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Lionheart, le premier film de Netflix made in Nigeria

L'actrice nigériane Genevieve Nnaji assiste à la première de 'Farming' au Festival international du film de Toronto, à Toronto (Ontario), le 8 septembre 2018.

Genevieve Nnaji, une actrice de Nollywood bien connue, a produit et vendu son film Lionheart à Netflix pour 3,5 millons de dollars. Une première sur le continent africain.

Dans "Lionheart", qui est aussi son premier film, Genevieve Nnaji interprète Adaeze, directeur de la logistique d'une entreprise de transport familiale qui s'efforce de remporter un contrat avec l'État.

Son père, le chef Ernest Obiagu (Pete Edochie), loue publiquement les capacités de Adaeze lors de la réunion de présentation avant de se retirer suite à une crise cardiaque.

"Lionheart" n'est pas seulement un film sur la manière dont une femme prend la direction d'une entreprise dans une société sexiste.

Tandis que son père se repose, il nomme Godswill (Nkem Owoh), son frère, à la tête par intérim, provoquant une tension entre la nièce et son oncle. Mais alors que le temps presse pour régler les dettes, les deux personnages doivent faire face à un concurrent sans scrupule (Kanayo O. Kanayo) et y arrive avec le style effronté et transactionnel de Godswill et l’approche mesurée d’Adaeze.

Sur Twitter, la directrice et actrice remercié ses nombreux fans qui ont déjà regardé son film : "Merci à tous d'avoir accepté #lionheartthemovie dans votre foyer et dans votre cœur. À l'échelle mondiale. Voici comment nous changeons le récit. Continuons à combler le fossé".

Parmi les films de Nollywood actuellement diffusés sur Netflix, on peut voir The Wedding Party, Fifty, The Visit, When Love Happens, Road to Yesterday et Dearest Mummy.

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La rubrique économie du 23 juillet avec Eric Manirakiza

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Au moins six manifestants chiites et un policier ont été tués

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Nigeria : de nouvelles tensions avec la minorité chiite font au moins sept morts

Affrontements entre des membres du groupe chiite, du Mouvement islamique nigérian (IMN) et la police, le 22 juillet 2019. (Photo: AFP)

Au moins six manifestants chiites et un policier ont été tués dans des heurts à Abuja lundi, les dernières violences meurtrières en date liées à l'emprisonnement d'un dignitaire religieux de leur communauté.

Quelques centaines de membres du Mouvement islamique du Nigeria (IMN), une organisation chiite radicale du nord du Nigeria majoritairement sunnite, ont défilé dans la capitale fédérale pour exiger la libération de leur chef Ibrahim Zakzaky, incarcéré depuis décembre 2015 avec son épouse pour "homicide et rassemblement illégal", a constaté un photographe de l'AFP.

"La manifestation a d'abord été pacifique", puis "les policiers ont commencé à sortir en nombre et ont tiré du gaz lacrymogène et les manifestants ont riposté en lançant des cocktails Molotov et ont mis le feu à des véhicules de pompiers", a-t-il ajouté.

"Nous marchions sans violences et lorsque nous sommes arrivés au niveau du ministère des Affaires étrangères, ils (les policiers) ont commencé à tirer en l'air et sur la foule", a de son côté dit Abdullahi Muhammed Bello, un membre de cette organisation chiite. "Il y a six corps devant moi, dont celui d'un mineur", a-t-il poursuivi.

Le photographe de l'AFP a compté le même nombre de morts, ajoutant avoir vu un policier à terre.

L'IMN a plus tard fait part de la mort de cinq autres manifestants.

Un porte-parole de la police a quant à lui annoncé qu'un officier de haut rang des forces de l'ordre avait aussi perdu la vie dans les violences, tandis que deux autres policiers avaient été grièvement blessés.

La chaîne de télévision nigériane Channels a par ailleurs affirmé que l'un de ses reporters avait reçu une balle, sans autres détails.

Le porte-parole de la police, Franck Mba, a diffusé un communiqué pour demander aux habitants d'Abuja de rester calmes.

"Il y a une manifestation violente actuellement en cours", a dit le porte-parole. "La police prend des mesures adéquates de maintien de l'ordre pour garder la situation sous contrôle".

Amnesty International a aussitôt rendu public un communiqué appelant "les autorités à ne plus réprimer les manifestations chiites dans le sang".

"Les forces de sécurité tirent à balles réelles sur des personnes qui exercent seulement leur liberté d'expression", regrette l'ONG internationale de défense des droits de l'Homme.

- Réprimées dans le sang -

Les partisans d'Ibrahim Zakzaky manifestent quasiment quotidiennement désormais dans les rues d'Abuja pour demander sa libération.

L'IMN, fort de plusieurs milliers de sympathisants, s'oppose depuis des années à l'autorité nigériane et ses manifestations sont souvent réprimées dans le sang.

