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Moyen-Orient

Egypte : Sissi reçoit l'homme fort des Emirats Mohammed ben Zayed

Le président égyptien Abdel Fattah al-Sissi préside une réunion des ministres des Affaires étrangères des pays arabes lors d'un sommet arabe à Charm el-Cheikh, dans le Sinaï Sud, le 29 mars 2015.

Le chef de l'Etat égyptien Abdel Fattah al-Sissi reçoit mercredi l'homme fort des Emirats arabes unis, le prince héritier d'Abou Dhabi Mohammed ben Zayed, en pleine montée des tensions dans le Golfe, a annoncé la présidence égyptienne.

De récentes attaques contre des navires et des installations pétrolières aux Emirats et en Arabie saoudite voisine ont fait monter les tensions dans la région, au moment où une guerre psychologique se poursuit entre l'allié américain et le rival iranien de ces deux pays du Golfe.

L'objet des discussions entre MM. Sissi et ben Zayed et la durée du séjour du prince émirati au Caire n'ont pas été précisés par la présidence égyptienne.

Le Caire avait condamné en début de semaine les attaques de drones ayant provoqué la fermeture d'un oléoduc majeur en Arabie saoudite ainsi que les "actes de sabotage" ayant ciblé quatre navires au large des Emirats.

Les Emirats, comme l'Arabie saoudite, constituent un allié de poids pour l'Egypte.

Ces trois pays sont en outre considérés par des experts comme des alliés importants du maréchal Khalifa Haftar en Libye, qui a lancé début avril une offensive sur la capitale Tripoli, siège du Gouvernement d'union nationale (GNA) reconnu par l'ONU.

Les combats entre les forces de M. Haftar et celles loyales au GNA ont fait 454 morts et plus de 2.000 blessés, selon un bilan de l'Organisation mondiale de la santé (OMS).

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Washington appelle les compagnies survolant le Golfe à la prudence

Le président Donald Trump lors d'un point de presse au jardin Rose de la Maison Blanche, Washington, 25 janvier 2019.

Le régulateur aérien américain a prévenu les compagnies aériennes des Etats-Unis survolant le Golfe qu'elles devaient faire preuve de prudence "en raison des activités militaires et des tensions politiques accrues dans la région".

Cette mise en garde, qui concerne également l'espace aérien au-dessus du Golfe d'Oman, intervient au moment d'une poussée de fièvre entre Washington et Téhéran.

Les tensions dans la région "représentent un risque croissant pour les opérations de l'aviation civile américaine en raison de possibles erreurs de calcul ou d'identification", a écrit l'agence fédérale de l'aviation américaine, la FAA, dans ce texte daté de jeudi et diffusé tard vendredi.

Le régulateur a aussi averti que les appareils survolant la zone pourraient être confrontés à "des interférences GPS par inadvertance et à du brouillage de communications, ce qui pourrait se faire inopinément".

Les Etats-Unis ont annoncé le 5 mai le déploiement dans le Golfe du porte-avions Abraham Lincoln ainsi que de bombardiers B-52, invoquant une "menace" de l'Iran.

L'administration Trump a aussi rappelé ses diplomates non essentiels de son ambassade à Bagdad et du consulat d'Erbil (nord), jugeant que des groupes armés irakiens favorables à l'Iran constituaient une menace "imminente" contre son personnel.

"Il n'y aura pas de guerre" au Moyen-Orient, selon l'Iran

Le secrétaire d'État John Kerry a rencontré le ministre des Affaires étrangères iranien Mohammad Javad Zarif à New York le 22 avril 2016.

Le ministre des Affaires étrangères iranien Mohammad Javad Zarif a affirmé samedi qu'il n'y aurait pas de guerre au Moyen-Orient, l'Iran ne souhaitant pas de conflit et aucun pays ne se "faisant d'illusions" sur sa capacité à affronter Téhéran, selon l'agence officielle Irna.

Une montée des tensions entre l'Iran et les Etats-Unis fait craindre depuis quelques semaines un nouveau conflit dans la région tandis que Washington a déployé un porte-avions et des bombardiers B-52 dans le Golfe, invoquant une "menace" iranienne.

Au cours d'une visite en Chine, M. Zarif s'est dit "certain (...) qu'il n'y aurait pas de guerre puisque nous ne souhaitons pas de conflit et puisque personne ne se fait d'illusion quant à sa capacité à affronter l'Iran dans la région".

Le président américain Donald "Trump ne veut pas de guerre mais les personnes qui l'entourent l'y poussent sous prétexte de rendre l'Amérique plus forte face à l'Iran", a-t-il ajouté selon Irna.

Le général Hossein Salami, chef des Gardiens de la Révolution, l'armée idéologique iranienne, a toutefois affirmé que son pays était engagé, avec les Etats-Unis, dans "une combinaison de guerre psychologique, de cyber-opérations, de mouvements militaires, de diplomatie publique", a-t-il déclaré selon l'agence semi-officielle Isna.

Selon lui, le système politique américain a perdu sa "solidité" et le pays est "comme les tours du World Trade Center, qui se sont soudainement effondrées".

Les tensions n'ont cessé de s'accroître entre Washington et Téhéran depuis le rétablissement des sanctions économiques américaines contre l'Iran en novembre 2018.

Depuis, les Etats-Unis ont renforcé leur campagne de "pression maximale" en annonçant fin avril la fin des dérogations qui permettaient encore à huit pays d'acheter du pétrole iranien sans s'exposer aux sanctions extra-territoriales américaines.

A Pékin, M. Zarif a lancé un appel à la Chine, un des pays signataires de l'accord international conclu en 2015 et visant à limiter le programme nucléaire iranien en échange d'une levée des sanctions contre Téhéran.

