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Libye : le président Macron recevra le maréchal Haftar la semaine prochaine à Paris

Le président français Emmanuel Macron avec le Premier ministre libyen Fayez al-Sarraj (à droite) et le général Khalifa Haftar (à gauche), près de Paris, France, le 25 juillet 2017.

Le président français Emmanuel Macron recevra la semaine prochaine le maréchal Khalifa Haftar, l'homme fort de l'Est libyen qui a lancé une offensive sur Tripoli, afin de tenter de relancer le processus politique dans le pays, a indiqué jeudi l'Elysée.

Cette rencontre "aura pour objet d'échanger sur la situation en Libye et les conditions de reprise du dialogue politique, à la suite de la visite du Premier ministre (Fayez al-Sarraj), et en lien avec l'ONU et nos partenaires", a précisé la présidence française.

Emmanuel Macron a reçu le 8 mai M. Sarraj, qui accuse Paris de soutenir son rival Khalifa Haftar. Le président français avait alors "réaffirmé" le "soutien" de la France au Premier ministre et appelé à un cessez-le-feu "sans conditions" dans ce pays déchiré par les conflits armés depuis la chute de Mouammar Khadafi en 2011.

Le maréchal Haftar, qui appelle ses troupes à poursuivre l'offensive, a été reçu discrètement, jeudi à Rome, traditionnellement proche des autorités de Tripoli et qui soutient le Premier ministre Sarraj.

"Cela a été une rencontre assez longue, un long échange d'informations. Je lui ai fait part de la position du gouvernement. Nous voulons un cessez-le-feu et nous considérons la voie politique comme l'unique solution", a déclaré le chef du gouvernement italien Giuseppe Conte, sans plus de précisions.

Après plus d'un mois d'offensive infructueuse des troupes du maréchal Haftar pour s'emparer de Tripoli, la situation semble dans l'impasse tant militaire que politique en Libye.

Le Premier ministre libyen refuse de son côté tout cessez-le-feu qui ne se traduirait pas par un retour des troupes du maréchal Haftar sur leurs positions d'avant le début de l'offensive le 4 avril.

Paris renvoie dos à dos les deux protagonistes, jugeant que Fayez al-Sarraj n'a pas non plus fait assez d'efforts pour concrétiser la feuille de route dont les deux rivaux étaient convenus fin février à Abou Dhabi, sous l'égide des Nations unies.

Cette feuille de route a été "mise en échec à la fois par une initiative du maréchal Haftar et par une initiative, ou une non-initiative, du Premier ministre Sarraj", a lancé le chef de la diplomatie française Jean-Yves Le Drian mardi à l'Assemblée nationale.

La position de la France, qui a fourni par le passé au maréchal Haftar du renseignement militaire dans l'est et le sud du pays, est jugée ambigüe par des observateurs, certains n'hésitant pas à évoquer un "double jeu".

"Face à la montée en puissance du groupe Etat islamique (EI) dans l'est de la Libye, la France a fait un choix stratégique depuis plusieurs années. Elle s'est résolue à soutenir discrètement Khalifa Haftar pour tenter de réduire la menace terroriste", résume le chroniqueur Thomas Hoffnung, spécialiste des questions africaines.

La France a ainsi "donné l'impression au cours des dernières années de se compromettre avec un apprenti dictateur", considère l'ancien ambassadeur de France Michel Duclos, conseiller spécial à l'Institut Montaigne.

A peine élu, M. Macron avait tenté une audacieuse médiation en invitant l'homme fort de l'Est libyen à Paris aux côtés du Premier ministre reconnu par la communauté internationale, en juillet 2017 puis en mai 2018.

Khalifa Haftar, qui était surtout soutenu par les Emirats arabes unis et l'Egypte, jouit depuis d'une reconnaissance sur la scène internationale, dont il s'est brutalement affranchi en lançant son offensive sur Tripoli.

L'Union européenne a condamné cette offensive, la qualifiant de menace pour la sécurité internationale, et a appelé à un cessez-le-feu immédiat.

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Poursuites demandées en Ituri contre les manifestants qui ont exhibé la tête d'une femme décapitée

Areti, 37 ans, du village de Joo (Mahagoi) dans la province de l'Ituri en RDC, s’est réfugiée, avec sa famille, en Ouganda, 12 avril 2018. (Twitter/MSF).

Des poursuites ont été demandées vendredi contre les manifestants qui ont exhibé la tête d'une jeune femme décapitée pour protester contre les tueries de civils en Ituri dans le nord-est de la République démocratique du Congo.

