandaient "Erdogan fasciste!" ou"Erdogan, tueur d'enfant".

- S'unir pour combattre le terrorisme -

Le Club national de la presse américain, une grande organisation de journalistes, a vivement protesté.

"Le président turc et son équipe de sécurité sont des invités des Etats-Unis", a déclaré dans un communiqué Thomas Burr, son président. "Ils n'ont pas le droit de porter la main sur des reporters ou des manifestants", a-t-il dit.

"Erdogan n'a pas à exporter" les violations des droits de l'Homme et de la presse qui se développent en Turquie, a-t-il ajouté.

Imperturbable après ces heurts, le président turc a défendu dans un discours très ferme l'action de son gouvernement contre des médias turcs, malgré les critiques internationales, et sa lutte contre le séparatisme kurde, après un nouvel attentat.

Evoquant les cas de 52 "soi-disant journalistes incarcérés", il a affirmé que ces personnes "avaient déjà été condamnées pour des actes terroristes et (pour) avoir été impliquées dans des organisations terroristes".

"Dans les prisons turques il n'y a pas de journalistes qui ont été condamnés en raison de leur profession" ou en violation de leur liberté d'expression, a-t-il assuré.

M. Erdogan a appelé la communauté internationale à soutenir l'action de son gouvernement contre les séparatistes kurdes, après un attentat à la voiture piégée qui a tué sept policiers turcs jeudi à Diyarbakir, la plus grande ville du sud-est à majorité kurde -- une attaque attribuée aux séparatistes kurdes.

"Nous ne pouvons plus tolérer ça", a lancé M. Erdogan. "Les pays européens et les autres pays, j'espère, peuvent voir le véritable visage derrière ces attentats", a-t-il déclaré.

M. Erdogan a estimé que le monde entier devait s'unir pour combattre le terrorisme, affirmant que les Kurdes étaient aussi dangereux que les combattants du groupe Etat islamique.

La coalition internationale contre l'EI menée par les Etats-Unis en Syrie assiste les Unités de protection du peuple (YPG) --bras armé du principal parti kurde en Syrie, le Parti de l'union démocratique (PYD)-- dans la lutte contre le groupe jihadiste.

Mais la Turquie considère que les YPG sont des alliés du PKK. L'Occident ne doit pas considérer qu'il y a de "bons terroristes" sous prétexte qu'ils combattent les jihadistes de l'EI, a déclaré M. Erdogan.

Auparavant, le vice-président américain Joe Biden a lui aussi rencontré M. Erdogan. Les deux responsables ont réaffirmé "l'alliance étroite" entre les Etats-Unis et la Turquie et leur "intention commune" de vaincre le groupe Etat islamique, selon un communiqué de la vice-présidence américaine.

Avec AFP

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Le tableau de Banksy parodiant les Nymphéas de Monet adjugé à 7,6 millions de livres

Une assistante de gallerie pose le tableau Nympheas de Claude Monet lors d'une photo-call pour la vente d'art à la maison de ventes Sotheby's à Londres le 18 juin 2014. REUTERS / Neil Hall

"Show me the Monet", le tableau de l'artiste urbain britannique Banksy parodiant les Nymphéas de Claude Monet, a été vendu mercredi à Londres 7,6 millions de livres (8,5 millions d'euros), a annoncé la maison d'enchères Sotheby's.

"Cinq collectionneurs déterminés" se sont disputés pendant près de neuf minutes d'enchères en ligne l'oeuvre, initialement estimée entre 3 et 5 millions de livres, avant que l'un deux ne la remporte pour 7,6 millions. C'est "le second plus haut prix jamais atteint" par une œuvre de Banksy dans des enchères.

Ce tableau datant de 2005 reprend l'une des célèbres œuvres du peintre impressionniste français montrant un pont japonais au dessus d'un bassin en fleurs, dans lequel trempent désormais aussi des plots de signalisation orange et un vieux caddy.

"Banksy met ici en lumière le mépris de la société pour l'environnement face aux excès gaspilleurs du consumérisme", a estimé dans un communiqué Alex Branczik, responsable européen de l'art contemporain chez Sotheby’s, qui voit en l'artiste originaire de Bristol un "visionnaire".

