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Les violences sexuelles dans le viseur des ONG en Guinée


travailleuses agricoles des rizières de Nerica près de Maferenya, en Guinée, le 19 août 2002.

A Conakry, les viols commis contre les femmes et les enfants prennent une proportion inquiétante. Des ONG locales dénoncent l'impunité et demandent que les auteurs de ces crimes soient traduits en justice.

Castrer tout homme qui se rendrait coupable de viol: c’est la récente proposition d’une député guinéenne. Cette réaction en dit long sur l’abus dont sont victimes les femmes et filles en Guinée.

Le phénomène prend de l’ampleur et occupe souvent les colonnes des faits divers des journaux. Certains violeurs bénéficient d’une protection à cause de leurs liens avec leurs victimes.

"Il y a de plus en plus de viols en Guinée, surtout chez les enfants", explique la directrice d'une ONG. "C'est souvent des personnes dans la famille ou dans le voisinage".

Plusieurs ONG guinéennes s’activent afin de lever les obstacles. Elles encouragent les victimes à dénoncer et déposer plainte.

Nombre de cas de viols sont condamnés par ces organisations, estimant que l’impunité ne facilite pas la lutte contre les violences sexuelles en Guinée.

Selon l’ONG Femme, développement et droits humains en Guinée, aucun âge n’est épargné par les violeurs. Un bébé de neuf mois a, par exemple, échappé à une tentative de viol à Pita selon la même source.

Le viol est condamnable à 5 ans de prison en Guinée.

Zakaria Camara, correspondant à Conakry

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