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Nigeria

Les Nigérians face à un effondrement de leur réseau électrique national

Les autorités attribuent le mauvais approvisionnement en électricité à la faible production d’électricité de réseau national, Abuja le 20 Mars 2022. (VOA/Gilbert Tamba).

Au Nigeria, de nombreux habitants de la capitale fédérale continuent de compter leurs pertes suite aux pannes d'électricité.

Regina Odion est propriétaire d’une chambre froide installée dans le marché de Dutsé, situé dans la banlieue d’Abuja, la capitale fédérale du Nigeria. Elle a perdu 20% de son chiffre d’affaires depuis l’effondrement du réseau électrique national.

"La crise nous affecte sérieusement. La semaine dernière j’ai été obligée d’envoyer trois cartons de poisson à raison de 28000 Naira par carton au fumage. Ensuite j’ai partagé une partie aux gens et j’ai vendu une autre à bas prix. Je donnais même parfois cinq poissons à 1000 Naira. Voilà comment la crise nous a affectés. Nous avons perdu notre capital et les bénéfices qu’on devait gagner", confie-t-elle à VOA Afrique.

Le prix du diesel qui alimente le générateur de la chambre froide a quasiment triplé. Il était initialement vendu à environ 40 centimes le litre. Mais depuis quelques temps son prix est passé à 80 centimes. Et aujourd’hui il est passé à presque 1,60 euro.

Au cours des dernières semaines, le niveau d'électricité généré et servi au réseau national pour la livraison ultérieure aux clients a été extrêmement bas. Ophore James est vendeuse dans une boutique dans ce marché populaire.

"Pour les gens qui doivent utiliser de l’électricité pour leurs affaires, je sais qu’ils ont d’énormes difficultés en ce moment. Moi je suis juste une vendeuse et j’ai besoin de l’électricité dans ma boutique pour rendre l’environnement un peu agréable. Mais tout cela n’est pas le cas en ce moment".

Elisabeth Roland vit avec sa famille dans la grande cité de Gwarimpa. Elle affirme qu'au cours des deux derniers mois, la situation de l'électricité s'était aggravée, affectant ainsi son foyer.

"Le manque d’électricité est vraiment devenu un problème sérieux. Je ne dors pas la nuit et parfois votre téléphone est même éteint. Pour trouver le carburant, c’est un autre problème. Lorsque vous partez à la station, il faut payer d’abord quelque chose pour gagner l’essence. Ce n’est pas vraiment facile".

Les autorités attribuent le mauvais approvisionnement en électricité à l’échelle nationale à la faible production d'électricité du réseau national.

Une situation qui entraîne des délestages récurrents dans les zones touchées. Bode Longe, consultant stratégiste et expert en électricité explique à VOA Afrique que "sur le plan stratégique quel est le problème ? La réalité est que ces problèmes sont connus. Tout dépend de ce que vous faites le moment opportun pour prévenir la période de crise. Donc je pense que mettre en place des initiatives pourrait nous aider à éviter de telle situation. Nous savons que c’est un problème périodique, qui arrive souvent. Nous devons juste prêter attention à cela".

Dans la capitale fédérale Abuja comme dans d’autres Etats du pays, la mauvaise alimentation électrique ou les pannes d'électricité persistent depuis plus d'un mois.

Mais le ministre nigérian de l’énergie, Abubakar Aliyu, rassure."Nous avons rétabli le réseau électrique. Nous travaillons sur ça maintenant. Nous essayons de maintenant d’ajouter plus de mégawatts dans le réseau. Tout ce problème est lié au gaz et nous sommes en train de trouver des solutions. Ce qui pourrait prendre quelques jours".

Malgré cette crise sans précédent, les autorités nigérianes ont confirmé ce week-end la suppression totale des subventions sur l'électricité, dont les tarifs ont légèrement augmenté au mois de février. Mercredi, le président nigérian Muhammadu Buhari a présenté ses excuses à ses concitoyens et promet de résoudre le problème dans les prochains jours.

Les pannes d'électricité s'enchaînent à Abuja
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Le Nigeria renvoie 12.000 déplacés dans leur ville malgré l'insécurité

Le Nigeria renvoie 12.000 déplacés dans leur ville malgré l'insécurité
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Le Nigeria renvoie depuis lundi dans leurs villages quelque 12.000 personnes ayant fui le nord-ouest du pays à cause de multiples attaques de groupes criminels et des violences qui ont lieu au début de l'année.

Le président nigérian désarmé face à l'insécurité généralisée

Ancien général de l'armée, Muhammadu Buhari avait été élu en 2015 puis réélu en 2019 sur sa réputation d'homme fort et sa promesse de mettre un terme à l'insécurité.

