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L'ONU dénonce "l'absence de volonté" de justice du gouvernement birman

La dirigeante birmane Aung San Suu Kyi (Photo- Myanmar State Counsellor's Facebook)

Une responsable de l'ONU a dénoncé "l'absence de volonté" du gouvernement birman pour faire la lumière sur le "génocide" des musulmans rohingyas, insistant sur la nécessité de faire juger les généraux par la justice internationale.

"Les mesures limitées et insuffisantes prises jusqu'ici par le gouvernement birman (...) montrent qu'il n'a ni la volonté ni la capacité de mener des enquêtes et poursuites judiciaires crédibles, rapides et indépendantes", écrit la rapporteuse spéciale de l'ONU pour la Birmanie, Yanghee Lee, interdite de visite dans le pays par des autorités la jugeant "partiale".

Plus de 700.000 membres de cette minorité ont fui en 2017 les violences des militaires birmans et de milices bouddhistes et se sont réfugiés au Bangladesh voisin où ils vivent depuis dans d'immenses campements de fortune.

La prix Nobel de la Paix Aung San Suu Kyi, à la tête du gouvernement birman depuis 2016, est très critiquée pour son inaction face aux militaires.

"La situation en Birmanie, où un génocide, des crimes de guerre et contre l'humanité ont pu être commis, requiert l'attention de la Cour pénale internationale ou d'autres mécanismes de la justice internationale", poursuit l'universitaire sud-coréenne, personnalité respectée qui a été une des premières à dénoncer le "génocide" rohingya.

"Les responsables de ces crimes n'ont pas été mis face à leurs responsabilités, à l'exception de sept soldats condamnés par un tribunal militaire pour le massacre du village de Inn Din", rappelle Yanghee Lee dans son rapport.

Mi-septembre, la Mission d'établissement des faits de l'ONU sur la Birmanie, qui n'a pas été autorisée à se rendre sur place elle non plus, a présenté devant le Conseil des droits de l'homme de l'ONU un rapport explosif dénonçant ce "génocide" et appelant à la poursuite devant la justice internationale des généraux birmans.

Aung San Suu Kyi, que l'ONU n'épargne pas dans son rapport, reste discrète sur le sujet, se contentant de dire que l'armée aurait pu "mieux gérer" la crise.

Une enquête formelle de la Cour pénale internationale basée à La Haye serait un long processus, semé d'embûches politiques.

La rapporteuse spéciale de l'ONU Yanghee Lee est la bête noire des nationalistes birmans. Lors d'une manifestation en 2015 à Rangoun contre sa visite en Birmanie, le virulent moine bouddhiste Wirathu l'avait traitée de "putain" lors d'un discours largement partagé sur les médias sociaux.

Avec AFP

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Confrontations violentes entre policiers et manifestants en France

Des voitures brûlent à Paris lors d'une manifestation contre un projet de loi qui, selon les groupes de défense des droits, porterait atteinte à la liberté des journalistes en France, le 28 novembre 2020.

Des centaines de manifestants vêtus de noir ont affronté la police à la fin d'une manifestation contre les violences policières à Paris, samedi.

Des manifestants masqués ont lancé des feux d'artifice sur les lignes de police, érigé des barricades et jeté des pierres.

La majorité des milliers de manifestants ont défilé pacifiquement, mais de petits groupes de manifestants masqués, habillés de noir, ont brisé des vitrines de magasins et mis le feu à deux voitures, une moto et un café. Les incendies ont été rapidement éteints.

La police a tiré des gaz lacrymogènes et des grenades assourdissantes pour disperser la foule et, en début de soirée, des canons à eau ont pulvérisé les groupes de manifestants restants sur la place de la Bastille.

Le ministère de l'intérieur a déclaré avoir compté 46 000 manifestants à Paris. La police a déclaré qu'elle avait procédé à neuf arrestations.

Des milliers de personnes ont également défilé à Lille, Rennes, Strasbourg et dans d'autres villes.

Ces manifestations font suite à la publication cette semaine d'une vidéo de surveillance du passage à tabac de Michel Zecler, producteur de musique Noir, par trois policiers à Paris le 21 novembre.

L'incident a également attisé la colère contre un projet de loi qui est considéré comme limitant le droit des journalistes à faire des reportages sur les brutalités policières.

Le projet de loi pénaliserait la circulation d'images d'officiers de police dans certaines circonstances, ce qui, selon les activistes, limiterait la liberté de la presse.

Des manifestants à la place de la République à Paris, le 28 novembre 2020.
Des manifestants à la place de la République à Paris, le 28 novembre 2020.

De nombreux manifestants portaient des pancartes avec des slogans comme "Qui nous protégera de la police", "Stop à la violence policière" et "La démocratie matraquée".

Les images de M. Zecler en train d'être battu ont largement circulé sur les réseaux sociaux et dans la presse française et étrangère. Le président Emmanuel Macron a déclaré vendredi que ces images étaient honteuses pour la France.

Quatre policiers sont détenus pour être interrogés dans le cadre d'une enquête sur ce passage à tabac.

Les organisations de journalistes et les groupes de défense des libertés civiles qui ont organisé les marches ont été rejoints par des militants d'extrême gauche, des militants écologistes et des manifestants portant des gilets jaunes. Les gilets jaunes protestent depuis deux ans contre les politiques du gouvernement.

FIFA: Platini et Blatter désormais poursuivis pour escroquerie

Michel Platini s'adresse à une conférence de presse après une réunion de l'UEFA à Zurich, en Suisse, le 28 mai 2015.

Michel Platini et Sepp Blatter sont désormais poursuivis pour "escroquerie" et "abus de confiance" en Suisse, a-t-on appris vendredi auprès d'une source ayant accès au dossier.

Jusqu'à présent, les procédures pénales étaient axées sur des soupçons de "gestion déloyale" et de détournement, ainsi que sur un acte de contrefaçon présumée commis par Platini, lié au fait que la FIFA a versé la somme faramineuse de 2 millions de dollars au Français avec l'approbation de M. Blatter en 2011.

Aucun fait nouveau n'est cependant intervenu dans cette affaire, qui a éclaté fin 2015, fracassant au passage le parcours des deux anciens dirigeants du football mondial.

Les accusations de malversation sont monnaie courante dans le monde du football.

Lundi la commission d'éthique de la Fifa a suspendu pour cinq ans le président de la Confédération africaine, le Malgache Ahmad Ahmad, lui infligeant de surcroît 200.000 francs suisses d'amende (185.000 euros), pour détournements de fonds.

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