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Les Rohingyas réfugiés au Bangladesh "terrifiés" face au plan de retour en Birmanie

Un réfugié rohingya dans son abri de fortune, Bangladesh, le 14 janvier 2018.

Plusieurs dizaines d'ONG se sont unies vendredi pour dénoncer un plan de "rapatriement" en Birmanie annoncé pour la semaine prochaine de musulmans rohingyas ayant fui ce que l'ONU dénonce comme un "génocide", les disant "terrifiés".

Dans le premier groupe, "plus de 2.260 personnes déplacées doivent être accueillies à un rythme de 150 par jour, à compter du 15 novembre", soit jeudi prochain, avait annoncé mardi le journal officiel The Global New Light of Myanmar, assurant qu'un accord avait été trouvé avec le Bangladesh voisin, où plus de 720.000 Rohingyas ont fui les violences depuis août 2017.

"On nous a demandé d'être prêts à leur arrivée le 15 novembre", a confirmé vendredi Myint Khaing, un haut-responsable régional de l'Etat Rakhine, région de l'ouest de la Birmanie où se sont produites les violences, dénonçant des "rumeurs" visant à discréditer le processus.

Mais les 42 ONG signataires de la lettre ouverte publiée vendredi s'inquiètent, jugeant les conditions de sécurité non réunies et un retour "dangereux", dans ce pays marqué par un virulent nationalisme bouddhiste.

"Ils ont fui au Bangladesh à la recherche de sécurité... Ils sont terrifiés à l'idée de ce qui leur arrivera s'ils rentrent maintenant en Birmanie et inquiets face au manque d'information", précisent les ONG travaillant sur le terrain, parmi lesquelles Oxfam ou Save the Children.

Ils craignent notamment d'être forcés à rejoindre les sordides camps où vivent depuis des années plus de 120.000 Rohingyas en Etat Rakhine.

Cette semaine, les garde-côtes bangladais ont sauvé 33 Rohingyas en mer, qui s'étaient embarqués vers la Malaisie, un des pays de la région où cette minorité musulmane privée de droits en Birmanie fuit en masse, au péril de mourir en mer ou de se retrouver dans des camps de transit dans la jungle thaïlandaise tenus par des trafiquants.

Un accord de rapatriement a été signé entre Dacca et Naypyidaw fin 2017, mais le processus est au point mort, les deux pays se rejetant mutuellement la faute jusqu'ici. Les réfugiés rohingyas refusent, quant à eux, de revenir jusqu'à ce que leur sécurité et leurs droits soient garantis.

En juin, le Haut-Commissariat aux réfugiés (HCR) et le Programme des Nations inies pour le développement(PNUD) avaient signé avec les autorités birmanes un accord pour aider à créer des conditions propices à un retour volontaire et sécurisé des Rohingyas en Birmanie.

Avec AFP

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Trump ordonne le retrait des troupes américaines de la Somalie

Un soldat américain assure la sécurité d'un avion d'escadron en Somalie, le 28 juin 2020.

Le président américain Donald Trump a ordonné à quasiment tous les militaires américains de se retirer de la Somalie, a-t-on appris vendredi de source officielle.

Les Etats-Unis ont environ 700 soldats en Somalie. Leur rôle est d’appuyer les forces locales à faire face aux insurgés d'Al Shabaab, un groupe qui selon les experts est lié à la nébuleuse Al-Qaïda.

Le Pentagone a toutefois tenu à préciser qu’il ne s’agit pas d’un retrait total de l’Afrique de l’Est. Il s’agit plutôt d’un "repositionnement" dans la sous-région.

"Notre présence en Somalie va certes diminuer de manière significative, mais les forces américaines resteront dans la région et nos tâches et notre engagement envers nos partenaires restent inchangés", a souligné le général Stephen Townsend, commandant des forces américaines en Afrique, dans une déclaration dont copie est parvenue à VOA Afrique.

Les États-Unis se sont déjà retirés des villes somaliennes de Bossaso et Galkayo au début de cette année.

Le mois dernier, les troupes américaines étaient toujours présentes dans la ville portuaire de Kismayo, dans le sud du pays, sur la base aérienne de Baledogle dans la région du Bas Shabelle et dans la capitale Mogadiscio.

Selon un responsable du Pentagone qui a requis l’anonymat, le retrait de la Somalie devait être achevé le 15 janvier, soit cinq jours avant la prestation de serment du président élu Joe Biden.

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