A six mois de l'élection présidentielle, une pluie de critiques s'abat sur le président du Nigeria Muhammadu Buhari jugé incapable d'enrayer l'insécurité généralisée dans le pays le plus peuplé d'Afrique embourbé dans une spirale d'attaques meurtrières.

Muhammadu Buhari, 79 ans, apparaît désarmé et effacé face aux violences quotidiennes des bandes criminelles et groupes jihadistes qui sévissent dans le Nord du pays et qui se rapprochent désormais de la capitale. Et alors même que l'ancien général a annoncé ne pas se représenter en février 2023 après son second mandat.

"Il y a une pression croissante à travers toutes les couches de la société sur la nécessité de résoudre l'insécurité qui sévit dans le pays", souligne Idayat Hassan, directrice du Centre for Democracy and Development. "Le problème actuel est que personne n'est en sécurité dans le pays", insiste Mme Hassan. "Les jihadistes, qu'on croyait vaincus, sont de retour et ils attaquent désormais le pays même dans le siège du pouvoir".

Le mois dernier, le groupe Etat islamique a revendiqué l'attaque d'une prison située à l'extérieur d'Abuja, la capitale, libérant des centaines de détenus à seulement 40 km du palais présidentiel et de l'aéroport international. Située dans le centre du Nigeria, Abuja est à des centaines de kilomètres du nord-est, où opèrent généralement les groupes jihadistes, capables désormais de frapper hors de leur fief.

Un convoi de sécurité du président a ensuite été attaqué dans le nord-ouest, où sévissent des bandes armées meurtrières, les "bandits", avant que des soldats de la garde présidentielle ne tombent dans une embuscade près d'Abuja. Abuja et sa banlieue n'avaient plus fait l'objet d'attaques depuis 2015, de quoi donner l'impression d'un retour en arrière.

"Impuissant"

Car l'ancien général de l'armée, auteur d'un coup d'Etat dans les années 80, avait justement été élu en 2015 puis réélu en 2019 pour sa réputation d'homme fort et sa promesse de mettre un terme à l'insécurité. "On croyait en Buhari parce que c'est un général. Aujourd'hui, il est négligent et doit se réveiller", lance Frank Kokori, membre influent du parti au pouvoir.

Une source sécuritaire dans le nord-est abonde : "Buhari est dans une position peu enviable. Il est le président du pays et, naturellement, il doit assumer la responsabilité de toute défaillance en matière de sécurité. Mais en vérité, il est impuissant". "Aucun gouvernement nigérian n'a consacré plus de budget à la sécurité que celui de Buhari, mais la situation sécuritaire n'a cessé de se détériorer", poursuit cette source, sous couvert d'anonymat.

Les sénateurs du Parti démocratique populaire (PDP), principal groupe d'opposition, ont lancé un ultimatum au président: enrayer les violences ou faire face à la menace d'une procédure de destitution dans les semaines à venir. A six mois de l'élection présidentielle, l'insécurité est aussi un argument de campagne.

Car, en réalité, cette menace de procédure d'impeachment devrait rester lettre morte – l'opposition n'est pas majoritaire et la procédure est complexe. Elle n'a pas assez de poids et survient trop tard pour être prise au sérieux, explique Udo Jude Ilo de cabinet de conseil Thoughts and Mace Advisory.

Acculé, le président Buhari a annoncé des changements au sein de l'appareil sécuritaire. Une réponse peu convaincante pour M. Jude Ilo: "Les chefs de service sont toujours là, c'est à peine croyable".

"Combinaison effrayante"

Face aux multiples crises qui secouent le pays, le président apparaît détaché, lui qui multiplie les voyages à l'étranger pour des raisons de santé et qui communique autant sur les anniversaires des membres de son administration que sur les victimes des attaques.

Pendant ce temps, les bandits continuent à ravager les villages du nord-ouest et du centre du pays, pillant, kidnappant et tuant chaque semaine des dizaines de personnes. Et les jihadistes du nord-est, où ils mènent une insurrection depuis 2009 ayant fait 40.000 morts et 2.2 millions de déplacés, cherchent à frapper dans le sud, selon les analystes.

Pire encore: de nombreux experts font état d'alliances entre les "bandits" et les jihadistes, source d'inquiétude pour l'Etat. Depuis le Covid-19, le Nigeria connaît une grave crise économique, désormais accentuée par l'invasion russe en Ukraine, avec des taux d'inflation et de chômage en constante hausse.

Depuis 2015, "il n'y pas de politique cohérente contre non seulement l'insécurité mais aussi contre les facteurs d'insécurité", renchérit M. Jude Ilo. "Beaucoup ont perdu leur emploi", ajoute-t-il, de quoi fournir un terreau de personnes susceptibles de rejoindre les gangs ou les groupes jihadistes. "A l'approche des élections, c'est une combinaison (de facteurs) effrayante".

