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Moyen-Orient

Egypte : Sissi reçoit l'homme fort des Emirats Mohammed ben Zayed

Le président égyptien Abdel Fattah al-Sissi préside une réunion des ministres des Affaires étrangères des pays arabes lors d'un sommet arabe à Charm el-Cheikh, dans le Sinaï Sud, le 29 mars 2015.

Le chef de l'Etat égyptien Abdel Fattah al-Sissi reçoit mercredi l'homme fort des Emirats arabes unis, le prince héritier d'Abou Dhabi Mohammed ben Zayed, en pleine montée des tensions dans le Golfe, a annoncé la présidence égyptienne.

De récentes attaques contre des navires et des installations pétrolières aux Emirats et en Arabie saoudite voisine ont fait monter les tensions dans la région, au moment où une guerre psychologique se poursuit entre l'allié américain et le rival iranien de ces deux pays du Golfe.

L'objet des discussions entre MM. Sissi et ben Zayed et la durée du séjour du prince émirati au Caire n'ont pas été précisés par la présidence égyptienne.

Le Caire avait condamné en début de semaine les attaques de drones ayant provoqué la fermeture d'un oléoduc majeur en Arabie saoudite ainsi que les "actes de sabotage" ayant ciblé quatre navires au large des Emirats.

Les Emirats, comme l'Arabie saoudite, constituent un allié de poids pour l'Egypte.

Ces trois pays sont en outre considérés par des experts comme des alliés importants du maréchal Khalifa Haftar en Libye, qui a lancé début avril une offensive sur la capitale Tripoli, siège du Gouvernement d'union nationale (GNA) reconnu par l'ONU.

Les combats entre les forces de M. Haftar et celles loyales au GNA ont fait 454 morts et plus de 2.000 blessés, selon un bilan de l'Organisation mondiale de la santé (OMS).

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L'Iran annonce avoir démantelé un "réseau de la CIA"

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Un drone bombarde une base de paramilitaires pro-Iran en Irak

Un drone de l'Iran

Un drone a bombardé une base de paramilitaires pro-Iran dans le centre de l'Irak, a indiqué vendredi le commandement militaire du pays, une attaque qui a tué un combattant irakien et blessé deux Iraniens, selon des responsables.

Ce bombardement, survenu dans la nuit de jeudi à vendredi au nord de la capitale Bagdad, intervient sur fond de craintes des autorités irakiennes que les tensions entre ses deux grands alliés, les Etats-Unis et l'Iran, ne dégénèrent sur son propre sol.

"La base Al-Chouhada du Hachd al-Chaabi dans la région d'Amerli a été bombardée à l'aube (...) par un drone non identifié", a affirmé le commandement militaire irakien dans un communiqué. "Deux personnes ont été blessées", a-t-il précisé.

Un responsable du Hachd al-Chaabi, ces unités paramilitaires dominées par les milices chiites, a fait état d'"un combattant du Hachd al-Chaabi tué et de deux autres blessés".

De son côté, un officier de police qui s'est rendu sur les lieux de l'explosion a confirmé un mort à l'AFP et assuré que les deux blessés étaient des "ingénieurs militaires iraniens" présents sur la base.

L'Iran assure n'avoir officiellement aucune présence militaire en Irak. Cependant, selon les experts, des instructeurs iraniens entraînent régulièrement des combattants irakiens. Certains étaient notamment présents aux côtés des paramilitaires dans la guerre contre les djihadistes du groupe Etat islamique (EI).

Les Etats-Unis, eux, sont postés sur différentes bases en Irak, et entraînent, au sein de la coalition anti-EI, les troupes régulières irakiennes.

Arabie saoudite: Janet Jackson et 50 cent à un concert boycotté par Nicki Minaj

Nicki Minaj, New York, le 1er mai 2017

Les stars américaines Janet Jackson, 50 cent et Chris Brown ont participé jeudi soir à Jeddah, en Arabie saoudite, à un concert boycotté par leur compatriote Nicki Minaj, qui avait dit ainsi marquer son "soutien" aux droits des femmes.

Une foule enthousiaste a acclamé les chanteurs et rappeurs américains venus participer au Jeddah World Fest, dansant et chantant lorsqu'ils entonnaient leurs tubes.

