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Londres assouplit ses recommandations pour les voyages en Tunisie

  • VOA Afrique

Des Tunisiens marchent devant une mosquée à Tunis, en Tunisie, le 2 juin 2017.

Londres a assoupli ses recommandations aux touristes voyageant en Tunisie, mettant fin à sa consigne d'annuler tout voyage non essentiel à Tunis et dans les principaux sites touristiques.

"Cette mise à jour reflète notre dernière évaluation, selon laquelle le risque qui pèse sur les ressortissants britanniques en Tunisie a changé", a indiqué dans un communiqué le secrétaire d'État au Moyen-Orient et à l'Afrique du Nord, Alistair Burt.

"Cela s'explique notamment par l'amélioration des conditions de sécurité mises en place par les autorités tunisiennes et l'industrie touristique, depuis les attaques terroristes de 2015", a-t-il précisé.

Trois attentats majeurs avaient frappé la Tunisie cette année-là. Le gouvernement britannique avait recommandé à ses ressortissants de quitter le pays après l'attaque de Port El Kantaoui, le 26 juin 2015, qui avait coûté la vie à 38 touristes dont 30 Britanniques. Cette attaque avait été revendiquée par le groupe État islamique.

Le Foreign Office rappelle néanmoins que la Tunisie est toujours sous le régime de l'état d'urgence, et déconseille les voyages dans plusieurs régions du pays, particulièrement à proximité des frontières avec la Libye et l'Algérie.

"Il reste très probable que les terroristes continuent de vouloir commettre des attaques en Tunisie", avertit le ministère, qui demande aux voyageurs de "rester vigilants à tout moment, notamment dans les sites religieux et dans les festivals".

Le pays a fait "des pas très importants dans la guerre contre le terrorisme (...) mais les menaces existent toujours", a récemment affirmé le Premier ministre tunisien Youssef Chahed. Son gouvernement espérait voir levées les restrictions faites aux voyageurs pour relancer le tourisme, secteur clé de l'économie nationale.

Le procès de l'attentat de Port El Kantaoui, qui s'était ouvert en mai avant d'être suspendu, doit reprendre en octobre. Vingt personnes sont accusées de "crimes terroristes", tandis que six membres des forces de sécurité sont poursuivies pour "non assistance à personne en danger".

Avec AFP

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