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Niger

Les recherches se poursuivent après le naufrage d'au moins 40 personnes

Un homme transporte ses effets personnels sur une pirogue lors d'une inondation dans un district de Niamey, au Niger, le 5 septembre 2013.

Au Niger, les recherches se poursuivent encore jeudi pour retrouver les corps d'une quarantaine de personnes victimes du naufrage de leur pirogue la veille.

L'accident est survenu près du village d'Ouna lorsqu'une barque en provenance de l'île béninoise de Gorou Beri avec son bord une centaine de passagers a cédé à un coup de vent.

Jusqu'à 15h TU jeudi, aucun corps n'avait été retrouvé selon le maire de la commune rurale de Sambera, près du lieu de l'accident.

Lors des opérations de secours après le drame, 62 personnes ont été sauvées. Il y avait également 43 paires de chaussures, ce qui laisse croire que leurs propriétaires se sont noyés.

D'après les pêcheurs, "du fait du trop-plein du fleuve, il faut 24h pour que les corps commencent à immerger'', a indiqué le maire de Sambera Oumarou Hassane à VOA Afrique.


"Les populations et les unités navales de la douane, de la gendarmerie et des forestiers sont mobilisés avec pour consigne de veiller à ce que les corps qui immergeront soient récupérés et identifiés", a poursuivi le maire.

Par le passé, des pirogues ont chaviré sur le fleuve à ce niveau, soit pour cause de surcharge ou de forts courants d'eau, mais jamais le bilan avait été aussi lourd.

Les autorités nigériennes et béninoises à la frontière prévoient de se retrouver bientôt pour réactiver des mesures d'interdiction de navigation la nuit ainsi que les surcharges.

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Les arbres Gao à la ressources des forêts

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Manifestation de réfugiés soudanais devant le HCR à Agadez

Les migrants expulsés d'Algérie se plaignent des conditions dans le camp de transit à Agadez, au Niger, le 9 décembre 2016. (VOA/Abdoul-Razak Idrissa)

Une centaine de demandeurs d'asile soudanais d'un camp de l'ONU ont manifesté jeudi à Agadez (nord du Niger) pour exiger l'accélération de leur dossier de demande de statut de réfugiés et leur acheminement vers l'Europe.

"Une centaine de demandeurs d'asile soudanais ont marché de leur camp (situé à 10 km du centre-ville) jusqu'au bureau du Haut-commissariat de l'ONU pour les réfugiés (HCR)", a dit à l'AFP un résident d'Agadez.

"Ce sont des enfants mineurs qui ont appris que certains enfants (réfugiés érythréens, somaliens) acheminés de Libye ont commencé à être réinstallés (notamment) en Europe", a déclaré à l'AFP un responsable onusien. Dans la foulée, les manifestants ont réclamé "plus de nourriture et du savon".

La représentante du HCR au Niger en mission à Agadez en compagnie de responsables de l'ONG Caritas internationale "a pu calmer la situation à l'issue d'une réunion" avec les manifestants "plus adultes", a assuré ce responsable.

En mars 2019, les autorités d'Agadez avaient mis en garde ces demandeurs d'asile qui avaient violemment manifesté dans leur camp en insultant et jetant des pierres sur une équipe locale du HCR.

"Le Niger n'acceptera d'aucune manière qu'on lui mette la pression", avait prévenu Sadou Soloké, le gouverneur d'Agadez qui s'était rendu dans le camp où vivent quelque 1.400 Soudanais ayant fui depuis 2017 l'insécurité et l'esclavage en Libye.

Mi-décembre 2018, des Soudanais évacués de Libye avaient manifesté pendant plusieurs jours devant le HCR à Niamey pour exiger une accélération de leur installation dans des pays d'accueil, notamment en Europe.

Des centaines de réfugiés, en particulier des Ethiopiens et des Erythréens vivant à Niamey, ont pu être réinstallés en France, en Suisse, aux Pays-Bas, en Suède et en Finlande et d'autres attendent un pays d'accueil.

Le président nigérien Mahamadou Issoufou avait promis que le Niger continuerait à accueillir des demandeurs d'asile mais avait souhaité qu'ils "ne restent pas longtemps" dans son pays.

Trois chefs traditionnels et quatre responsables touareg tués depuis fin avril

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Sept responsables touareg tués par l'Etat islamique depuis avril

Des balles ont visé un véhicule de l'armée nigérienne, à la prison de Koutoukalé, lors d'une attaque terroriste, au Niger, le 17 octobre 2016. (VOA/Abdoul-Razak Idrissa)

Trois chefs traditionnels et quatre responsables touareg ont été tués depuis fin avril par le groupe de l'Etat islamique dans le Grand Sahara (EIGS) dans le sud-ouest du Niger, près de la frontière malienne, une région où les jihadistes cherchent à s'imposer, ont déclaré mardi des responsables.

"Almoubacher Ag Alamjadi, chef de tribu touareg d'Inates, a été tué lundi par des éléments de l'organisation EIGS", a dit à l'AFP une source sécuritaire nigérienne.

Ex-soldat de la Garde nationale (GN), Almoubacher Ag Alamjadi avait récemment succédé à son père Arrisal Amdagh qui avait été abattu fin avril à son domicile, également à Inates, par des jihadistes.

Le ministre de la Défense Kalla Moutari a confirmé la mort des deux hommes à l'AFP mardi.

Quatre autres membres de cette chefferie d'Inates qui se rendaient aux funérailles d'Arrisal Amdagh ont aussi été tués dans l'explosion de leur véhicule sur une mine, avaient annoncé mi-juin leur proches.

Dix-huit soldats nigériens avaient été tués lors de l'attaque du camp militaire d'Inates le 1er juillet. C'est dans cette même zone que 18 combattants de l'EIGS avaient été tués lors d'une opération conjointe des forces armées nigériennes, françaises et américaines menée du 8 au 18 juin.

Enfin, en juin, un autre chef traditionnel de la commune de Bankilaré (ouest) avait, lui, été retrouvé mort à la frontière malienne après avoir été kidnappé par "des hommes armés", selon une source locale.

"La stratégie de l'EIGS est d'en finir avec la chefferie traditionnelle (très influence au Niger) dans les zones frontalières. C'est une façon de vider la zone de la présence effective de l'Etat à travers cette représentation pour s'installer et imposer la loi", a confié mardi à l'AFP une autre source sécuritaire.

Selon plusieurs experts, les groupes jihadistes cherchent aussi régulièrement à exacerber les tensions ethniques et conflits intercommunautaires. Dans la Tillaberi, région du sud-ouest du Niger où les sept hommes ont été tués, cohabitent Djermas majoritaires, Peuls, Touaregs et Haoussa.

La région frontalière du Mali et notamment le Tongo Tongo est très instable. En mai 2019, 28 soldats nigériens y avaient été tués alors qu'une attaque, en octobre 2017, avait coûté la vie à quatre soldats américains et cinq militaires nigériens.

Selon un rapport de l'ONU, le nombre de déplacé internes fuyant les violences "est passé de 35.866 personnes en décembre 2018 à 49.078 personnes en mars 2019" dans la Tillaberi.

L'avocat nigerien Abdourahmane Lirwana est sorti de prison

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