Liens d'accessibilité

Dernières nouvelles

Cinq militaires maliens tués dans le centre du pays


Opération conjointe des forces armées maliennes et de Barkhane menée fin juin dans le Gourma au Mali, photo publiée le 6 juillet 2018. (Twitter/Etat-Major armées)

Cinq militaires maliens ont été tués mardi dans deux attaques distinctes dans le centre du Mali, a-t-on appris mercredi de source militaire et auprès des autorités locales.

"Des éléments de la gendarmerie de Dialloubé quittant Mopti pour Dialloubé ont fait l'objet d'une attaque à l'engin explosif improvisé suivie de tirs nourris", a affirmé à l'AFP une source militaire à Mopti, siège du gouvernorat.

"Le bilan est de trois morts", a-t-on indiqué, en précisant que ces gendarmes avaient escorté vers Mopti leurs camarades en route pour une formation militaire à Bamako.

Par ailleurs, dans la même région, deux militaires maliens en patrouille entre Koro et Bankass, près de la frontière avec le Burkina Faso, ont été tués par des assaillants non identifiés, selon les autorités locales.

"La première victime est tombée sur-le-champ, le corps d'un jeune soldat porté disparu a été retrouvé le lendemain. Il y a eu un blessé", a indiqué à l'AFP le gouverneur de Mopti, le général Sidi Alassane Touré.

Plus de la moitié des attaques de groupes armés au Mali visent les forces armées maliennes, en particulier dans la région de Mopti, a souligné dans son dernier rapport trimestriel sur le pays le secrétaire général de l'ONU, Antonio Guterres.

Le nord du Mali était tombé en mars-avril 2012 sous la coupe de groupes djihadistes liés à Al-Qaïda. Ces groupes en ont été en grande partie chassés par une intervention militaire internationale, lancée en janvier 2013 à l'initiative de la France, qui se poursuit.

Mais des zones entières du pays échappent encore au contrôle des forces maliennes et étrangères, régulièrement visées par des attaques, malgré la signature en mai-juin 2015 d'un accord de paix, censé isoler définitivement les djihadistes, dont l'application accumule les retards.

Depuis 2015, ces attaques se sont étendues au centre et au sud du Mali et le phénomène déborde sur les pays voisins, en particulier le Burkina Faso et le Niger.

Avec AFP

Votre avis

Voir les commentaires

XS
SM
MD
LG