Ce concert, inimaginable il y a à peine deux ans, reflète les changements opérés par le royaume ultra-conservateur, qui a assoupli des décennies de politique restrictive sur les divertissements.

Au bord de la mer Rouge, dans l'ouest de l'Arabie saoudite, le festival de Jeddah a été marqué par l'absence de la rappeuse américaine Nicki Minaj, 36 ans.

Connue entre autres pour ses tenues dénudées et ses chansons aux paroles parfois obscènes, Nicki Minaj a justifié son boycott du festival en évoquant son "soutien" aux droits des femmes, à la communauté LGBTQ et la liberté d'expression.

Les homosexuels encourent théoriquement la peine capitale en Arabie saoudite, et les droits des femmes y sont quasi illusoires.

L'annulation du concert de Nicki Minaj a suscité une vague de colère parmi ses fans saoudiens, beaucoup demandant le remboursement de leurs billets.

Selon certains médias saoudiens, dont le journal progouvernemental Okaz, l'annulation du concert a été décidée par les autorités car il allait à l'encontre des "coutumes et valeurs" locales.

Le gouvernement a annoncé consacrer 64 milliards de dollars (59 milliards d'euros) sur dix ans au secteur du divertissement, un investissement que certains observateurs estiment destiné à détourner la frustration d'une population confrontée à un haut taux de chômage et un ralentissement de l'économie.

Mais l'ONG Human Rights Watch a exhorté dans un communiqué les artistes à ne pas se produire en Arabie saoudite, régulièrement mise en cause pour sa répression des opposants.

En octobre, le journaliste saoudien Jamal Khashoggi, critique du pouvoir, a été tué dans les locaux du consulat d'Arabie saoudite à Istanbul par un commando d'agents venus de Ryad.

Plusieurs rapports ont fait état de la responsabilité directe du prince héritier saoudien Mohammed ben Salmane dans cet assassinat, ce qu'il nie.

Le royaume est aussi critiqué de longue date pour la façon dont il traite les femmes, qui sont légalement placées sous le contrôle de leur père, mari, frère ou même fils, même si elles ont récemment obtenu le droit de passer le permis de conduire.

Avec AFP

Le chef de la diplomatie iranienne cette semaine à l'ONU

Le secrétaire d'État John Kerry a rencontré le ministre des Affaires étrangères iranien Mohammad Javad Zarif à New York le 22 avril 2016.

Le chef de la diplomatie iranienne, Mohammad Javad Zarif, est attendu cette semaine à l'ONU pour une réunion mercredi sur le développement durable, après avoir obtenu un visa conditionnel des Etats-Unis sur fond de tensions bilatérales.

Washington, qui a menacé récemment de prendre des sanctions contre le ministre iranien, lui a accordé un visa d'entrée aux Etats-Unis mais assorti de limites sur sa capacité à se déplacer, selon le secrétaire d'Etat Mike Pompeo.

Déjà présent à New York lundi, M. Zarif donnait des entretiens à des médias américains, selon des tweets du porte-parole de la mission iranienne auprès de l'ONU.

Mohammad Javad Zarif peut se rendre au siège des Nations unies, situé dans l'est de Manhattan, mais il doit rester dans un périmètre restreint autour de ce lieu, incluant l'immeuble abritant la mission iranienne auprès de l'ONU.

"Les diplomates américains ne se promènent pas autour de Téhéran, nous ne voyons donc aucune raison à ce que les diplomates iraniens puissent se déplacer librement à New York", a déclaré Mike Pompeo au quotidien Washington Post.

Selon lui, le chef de la diplomatie iranienne utilise les libertés d'accueil octroyées par les Etats-Unis afin "de diffuser une propagande malveillante".

Etat hôte du siège des Nations unies, les Etats-Unis ont l'obligation d'accorder rapidement des visas aux Etats qui en font la demande pour des réunions à l'ONU.

Visiteur régulier de New York où il participe à des tables-rondes et rencontre des médias américains, Mohammad Javad Zarif doit intervenir mercredi à une réunion sur les objectifs de développement durable 2030 organisée par le Conseil économique et social de l'ONU.