Le ministre a notamment appelé la Chine à lancer des "actions concrètes" pour sauver cet accord, après le retrait unilatéral, en mai 2018, des Etats-Unis qui le jugeaient trop complaisant envers l'Iran.

Le 8 mai, le président iranien Hassan Rohani a annoncé que l'Iran allait s'affranchir de deux engagements pris dans le cadre de l'accord et lancé un ultimatum à ses partenaires européens parties à l'accord (France, Allemagne et Royaume-Uni), leur donnant deux mois pour sortir réellement les secteurs bancaire et pétrolier de leur isolement provoqué par les sanctions américaines.

L'Erythrée condamne l'attaque des Houthis contre un oléoduc saoudien

Le président érythréen Issaias Afwerki accueille le Premier ministre éthiopien Abiy Ahmed à Asmara, Erythrée, 8 juillet 2018. (Twitter/ Fitsum Arega

L'Érythrée a condamné jeudi l'attaque de drones contre un oléoduc pétrolier saoudien, revendiquée par les rebelles Houthis mais que Ryad a directement imputée à l'Iran.

"L'attaque de drones mardi contre les oléoducs pétroliers saoudiens vise à exacerber les tensions régionales et internationales dans la région", a dénoncé dans un communiqué le ministère érythréen de l'Information.

"Le peuple et le gouvernement d'Érythrée expriment leur solidarité avec le peuple et le gouvernement d'Arabie saoudite à l'égard d'une attaque insensée", a-t-il ajouté.

Les Houthis contrôlent la capitale yéménite Sanaa et ils sont combattus depuis 2015 par une alliance militaire dominée par l'Arabie saoudite et les Émirats arabes unis.

Ces rebelles pro-iraniens du Yémen ont tiré sept drones mardi vers la région de Ryad, endommageant deux stations de pompage d'un oléoduc reliant l'est à l'ouest du royaume saoudien.

La coalition arabe a répliqué jeudi en menant une série de raids aériens sur Sanaa.

L'Érythrée, petite nation stratégiquement située sur le détroit de Bab-el-Mandeb, qui relie la mer Rouge au golfe d'Aden et à l'océan Indien, entretient des liens étroits avec l'Arabie saoudite et les Émirats.

En 2015, le groupe de monitoring de l'ONU sur l'Érythrée et la Somalie avait rapporté qu'Asmara avait conclu un accord militaire avec la coalition arabe l'autorisant à utiliser "ses terres, son espace aérien et ses eaux territoriales" pour la guerre contre les Houthis.

"Dans le cadre de cet accord, l'Érythrée a reçu une compensation des deux pays, dont de l'argent et un approvisionnement en pétrole", précisait le rapport onusien.

Dans la foulée de la guerre contre l'Éthiopie (1998-2000), qui fit plus de 80.000 victimes, l'Érythrée s'est murée dans l'isolationnisme, devenant un des pays les plus fermés au monde.

Les deux pays ont signé en juillet un accord de paix historique, après 20 ans de conflit larvé.

Le Conseil de sécurité de l'ONU a ensuite levé en novembre les sanctions en vigueur contre l'Érythrée depuis 2009 pour son soutien présumé aux djihadistes en Somalie, et qui comprenaient notamment un embargo sur les armes, des interdictions de voyage et des gels d'avoirs

Le chef de la diplomatie iranienne en visite en Chine vendredi

Le ministre iranien des Affaires étrangères, Mohammad Javad Zarif, s'exprime devant la Asia Society à New York, mercredi 24 avril 2019.

Le chef de la diplomatie iranienne, Mohammad Javad Zarif, se rendra en Chine vendredi pour discuter de "questions régionales et internationales" avec de hauts responsables chinois, a rapporté jeudi l'agence officielle iranienne Irna.

La visite survient dans un contexte de fortes tensions entre Washington et Téhéran et sera l'occasion, selon Irna, de parler notamment de l'accord sur le nucléaire iranien de 2015, dont les Etats-Unis se sont retirés unilatéralement il y a un peu plus d'un an.

Avec l'Allemagne, la France, la Grande-Bretagne et la Russie, la Chine est l'un des partenaires de l'Iran encore parties à cet accord après le retrait des Etats-Unis.

Membre permanent du Conseil de sécurité de l'ONU, où elle dispose d'un droit de veto, la Chine est aussi un des principaux importateurs de pétrole iranien.

Fin avril, Pékin avait "fait part de sa ferme opposition à la mise en œuvre de sanctions unilatérales par les Etats-Unis", susceptibles de viser ses achats de pétrole iranien.

Le président américain Donald Trump avait annoncé quelques jours plus tôt avoir décidé de mettre fin, à compter du 2 mai, aux dérogations qui permettaient encore à huit marchés (Chine, Inde, Turquie, Japon, Corée du Sud, Taïwan, Italie et Grèce) d'importer du brut iranien sans s'exposer aux sanctions extraterritoriales américaines contre l'Iran.

Face à la campagne de "pression maximale" de Washington à son encontre, l'Iran espère pouvoir continuer de vendre son pétrole à ses principaux clients, notamment en Chine, et n'a pas caché son intention d'user de moyens détournés pour le faire.

En réponse au retrait américain de l'accord sur le nucléaire, l'Iran a annoncé le 8 mai s'affranchir de deux des engagements pris au titre de ce pacte.

Pékin avait alors appelé "toutes les parties en présence à faire preuve de retenue, à renforcer le dialogue et à éviter une escalade des tensions", jugeant que "maintenir et appliquer l'accord (était) de la responsabilité de toutes les parties".

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