Le destin tragique d’un Nigérian handicapé battu à mort en plein jour en Italie

L’éditorialiste de La Stampa a ainsi dénoncé "le crépuscule de la civilisation occidentale" au lendemain du drame, rappelant le triste record du pays en matière de traitement des immigrés.

Alika Ogorchukwu, vendeur ambulant handicapé de 39 ans, a succombé aux assauts de son agresseur, sous le regard indifférent de plusieurs témoins. Le drame, survenu en période électorale, relance la question du sort peu enviable des immigrés en Italie.

Vendredi, 29 juillet, vers 14 h, un handicapé de nationalité nigériane, vendeur de rue dans la ville italienne de Civitanova Marche, interpelle un passant et lui propose, en vain, d’acheter ses produits.

Après avoir progressé de quelques mètres, le passant retourne sur ses pas et poursuit le vendeur. Il se saisit de sa béquille, le reverse avant de le rouer de coups, jusqu’à la mort. Au moins quatre personnes présentes sur place ont filmé la scène qui aura duré entre trois et quatre minutes, à l’aide de leur téléphone portable, selon les témoignages.

Homicide

Cette confrontation a sonné le glas pour Alika Ogorchukwu. L’homme de 39 ans, vivant en Italie depuis une dizaine d’années avec son épouse Charity Oriachi et leur fils de huit ans, avait perdu l’usage de sa jambe gauche après un accident de la route en 2021, à en croire la chaîne Sky.

Cet épisode l’avait contraint à abandonner son emploi d’ouvrier pour se convertir en vendeur itinérant, en plus de faire par moment la manche. Ce qui serait à l’origine de son passage à tabac, selon les premiers éléments de l’enquête. Ces derniers indiquent, en effet, que l’agresseur présumé, Filippo Ferlazzo, 32 ans, n’aurait pas apprécié l’insistante demande d’aumône d’Alika Ogorchukwu.

Suffisant pour le tabasser à mort ? L’avocat de l’accusé plaide des antécédents de troubles psychiatriques pour son client. Il entend demander une expertise médicale.

Incompréhension

Au-delà de la cruauté de l’agression, c’est l’indifférence, voire le cynisme des témoins qui émeut l’Italie. L’épouse de la victime, inconsolable, s’est notamment demandée pourquoi personne n’est allé au secours de son mari. "Il y avait assez de monde autour. Peut-être que si quelqu’un l’avait aidé, mon Alika serait toujours là", a-t-elle déclaré dans la presse, demandant justice pour son époux.

La police a, pour l’heure, exclu la thèse d’un acte motivé par des considérations de race. Mais pour la communauté noire d'Italie, l’affaire suinte le racisme. D’autant que la ville concernée a déjà connu par le passé plusieurs crimes commis sur des étrangers.

L’éditorialiste du quotidien turinois La Stampa a ainsi dénoncé "le crépuscule de la civilisation occidentale" au lendemain du drame, rappelant le triste record du pays en matière de traitement des immigrés.

En pleine campagne pour des législatives anticipées pour lesquelles l’extrême droite est favorite, la classe politique s’est saisie de l’affaire, chaque camp accusant l’autre d’instrumentaliser l’événement à des fins électorales.

Le Nigeria a le seul musée d'Histoire naturelle d'Afrique de l'Ouest

Le Nigeria a le seul musée d'Histoire naturelle d'Afrique de l'Ouest
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Le sud-ouest du Nigeria a le seul musée d'Histoire naturelle d'Afrique de l'Ouest. Il sert aussi de classe mondiale pour la conservation de milliers de ressources naturelles. Construit en 1973, ce musée a été laissé à l'abandon pendant plus de 30 ans avant d'être rénové.

Du café au dentifrice, les Nigérians contraints de tout acheter en petite quantité

"Depuis des années, je propose des sachets à la vente, mais récemment les gens n'ont plus les moyens d'acheter en quantité normale, donc je vends plus que ça", explique un vendeur de Lagos.

Cinq grammes de dentifrice ou dix centilitres d'huile de cuisson: étranglés par le coût de la vie, les Nigérians achètent désormais leurs produits de première nécessité en petite quantité, emballés dans de minuscules sachets plastiques, à consommer dans la journée.

Les grandes marques à l'origine de cette "sachétisation de l'économie", y voient là une "innovation", permettant un accès à la consommation pour tous les Nigérians, dont la majorité survit au jour le jour. Pour d'autres, c'est une aberration économique et écologique.

Dans les rues de Lagos, la vibrante capitale économique du pays le plus peuplé d'Afrique, les sachets font désormais partie du décor: ils colorient ses rues, bariolant les milliers de boutiques de bois et de tôle que l'on retrouve partout.

Assis sur un tabouret, Ibrahim Atahire tient depuis 30 ans l'une de ces petites épiceries dans une voie animée d'Obalende, un quartier populaire. L'homme de 55 ans à la barbe grisonnante l’assure : "Chez moi, tu peux tout acheter en petite quantité".