Le fait que les Etats-Unis n'aient pas imposé de sanctions à son encontre, comme annoncé récemment, est interprété comme le signe d'une volonté de l'administration de Donald Trump de garder un canal de communication ouvert avec l'Iran.

Mohammad Javad Zarif a indiqué récemment au quotidien New York Times que d'éventuelles sanctions ne l'affecteraient pas, ne possédant pas de biens aux Etats-Unis.

Aucun commentaire n'a pu être obtenu auprès de la mission iranienne auprès de l'ONU.

Les Etats-Unis et l'Iran n'ont plus de relations diplomatiques depuis la révolution islamique iranienne de 1979.

Indignation après l'appel d'un responsable du Hamas à "tuer les juifs"

Le Premier ministre palestinien Rami Hamdallah (2ème à droite) entouré de ses gardes du corps à son arrivée à Gaza, le 13 mars 2018

Des responsables israéliens et palestiniens ainsi que l'émissaire des Nations unies ont condamné lundi les propos d'un responsable du mouvement islamiste du Hamas à Gaza qui a appelé les Palestiniens à tuer les juifs "partout dans le monde".

"Si le blocus n'est pas levé, nous allons exploser à la face de nos ennemis, si Dieu le permet", a déclaré Fathi Hamad, membre d'un des appareils du Hamas, qui contrôle la bande de Gaza, vendredi lors d'un discours vendredi pendant les manifestations hebdomadaires le long de la barrière qui sépare l'enclave palestinienne d'Israël.

Israël impose un strict blocus depuis plus d'une décennie à l'étroite bande de terre coincée entre la Méditerranée, l'Etat hébreu et l'Egypte où vivent près de deux millions de Palestiniens dans une grande précarité.

"Sept millions de Palestiniens à l'étranger, assez de préparatifs! Vous avez des juifs avec vous, partout où vous êtes. Vous devriez attaquer tous les juifs que vous pouvez, partout dans le monde, et les tuer", a-t-il dit.

Nickolay Mladenov, l'envoyé de l'ONU pour le Proche-Orient, a condamné ces propos, les qualifiant de "discours dangereux, répugnant et incitant à la haine".

"Cela doit être condamné clairement par TOUS!", a-t-il dit sur Twitter.

"Les valeurs justes de la cause palestinienne incluent l'amour de la liberté, la justice et l'égalité. Les propos répugnants de M. Fathi Hamad sur les Juifs ne représentent rien de tout cela", a également déclaré sur Twitter Saëb Erekat,secrétaire général de l'Organisation de Libération de la Palestine, basée en Cisjordanie occupée et alliée du Fatah, parti du président palestinien.

Le Fatah et le Hamas sont à couteaux tirés depuis que le mouvement islamiste a pris le contrôle de la bande de Gaza en 2007 à l'issue d'une quasi-guerre civile.

Le porte-parole du gouvernement israélien en arabe, Ofir Gendelman, a estimé que les propos de M. Hamad reflétaient ce qu'"est le Hamas".

"Le Hamas est derrière les émeutes à la frontière de Gaza. Le Hamas construit des usines pour fabriquer des ceintures explosives utilisées par les garçons et les filles de Gaza. Le Hamas veut tuer des Juifs dans le monde entier", a-t-il déclaré.

"Maintenant vous comprenez pourquoi on défend notre frontière du Hamas à Gaza", a-t-il écrit sur Twitter.

Le Hamas n'était pas disponible dans l'immédiat pour commenter.

Depuis fin mars 2018, les Palestiniens de Gaza se rassemblent le long de la barrière qui les sépare d'Israël afin de protester contre le blocus israélien.

Ils réclament aussi le droit de revenir sur les terres dont leurs ancêtres ont été chassés ou qu'ils ont été contraints de fuir lors de la création d'Israël en 1948.

Depuis mars 2018, au moins 295 Palestiniens ont été tués par des tirs israéliens, pour la grande majorité lors des heurts qui accompagnent les rassemblements le long de la frontière. D'autres sont morts dans des frappes israéliennes en représailles à des actes hostiles en provenance de l'enclave.

Sept Israéliens ont été tués depuis la même date, dont cinq civils.

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