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Des députés canadiens retirent sa citoyenneté d'honneur à Aung San Suu Kyi

Aung San Suu Kyi en compagnie du Premier ministre canadien, Justin Trudeau, Ottawa, Canada, le 7 juin 2017.

Les députés canadiens ont approuvé unanimement jeudi une motion révoquant la nationalité canadienne honorifique accordée à la dirigeante birmane Aung San Suu Kyi pour son refus de dénoncer le "génocide" de la minorité musulmane des Rohingyas.

La Chambre des communes avait accordé ce privilège à Aung San Suu Kyi en 2007, alors que la lauréate du prix Nobel de la paix était emprisonnée en Birmanie.

Sa réputation internationale a cependant été ternie par son refus d'appeler l'armée birmane à mettre fin aux atrocités commises contre les Rohingyas, que les députés canadiens ont qualifié de "génocide" dans une résolution votée il y a une semaine.

"En 2007, la Chambre des communes a accordé à Aung San Suu Kyi le statut de citoyenne canadienne honoraire. Aujourd'hui, la Chambre a adopté à l'unanimité une motion pour lui enlever ce statut", a dit Adam Austen, porte-parole de la ministre canadienne des Affaires étrangères Chrystia Freeland.

Les Rohingyas sont traités comme des étrangers en Birmanie, un pays à plus de 90% bouddhiste.

Entre août et décembre 2017, plus de 700.000 Rohingyas ont fui la Birmanie vers le Bangladesh voisin après une offensive de l'armée birmane, marquée par des exactions contre cette minorité, des viols, des exécutions extrajudiciaires et des villages incendiés.

"Notre gouvernement a appuyé cette motion en réponse à son refus persistant de dénoncer le génocide des Rohingyas -- un crime commis par l'armée du pays avec qui elle partage le pouvoir", a expliqué le porte-parole de la ministre canadienne des Affaires étrangères.

"Nous continuerons de soutenir les Rohingyas en leur offrant une aide humanitaire, en imposant des sanctions contre les généraux du Myanmar et en réclamant que les personnes responsables soient tenues de rendre compte de leurs actes devant un organisme international compétent", a-t-il ajouté.

En mai, Ottawa a promis une aide supplémentaire de 300 millions de dollars canadiens (200 millions d'euros) sur trois ans pour améliorer les conditions de vie des Rohingyas dans les camps du Bangladesh, venir en aide à ce pays et à d'autres minorités ethniques en Birmanie.

Le Canada n'a accordé la citoyenneté honorifique qu'à cinq autres personnalités, parmi lesquelles Nelson Mandela, le Dalaï Lama ou encore Malala Yousafzai.

Avec AFP

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Les fans se rassemblent à l'Obélisque de Buenos Aires pour rendre hommage à Maradona

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Un million d'élèves ont arrêté l'école au Honduras

Photo d'illustration (Reuters)

Près d'un million d'enfants et d'adolescents ont quitté l'école cette année au Honduras, du fait de la suspension des cours et du confinement imposés pour tenter de contenir la pandémie de Covid-19, selon une étude de l'ONG Casa Alianza.

L'organisation non gouvernementale Casa Alianza, qui se consacre à la protection des mineurs en Amérique latine, avertit dans ce rapport que sur près de 1,8 million d'enfants et adolescents inscrits, "quasiment un million ont abandonné le système scolaire national cette année" depuis l'instauration du couvre-feu sanitaire en mars.

Ces abandons concernent particulièrement les écoles et les collèges publics des zones défavorisées, mais touchent également les écoles privées parce que de nombreux parents ont perdu leur emploi à cause de la pandémie et ne peuvent financer une éducation virtuelle à distance, selon cette étude.

L'abandon scolaire est d'autant plus grave que les mineurs sont exposés à l'exclusion sociale et risquent d'être recrutés par des gangs, alerte l'Ong.

Le Honduras présente un taux d'homicides parmi les plus élevés du monde avec le Guatemala et le Salvador, où des gangs violents sèment la terreur dans les grandes villes.

Le Mexique veut en finir avec le "machisme qui tue"

Des femmes placent des croix dans les rues de Mexico pour dénoncer les fémicides lors de la Journée internationale de la femme, le 9 mars 2020. Environ 3.800 femmes sont assassinées chaque année dans le pays (AP/Marco Ugarte)

"Le machisme tue, détruit la vie des femmes et limite le développement de notre pays", a déclaré la ministre de l'intérieur Olga Sanchez à l'occasion de la Journée mondiale pour l'élimination de la violence contre les femmes et les filles.

"Nous avons une dette historique envers les femmes, en particulier les victimes de la violence, et nous ne pouvons pas permettre l'impunité", a martelé Olga Sanchez, insistant sur la nécessité de "ne plus reproduire le système culturel machiste et patriarcal" très ancré au Mexique.

Selon les chiffres de l'Institut national des statistiques, environ 3.800 femmes sont assassinées chaque année et six femmes sur dix ont subi une agression au cours des dix dernières années au Mexique.

Les statistiques montrent également qu'en moyenne 32 filles de 10 à 14 ans contractent des grossesses précoces chaque jour à la suite d'abus sexuels, et qu'une sur quatre a subi des violences en milieu scolaire.

Seule la moitié des auteurs de fémicides sont condamnés et dans certains États l'impunité atteint 98%, selon un rapport présenté lors de la conférence quotidienne du président Andrés Manuel López Obrador.

Des défilés d'organisations féministes étaient prévus dans tout le pays, sous protection des autorités et des organisateurs.

Le 9 novembre, la police de Cancun a tiré des coups de feu en l'air alors que des manifestants, pour la plupart des femmes, protestaient devant l'hôtel de ville après le meurtre brutal d'une jeune femme. Cet incident avait suscité de nombreuses critiques dans le pays ainsi qu'à l'étranger.

Diego Maradona, légendaire star du football mondial, est mort

L'entraîneur de l'Argentine Diego Maradona réagit lors du quart de finale de la Coupe du monde 2010 Argentine - Allemagne au stade Green Point du Cap, en Afrique du Sud, le 03 juillet 2010.

La légende du football mondial, Diego Armando Maradona, est décédée mercredi à l'âge de 60 ans.

M. Maradona, un fier Argentin, a succombé à une insuffisance respiratoire, selon le quotidien espagnol El País. D’après l’Agence France Presse, il serait plutôt mort d’une crise cardiaque.

Le légendaire numéro 10 de la sélection albicéleste avait captivé les fans de football du monde entier dans les années 1980 et 1990.

D’après El País, Diego Maradona est né deux fois : d’abord juridiquement le 30 octobre 1960 dans la banlieue de Buenos Aires, puis le 22 juillet 1986 à Mexico lorsqu’il marqua ce qui reste connu dans les annales du football comme “le but magique” face à l’Angleterre.

Idole de millions de férus du ballon rond, Maradona captive l’attention du monde tant par ses prouesses sur les stades que par ses excès en dehors : drogues, maladies, obésité et un cœur défaillant.

La mort du Pibe de Oro, l’enfant d’or, pourtant retraité depuis 1997, laisse un vide dans le monde du football.

Un deuil national de trois jours a été décrété en Argentine.

La Russie va implanter sa première base militaire en Afrique

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