La police a dénoncé "la jeunesse iturienne (...) qui se permet de se promener avec les parties d'un cadavre humain", ainsi que les internautes qui publient "les images de cadavres humains sur les réseaux sociaux".

Ces jeunes ont manifesté mercredi après la découverte des corps de cinq civils près de Bunia, le chef-lieu provincial. Trois nouveaux corps ont été retrouvés jeudi.

Ils ont été dispersés par la police, qui a parlé de cinq personnes interpellées.

La photo du manifestant avec la tête d'une victime à la main a été relayée par plusieurs compte congolais sur Twitter.

"Jean Bamanisa (le gouverneur de l'Ituri, NDLR) a raison : ceux qui ont paradé avec la tête décapitée d'une victime des tueries qui se poursuivent en Ituri doivent être poursuivis. C'est contraire à la dignité humaine et c'est aussi terrifiant que le crime lui-même", selon le mouvement citoyen Lutte pour le changement (Lucha). "En même temps, il faut arrêter ces massacres", ajoute Lucha sur Twitter.

Des dizaines de civils ont été massacrés en Ituri depuis le 10 juin et des dizaines de milliers ont pris la fuite.

Début juillet en Ituri, le président Félix Tshisekedi a annoncé que des opérations militaires d'"envergure" avaient pu "amoindrir" les miliciens locaux accusés d'être à l'origine des massacres.

L'armée a affirmé avoir tué 19 miliciens entre mercredi et vendredi dans leur fief de la forêt de Wago. Quatre militaires sont morts pendant les combats, selon l'armée.

Ces tueries ravivent les douloureux souvenirs du conflit entre deux communautés de l'Ituri, les Lendu et les Hema, qui avait fait des dizaines de milliers de morts entre 1999 et 2003.

Les autorités et les deux communautés évitent de parler d'une reprise du conflit, s'interrogeant sur une "main noire" derrière les tueries dans cette province frontalière de l'Ouganda riche en or et pétrole.

Les Hema s'estiment les principales victimes des tueries avec une autre communauté, les Alur, qui étaient visés, d'après des témoins, par ces derniers massacres avec décapitation.

Les combattants du Soudan du Sud doivent stationner dans les camps militaires

Les Casques bleus rwandais arrivent à Juba, au Soudan du Sud, le 8 août 2017.

Les forces armées du Soudan du Sud et les rebelles ont reçu l'ordre vendredi de stationner dans les camps militaires, premier pas vers la création d'une armée nationale, dans le cadre d'un accord de paix.

L'accord, signé en septembre 2018, est une tentative pour mettre fin à près de six ans de conflit sanglant. Il a souffert de plusieurs gros retards. Le cantonnement dans les camps a constitué l'une des principales raisons empêchant la formation d'un gouvernement unifié.

Le Joint Defense Board (JDB), qui comprend des commandants de l'armée et des chefs rebelles, a déclaré à la presse vendredi avoir réussi à garantir que des vivres et d'autres choses essentielles seraient fournies aux camps afin de permettre la formation et l'intégration des forces.

"Le JDB a pris aujourd'hui une grande décision (...) et il est clair aujourd'hui que les forces, à partir de demain (samedi), doivent être cantonnées" dans les camps, a déclaré le porte-parole des rebelles, le colonel Lam Paul Gabriel. Le processus doit être terminé d'ici au 30 juillet.

Le porte-parole militaire du gouvernement, le général Lul Ruai Koang, a déclaré pour sa part que toutes les forces gouvernementales devaient retourner dans leurs casernes.

Le Soudan du Sud a sombré dans la guerre civile en décembre 2013 lorsque M. Kiir, un Dinka, a accusé M. Machar, son ancien vice-président et membre de l'ethnie nuer, de fomenter un coup d'État.

Le conflit, marqué par des atrocités et le recours au viol comme arme de guerre, a fait plus de 380.000 morts selon une étude récente, et poussé plus de quatre millions de Sud-Soudanais, soit près d'un tiers de la population, à quitter leurs foyers.

L'accord de paix conclu en septembre 2018 a entraîné une forte décrue des combats, même s'ils n'ont pas complètement cessé. Cet accord prévoyait la formation d'un gouvernement transitoire d'union nationale au plus tard le 12 mai.

Mais la formation de ce gouvernement a été repoussée à novembre, un délai devant notamment permettre de procéder au cantonnement des combattants et à leur intégration dans une armée unifiée, un des points clés de l'accord de paix.

