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Libye : pas de retour des civils à Syrte avant un mois


Un officier de police tunisien surveille le quartier, prés de la frontière avec la libye, le 9 mars 2016.

Les combats contre le groupe jihadiste Etat islamique (EI) à Syrte sont terminés mais les habitants ne pourront pas rentrer chez eux avant au moins un mois, a averti vendredi un responsable militaire libyen.

"Il faudra un mois ou un mois et demi" pour que les civils puissent rentrer chez eux et que la reconstruction de la ville puisse commencer, a indiqué à l'AFP le général Mohamad Guenedi, un responsable des forces loyales au gouvernement d'union (GNA) à Misrata, à mi-chemin entre la capitale Tripoli et Syrte.

"Notre mission numéro une, c'est (l'élimination) des mines et explosifs", a-t-il ajouté. "Les zones résidentielles ont été bourrées d'explosifs et de mines: (...) à côté des maisons, dans les jardins, les portails, les réfrigérateurs, le mobilier des maisons, les cuisines et jusque dans les matelas".

Selon le général Guenedi, "le peu de moyens et d'expérience des équipes du génie militaire" ralentit le nettoyage de la ville qui, seul, pourra "permettre aux habitants de rentrer chez eux inspecter leurs maisons".

Syrte, ville côtière située à 450 km à l'est de Tripoli et ancien fief de l'Ei en Libye, a été reprise en début de semaine par des forces pro-GNA, le gouvernement reconnu par la communauté internationale et basé à Tripoli mais dont la légitimité est disputée par des autorités basées dans l'est du pays.

Le chef du GNA, Fayez al-Sarraj, a réuni cette semaine les principaux commandants des opérations de Syrte afin de "préparer les cérémonies pour la proclamation de la libération de Syrte", indiquait jeudi l'agence libyenne LANA.

Le général Guenedi a toutefois estimé vendredi que cette proclamation pourrait "prendre du temps", même si "les opérations militaires à proprement dites sont terminées".

Les jihadistes ont défendu Syrte avec acharnement, pendant plus de six mois, en utilisant des tactiques de guérilla urbaine.

Depuis plus d'un mois, ils étaient retranchés dans un quartier résidentiel en bord de mer et encerclés par les forces loyalistes qui progresseraient avec prudence à cause de la présence de civils utilisés comme boucliers humains et de mines antipersonnel.

L'EI s'était emparé de Syrte en juin 2015 en profitant de l'absence d'Etat en Libye, plongée dans le chaos depuis la chute du dictateur Mouammar Kadhafi en 2011.

Avec AFP

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