"Show me the Monet" fait partie d'une série de tableaux intitulée "Crude Oils" ("Peintures à l'huile vulgaires"), dans laquelle l'artiste s'est amusé à détourner de grands classiques de la peinture.

On y trouve ainsi une version des "Tournesols" de Van Gogh aux fleurs fanées, la Marilyn Monroe d'Andy Warhol détournée en Kate Moss ou encore le "Nighthawks" d'Edward Hopper où un homme en caleçon aux couleurs du drapeau britannique a caillassé la vitre du célèbre bar.

"Show me the Monet" n'a pas réussi à battre le record établi en 2019 par "Le Parlement des singes", qui s'était arraché à 9,9 millions de livres (11,1 millions d'euros) lors d'une précédente vente aux enchères à Sotheby's, pulvérisant l'estimation initiale de 1,5 à deux millions de livres (entre 1,7 et 2,25 millions d'euros).

Le pianiste américain Keith Jarrett, handicapé par des AVC, ne donnera plus de concerts

Pianiste à l'oeuvre.

Le pianiste américain de jazz Keith Jarrett ne pourra sans doute plus jamais se produire en concert, partiellement paralysé par deux AVC, explique-t-il dans un entretien publié mercredi par le New York Times.

"Mon côté gauche est toujours en partie paralysé", explique, pour la première fois, le musicien de 75 ans, après deux accidents vasculaires cérébraux intervenus en février et mai 2018.

"On me dit que le maximum que je pourrais récupérer de ma main gauche, c'est la capacité de tenir un verre", se désole-t-il.

Depuis, il ne s'est mis que de rares fois au piano, jouant de la main droite uniquement.

"Je ne sais pas à quoi est censé ressembler mon avenir", a-t-il confié au New York Times. "Je ne me considère pas comme un pianiste aujourd'hui."

Légende du jazz, Keith Jarrett a été à l'avant-garde du mouvement dès le début des années 60, et a collaboré avec des artistes de référence comme Miles Davis, Art Blakey ou Jack DeJohnette.

Son travail autour de l'improvisation l'a mené jusqu'à donner des concerts solo totalement improvisés, qui ont largement contribué à sa réputation de virtuose génial.

"J'ai le sentiment que je suis le John Coltrane des pianistes", a-t-il dit au New York Times, se plaçant au niveau du monstre du saxophone.

Ce qui sera peut-être le dernier concert de Keith Jarrett remonte à février 2017, au Carnegie Hall de New York.

S'il a enregistré plusieurs albums en studio, le natif d'Allentown (Pennsylvanie) est surtout connu pour ses concerts, son jeu au son limpide et ses mimiques, notamment sa tête exagérément penchée sur le piano.

"Aujourd'hui, je ne peux même pas en parler", dit-il au sujet de la possible fin de sa carrière scénique.

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Le Vatican soutient les unions civiles entre personnes de même sexe

Le pape François arrive à la salle Paul VI pour son audience générale hebdomadaire, se tenant à distance des fidèles en raison de la maladie du coronavirus, au Vatican, le 21 octobre 2020. (Reuters)

Le pape François a approuvé les unions civiles entre personnes de même sexe pour la première fois en tant que souverain pontife.

C’était lors d’une interview dans le cadre d’un documentaire intitulé "Francesco" (François en italien), qui a été présenté en première au Festival du film de Rome mercredi.

Le documentaire touche sur les questions qui lui tiennent le plus à cœur, notamment l'environnement, la pauvreté, la migration, l'inégalité raciale et de revenus, et la discrimination.

"Les homosexuels ont le droit d'être dans une famille. Ce sont des enfants de Dieu", a déclaré le pape François. "Ce qu'il nous faut, c'est une loi sur l'union civile ; de cette façon, ils sont légalement couverts", a-t-il ajouté.

Alors qu'il était archevêque de Buenos Aires, en Argentine, le pape actuel avait soutenu les unions civiles pour les couples homosexuels comme une alternative aux mariages entre personnes du même sexe.

Cependant, il ne s'était jamais prononcé publiquement en faveur des unions civiles en tant que pape.

Les autorités américaines ont lancé des poursuites contre Google

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