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La mission de l'ONU demande des poursuites contre les milices entravant les institutions en Libye


Des femmes libyennes déplacées de la ville de Tawergha dans un camp du Garart al-Gatef, en Libye, le 25 mars 2018.

La mission de l'ONU en Libye (Manul) a appelé le gouvernement d’union nationale (GNA) à poursuivre en justice les groupes armés entravant le bon fonctionnement des institutions étatiques dans ce pays en proie au chaos.

Sept ans après la chute du régime de Mouammar Kadhafi en 2011, la Libye reste à la dérive, avec deux camps se disputant le pouvoir: le GNA à Tripoli, reconnu par la communauté internationale, et un cabinet parallèle dans l'est du pays, soutenu par le puissant maréchal Khalifa Haftar.

Une myriade de milices armées, qui changent d'allégeance selon leurs intérêts, et des groupes jihadistes font régner un climat d'insécurité chronique.

Dans un communiqué paru tard dimanche soir, la Manul "condamne fermement les actes de violence, d'intimidation et d'obstruction du fonctionnement des institutions souveraines de la Libye par les miliciens", appelant le GNA et les pays occidentaux à "poursuivre en justice les responsables" de tels actes "criminels".

Plusieurs institutions étatiques, notamment celles installées dans la capitale, sont régulièrement la cible de harcèlements et d'intimidations de la part de groupes armés opérant techniquement sous la coupe du ministère de l'Intérieur du GNA.

"Les membres de ces milices (...) attaquent les institutions souveraines, empêchant leur bon fonctionnement", a déploré la Manul.

Et même les institutions militaires et sécuritaires s'avèrent souvent incapables de s'imposer ou d'avoir le dessus sur ces milices, très puissantes.

La Compagnie nationale de pétrole (NOC) a indiqué il y a une semaine que des hommes d'un groupe du ministère de l'Intérieur étaient entrés de force dans le siège de Brega Oil, société chargée de distribuer le carburant, pour "arrêter" son patron.

La Libyan Investment Authority (LIA), le Fonds souverain libyen d'investissements, a dû quitter récemment ses bureaux dans le centre de Tripoli pour un lieu plus "sécurisé" à cause, selon lui, des menaces des miliciens qui s'ingéraient dans le travail de ses employés.

"L’ONU en rendra compte à la communauté internationale (...) et examinera la possibilité de sanctionner ceux qui entravent ou menacent l’action de ces institutions oeuvrant pour le bien de la Libye et de son peuple", indiqué la Minul.

Avec AFP

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