Une cinquantaine de migrants entrent à Melilla depuis le Maroc

Un Marocain gravit les barrières de l'enclave espagnole à Melilla, le 21 octobre 2018.

Une cinquantaine de migrants sont parvenus vendredi à entrer à Melilla en franchissant la clôture de cette enclave espagnole en Afrique du nord, a annoncé la préfecture locale.

"Environ 200 personnes ont tenté d'entrer de façon irrégulière et une cinquantaine y sont parvenus", a indiqué à l'AFP un porte-parole des services gouvernementaux.

Ce passage en force, dans la matinée, a fait six blessés légers du côté des forces de l'ordre et deux du côté des migrants, l'un d'entre eux ayant dû être hospitalisé après une fracture à la jambe.

Une centaine de personnes avaient franchi la clôture en mai lors d'une précédente tentative.

"Il n'y a pas tant de pression sur la frontière" que d'autres années, a signalé à l'AFP le porte-parole de la préfecture.

Les villes espagnoles de Ceuta et Melilla, au nord du Maroc, sont les seules frontières terrestres de l'Union européenne avec l'Afrique, hautement sécurisées.

Les migrants essayant de gagner l'Europe les prennent régulièrement d'assaut pour parvenir à déposer, une fois en Espagne, une demande d'asile. D'autres tentent de gagner l'Andalousie par voie maritime.

Depuis le début de l'année, plus de 15.000 migrants ont gagné l'Espagne, dont environ 12.000 par voie maritime selon l'Organisation internationale pour les Migrations. Plus de 200 sont morts ou portés disparus.

CAN-2019 - Sénégal-Algérie: la fête a déjà commencé au pays des Lions

L'équipe du Sénégal lors d'un match de qualifications pour la CAN 2019, le 13 octobre 2018. (VOA/Amedine Sy)

Sûrs de la victoire face à l'Algérie en finale de la CAN-2019, les Sénégalais ont déjà commencé à faire la fête à Dakar et dans les villes de province, pavoisées aux couleurs du Sénégal, à quelques heures du coup d'envoi dans la chaleur du Caire vendredi (19H00 GMT).

Fort de son statut de mondialiste, de première nation africaine au classement Fifa, et de l'apport de son champion d'Europe Sadio Mané (Liverpool), le Sénégal rêve de vaincre le signe indien à l'occasion de la deuxième finale continentale de son histoire, après celle perdue en 2002 face au Cameroun.

Depuis le début de la matinée, les rues de Dakar sont rythmées par le son des coups de klaxon, des vuvuzelas et de la musique de son autre star internationale, le chanteur Youssou N'Dour.

Malgré la défaite (1-0) contre ces mêmes Algériens en phase de poules, "on va gagner, Inch Allah (si Dieu le veut). La coupe, ce sera au Sénégal cette année", affirme le vendeur ambulant Ibrahima Diallo, qui a rallié la place de la Nation, dans le quartier populaire de Colobane, plusieurs heures avant le début du match.

"La fête a déjà commencé et l'intensité va monter jusqu'à la fin du match", promet-il, alors que plusieurs centaines de supporters ont commencé à affluer vers ce lieu traditionnel de rassemblement. La place a été transformée en "fan zone" dotée de trois écrans géants et d'un large podium, où des groupes doivent animer une soirée que tous espèrent festive.

- Trottoirs repeints dans la nuit -

Dakar s'est mise sur son 31 pour soutenir ses Lions. "Nous avons nettoyé le quartier", sourit une collégienne, Adama Samb. Autour d'elle, dans les rues populaires du quartier de Bopp, les banderoles, poteaux électriques, troncs des arbres bordant les rues, et même les chaussées et trottoirs, repeints pendant la nuit, arborent les couleurs vert-jaune-rouge du Sénégal.

Un chauffeur de taxi rouspète. Il est "obligé de faire un détour" pour se rendre sur la corniche-ouest, où une autre "fan zone" était en cours d'installation à quelques mètres de l'océan.

Les cafés, restaurants et les centres commerciaux se préparent également à diffuser le match, même si de nombreux Sénégalais comptent le regarder en famille, à la maison.

A Kolda (sud), en Haute-Casamance d'où est originaire la star Sadio Mané, comme à Saint-Louis (nord), fief de l'ailier Ismaïla Sarr, la même fièvre et les mêmes couleurs ont envahi les rues, selon des correspondants de l'AFP.

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