Le 11 juillet, au moins deux personnes ont été tuées, quelques jours après une sortie du fils du chef de l'IMN, accusant le gouvernement d'organiser "l'assassinat" d'Ibrahim Zakzaky, dont l'état de santé s'est fortement dégradé.

Le week-end dernier, la présidence nigériane a appelé les membres de l'IMN à attendre la prochaine comparution de leur chef devant la justice, le 29 juillet.

"Nous demandons aux partisans de Zakzaky d'abandonner leurs violentes manifestations dans les rues et d'attendre la décision la cour de Kaduna (nord), ville dans laquelle leur leader doit comparaître", a déclaré Garba Shehu, le porte-parole de la présidence.

Fin 2016, un tribunal fédéral avait jugé sa détention illégale et ordonné sa libération. Mais cette décision n'a jamais été exécutée.

En janvier, un tribunal avait ordonné qu'il puisse rencontrer ses médecins personnels, en raison de la dégradation de son état de santé, mais ses proches ont récemment fait savoir qu'il souffrait d'un empoisonnement au plomb.

Fin octobre, des partisans de l'IMN avaient manifesté en masse à Abuja et la répression violente de la manifestation par les forces de sécurité avait fait 47 morts selon l'IMN et les observateurs, six selon les chiffres officiels.

En décembre 2015, l'armée a tiré sur des manifestants à Zaria, leur fief dans le nord du Nigeria, faisant plus de 350 morts.

L'IMN, apparu en tant que mouvement étudiant en 1978 avant de muer en groupe révolutionnaire inspiré par la révolution islamique en Iran, est aujourd'hui encore proche de Téhéran et suscite une grande hostilité au Nigeria où l'élite musulmane sunnite ne cache pas ses affinités avec l'Arabie saoudite.

Avec AFP

Redonner un sourire aux malades du Noma

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Un humanitaire et cinq personnes portées disparues dans le nord-est du Nigeria

Une camionnette de patrouille de police brûlée reste abandonnée sur le bord d'une route déserte à Damaturu, dans l'État de Yobe, le 7 novembre 2011.

Six personnes, dont un humanitaire, sont portées disparues depuis l'attaque de leur convoi jeudi dans le nord-est du Nigeria, en proie à l'insurrection de groupes djihadistes, a-t-on appris vendredi de sources concordantes.

"Un convoi de véhicules a été attaqué (jeudi) sur la route" entre la capitale du Borno, Maiduguri, et la ville de Damasak, a indiqué l'ONG Action contre la faim (ACF) dans un communiqué.

"Un des chauffeurs a été tué, tandis qu'un employé d'Action contre la faim, deux autres chauffeurs, et trois travailleurs du secteur de la santé sont portés disparus", poursuit l'ONG.

ACF est "profondément attristée par ce tragique incident".

Deux sources humanitaires de la région ont confirmé sous couvert de l'anonymat cette attaque qui s'est produite au niveau du village de Kennari, faisant état de quatre personnes enlevées parmi les passagers.

"Quatre personnes, trois hommes et une femme, ont été enlevées hier (jeudi) vers 16H30 (15H30 GMT) par des hommes armés que nous suspectons fortement d'être des insurgés", a dit l'une de ces sources.

Selon la deuxième source humanitaire, le convoi de trois véhicules rentrait d'un village voisin où ACF dirige une clinique, lorsque des hommes armés ont ouvert le feu. L'un des véhicules a alors fait une sortie de route et s'est écrasé contre un arbre, causant la mort de son chauffeur.

Les quatre passagers, "coincés dans le véhicule, ont alors été +pris+ par les assaillants", a ajouté la deuxième source. "Les occupants des autres véhicules ont abandonné leurs véhicules et fui à pied vers Damasak", située à quelques km de là.

Le conflit a fait plus de 27.000 morts et 2 millions de déplacés depuis dix ans dans le nord-est du Nigeria, où interviennent de nombreuses ONG qui tentent d'enrayer une grave crise humanitaire.

L'Etat islamique en Afrique de l'Ouest (Iswap), affilié au groupe Etat islamique (EI), est particulièrement actif dans cette région reculée proche du lac Tchad et frontalière avec le Niger, où il mène depuis un an des attaques répétées contre les forces de sécurité nigérianes.

Les humanitaires sont régulièrement pris pour cible par les djihadistes, qui pratiquent les enlèvements contre rançon pour financer leurs opérations ou pour échanger avec le gouvernement nigérian leurs captifs contre des membres de leur groupe faits prisonniers, menaçant de tuer leurs victimes si leurs revendications ne sont pas satisfaites.

L'an dernier, l'Iswap avait tué deux employées du Comité international de la Croix-Rouge (CICR). Une troisième femme, travaillant pour l'Unicef, est toujours retenue en otage par le groupe.

Elles avaient été enlevées lors d'une attaque de la ville de Rann ayant fait trois morts parmi les employés locaux de l'Unicef et huit parmi les soldats nigérians présents sur place.

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