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Le gouvernement togolais accuse l'opposition d'asphyxier l'économie


Sur l'avenue de la Libération à Lomé, les boutiques fermées, à Lomé, Togo, le 16 décembre 2017. (VOA/Kayi Lawson)

La coalition de l'opposition togolaise a manifesté une nouvelle fois samedi et se targue d'avoir mobilisé un million de personnes dans les rues de Lomé.

Depuis quatre mois, des militants et sympathisants de l'opposition sont dans la rue, ce qui n'est pas sans incidence sur les activités économiques.

"Tous les jours où il y a marché, si vous prenez l'avenue de la Libération, si vous allez un peu dans la zone de Deckon, tous les magasins sont fermés. Avons-nous besoin de briser le commerce ?", se demande le ministre de la fonction publique Gilbert Bawara.

Reportage de Kayi Lawson, correspondante à Lomé pour VOA Afrique
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Selon le gouvernement togolais, une journée de manifestation constitue un manque à gagner de plus de 500 millions de francs CFA pour le Togo. Depuis quatre mois, les activités économiques tournent au ralenti comme l'affirment les commerçantes.

"Nous n'arrivons pas à quantifier nos pertes", explique un des commerçants.

Samedi dernier, la coalition de l'opposition a tenu sa 20e manifestation de rue depuis le 19 aout 2017. Koffi Agbénou, devant sa boutique, légèrement ouverte à Déckon, dit comprendre le sens des manifestations.

Le leader de l’opposition togolaise Jean-Pierre Fabre marche aux côtés de ses partisans à Lomé, Togo, 20 septembre 2017. (VOA/Kayi Lawson).
Le leader de l’opposition togolaise Jean-Pierre Fabre marche aux côtés de ses partisans à Lomé, Togo, 20 septembre 2017. (VOA/Kayi Lawson).

Face aux accusations selon lesquelles la coalition de l'opposition veut asphyxier l'économie togolaise, Jean-Pierre Fabre, le chef de file de l'opposition se défend.

"Est-ce que nous avons décidé d'asphyxier l'économie togolaise? Non! Nous sommes des Togolais, et ça fait des dizaines d'années que l'économie togolaise est à terre", analyse-t-il.

Pour Olivier Kouami, de l'Entente des spécialistes togolais en technologies de l'information et de la communication (ESTETIC), il ne faut pas oublier que les jours de "blackout" de l'internet ont sérieusement porté un coup dur à l'économie du pays.

"Cinq jours sans internet, c'est cinq jours sans activité commerciale, c'est énorme!", souligne-t-il.

Beaucoup d'opérateurs économiques souhaitent qu'une pause soit observée durant la période des fêtes, mais la coalition ne s'est pas encore prononcée clairement sur une tenue des manifestations lors des 15 prochains jours.

Kayi Lawson, correspodante à Lomé

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