Et c'est vrai. Sur son stand, tout est vendu en sachet: du café ou du lait en poudre pour une tasse seulement, quelques grammes de céréales pour un bol, de la pâte à dentifrice pour un brossage de dent, des rasoirs emballés et vendus individuellement, de la lessive en poudre pour un unique lavage.

Même la crème anti-moustique pour soulager les piqûres est vendue dans un emballage plastique plus petit qu'une paume de main. Pour le déjeuner, l'huile de cuisson s'achète aussi en sachet, tout comme les épices, la sauce tomate. Un sachet, pour chaque ingrédient et pour chaque repas.

"Depuis des années, je propose des sachets à la vente, mais récemment les gens n'ont plus les moyens d'acheter en quantité normale, donc je vends plus que ça", explique le vendeur.

Dans une rue parallèle, Sanni Aïcha, porte-monnaie à la main, fait le tour des échoppes à la recherche du sachet d'huile de cuisson le moins cher. Cette mère de deux enfants, vendeuse de cacahuètes, et dont le mari est un policier à la retraite, confie "ne plus s'en sortir". "Avant je prenais de l'huile en bidon, mais depuis deux ans tout est si cher, qu'on n'a plus l'argent pour acheter pour le mois", déplore-t-elle.

95 millions de pauvres

La première économie du continent a été frappée de plein fouet par la pandémie de coronavirus qui a fait grimper les prix en 2021 de 17%, et particulièrement ceux des produits alimentaires, faisant tomber dans la pauvreté six millions de Nigérians supplémentaires. Elle subit désormais les retombées de la guerre en Ukraine et d'une politique économique très critiquée: en 2022, la Banque Mondiale prévoit une inflation de 15,5% et un million de pauvres en plus.

En tout, le nombre de personnes vivant dans la grande pauvreté devrait atteindre les 95,1 millions soit près d'un Nigérian sur deux, selon ses projections.

"Une importante part de la classe moyenne est en train de tomber dans la pauvreté et ne peut plus se permettre d'acheter en grande quantité. Alors les grandes marques se sont mises à proposer des sachets pour garder leurs consommateurs", explique Tunde Leye, économiste à SBM Intelligence.

Les sachets ont réellement fait leur apparition sur le marché nigérian au début des années 2010, les marques proposant aux consommateurs des produits en quantité réduite pour les pousser à essayer de nouveaux produits, explique un ancien responsable marketing d'un géant agroalimentaire européen au Nigeria.

Mais en 2016, au moment où le pays tombe une première fois en récession, après la chute des cours du pétrole, "les consommateurs ont commencé à se ruer sur ce format, alors nous avons commencé à les généraliser, et d'autres marques ont suivi", explique-t-il.

Depuis, la situation économique ne s'est guère améliorée, alors la demande pour les petits emballages plastiques a continué d'exploser, affirme sous le couvert de l'anonymat le directeur d'une usine de plastique.

"L'inflation est telle, que même les serviettes hygiéniques sont désormais vendues à l'unité", dit l'entrepreneur. Ses clients, eux, ne cessent de lui demander de produire des emballages toujours plus petits, pour contenir à peine quelques grammes de produit.

Serviette hygiénique à l'unité

Le soleil est à son zénith à Obalende et Sanni Aïcha est toujours en train d’arpenter les rues à la recherche du prix le plus compétitif. "Acheter en sachet presque chaque jour, me revient plus cher à la fin du mois", déplore la vendeuse de cacahuètes. Pour l’huile de cuisson c’est en moyenne 20% plus cher, dit-elle.

"Sans argent de côté, je peux difficilement faire autrement", abonde Mme Aïcha, qui gagne son argent au jour le jour, quelques milliers de nairas, à peine de quoi nourrir sa famille.

C’est ainsi que les plus pauvres, se retrouvent in fine "à dépenser plus" que les autres, avance l'économiste Tunde Leye. Cette "sachétisation de l'économie" pose également un important problème environnemental, en générant "toujours plus de plastique", dénonce quant à elle la militante écologiste nigériane Oluwaseyi Moejoh.

Car les sachets ne colorient pas uniquement les échoppes de Lagos, on les retrouve également au sol: éparpillés sur les trottoirs défoncés de la ville ou sous forme de magmas de plastique qui bouchent ses égouts à ciel ouvert et génèrent d'importantes inondations à chaque saison des pluies.

Les plus pauvres qui logent dans des habitats précaires sont les premiers touchés. Alors la militante écologiste plaide pour un plus grand "contrôle de l'Etat", et l'obligation de rendre les grandes marques "comptables" de leur pollution plastique. Car à la fin, ce "sont toujours les pauvres qui finissent par payer".

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