Liens d'accessibilité

Dernières nouvelles

Afrique

Les forces de sécurité insuffisamment équipées lors des attentat de Grand Bassam de 2016

Des soldats ivoiriens sont assis près de l'Hotel Etoile du Sud à Grand Bassam, en Côte d'Ivoire, le 14 mars 2016.

La Côte d'Ivoire ne disposait pas d'équipements d'intervention adéquats malgré un entraînement "adapté" au moment de l'attentat jihadiste contre la station balnéaire de Grand Bassam en mars 2016 (19 morts), a estimé lundi à Abidjan, un officier ivoirien des forces spéciales.

"Pour ce qui concerne l'assaut, très vite deux difficultés sont apparues (...), au moment de l'attaque (...): on avait une insuffisance et une certaine inadéquation du matériel de protection et même d'observation qui aurait pu faciliter la tâche", a déclaré le commandant Kitcha Folwori Sékongo lors d'une conférence sur la sécurité.

"Donc (...) les éléments d'assaut ont été particulièrement exposés aux balles et aux grenades défensives des terroristes".

Au total 19 personnes, dont trois militaires, ont été tuées dans l'attaque jihadiste de Grand-Bassam.

"Devant la tuerie de masse qui était en train de se perpétrer, l'unité n'a eu d'autre choix que de lancer un assaut d'urgence (...) qui a eu des conséquences en vies humaines", a assuré l'officier.

Toutefois, le commandant Sékongo a souligné que la Côte d'Ivoire s'était préparée à ce genre de situation "à travers un entraînement adapté et intensif en interne et aussi avec des partenaires extérieurs (...). Il y a eu aussi l'acquisition de moyens spécifiques".

Les voisins du pays, le Burkina Faso (30 morts en janvier 2016) et le Mali (20 morts en novembre 2015), avaient été touchés par des attaques similaires et des mesures avaient été prises.

"La Côte d'Ivoire avait commencé à se préparer face à cette nouvelle menace à travers la montée en puissance des unités dédiées au terrorisme, la mise en place de mécanisme de coordination entre les forces de sécurité intérieure et les forces armées et c'est tout ceci qui a permis une certaine fluidité dans la gestion de l'attaque", a-t-il précisé.

Le dimanche 13 mars 2016, trois assaillants avaient remonté la plage de Grand Bassam, proche d'Abidjan et très prisée des Ivoiriens et des étrangers, tirant au hasard et attaquant plusieurs restaurants. Ils avaient tué 19 personnes, dont quatre Français. De l'avis général, l'intervention rapide des forces de sécurité a permis de limiter le nombre de victimes.

Les jihadistes avaient ouvert le feu sur des touristes et passants sur la plage et les terrasses de la station balnéaire. Revendiquée par Al-Qaïda au Maghreb islamique (Aqmi), cette attaque a été la première de ce type perpétrée sur le territoire ivoirien.

Avec AFP

Toutes les actualités

Des déchets à la pelle après la Tabaski à Dakar

Des tas d’ordures ornent le rond-point sacré cœur à Dakar, le 19 août 2019. (VOA/Seydina Aba Gueye)

La capitale sénégalaise est davantage couverte de déchets après la fête de l'Eïd communément appelé "Tabaski" et le départ des vendeurs de moutons. La situation est décriée par les riverains et surtout par les professionnels du nettoiement qui sont débordés durant cette période.

Après la Tabaski, les populations vivant aux abords des points de vente de moutons sont les principales victimes de l'insalubrité. Elles demandent aux autorités de revoir le choix des lieux de vente des moutons lors de la fête de l'Eid.

Cette dame ayant requis l’anonymat habite sur les deux voies de Sacré-Cœur, un quartier résidentiel de Dakar.

Face à sa maison, un tas d’ordures dégage une odeur nauséabonde. Frustrée, elle indique qu’"il n'y a que de mauvaises odeurs et la mairie prend du temps pour s'en occuper. Un quartier n'est pas fait pour accueillir des points de vente de moutons".

Dakar davantage couverte de déchets après la tabaski
Attendez s'il vous plaît

No media source currently available

0:00 0:02:29 0:00

Elle est aussi sidérée par l’état du terrain de football du quartier, "c'est l'endroit où joue les enfants, donc on ne peut pas y vendre des moutons. Il faut retourner aux points de ventes originels".

Du côté des vendeurs, on dégage toute responsabilité dans la prise en charge des déchets.

Djibril Cissé, un vendeur venu du Mali, explique que "c'est la mairie qui doit nettoyer, au moins dans 3 jours, nous serons dans la lointaine banlieue dakaroise et la municipalité pourra commencer le nettoyage."

Ce nettoyage a déjà commencé avec l'Unité de coordination de la gestion des déchets, mais le travail est immense comme l'indique Madani Sy, secrétaire-général du syndicat national des travailleurs du nettoiement.

Il se dit "sidéré et ahuri" quand il a "retrouvé des ordures sur la voie publique".

"On a trouvé des ordures ménagères, des peaux de moutons. Avec tous les efforts consentis avec les unités de veille et de sensibilisation, on se rend compte qu'il y a une indiscipline notoire caractérisée malgré le travail de nos agents".

Le responsable syndical dénonce également l’attitude des vendeurs: "nous avons trouvé des marchands de tabliers et des commerçants sur les lieux et ils ne peuvent même pas débarrasser la chaussée pour nous laisser travailler convenablement. Malgré tout, nous continuerons à faire notre travail pour respecter notre engagement vis-à-vis des populations".

Madani Sy appelle par ailleurs les autorités à prendre des mesures drastiques pour amener les populations à observer un comportement civique.

"Il faut faire de la répression [sanctions]. Les gens ne maîtrisent pas le code de l'hygiène, ni le code de l'environnement, ni le code des collectivités locales encore moins le code qui interdit les sachets plastiques".

Il demande ainsi aux autorités de passer à la vitesse supérieure "c'est que tant qu'il n'y aura pas de répression [sanctions], notre travail sera toujours voué à l'échec. Cette indiscipline doit être éradiquée pour qu'on ait zéro déchets, pour qu'on ait des villes propres".



Pour atteindre cet objectif de faire du Sénégal un pays avec zéro déchet, le président Macky Sall estime qu’il faut faire obligation aux citoyens de nettoyer devant leurs domiciles.

Pour le chef de l’Etat, rendre le Sénégal propre est un impératif qui n’est pas négociable. C'est ainsi qu'il a lancé une campagne nationale avec plus de 1000 agents de sécurité pour assurer le suivi du projet Sénégal zéro déchets.

1619: l'historique

1619: l'historique
Attendez s'il vous plaît
Embed

No media source currently available

0:00 0:01:47 0:00

Le nouveau code de l’environnement adopté

Le nouveau code de l’environnement adopté
Attendez s'il vous plaît

No media source currently available

0:00 0:02:53 0:00

Fraude des hydrocarbures au Niger

Fraude des hydrocarbures au Niger
Attendez s'il vous plaît

No media source currently available

0:00 0:02:58 0:00

Division autour de la nomination d’un nouveau chef traditionnel de Dar-Ouaddaï

Division autour de la nomination d’un nouveau chef traditionnel de Dar-Ouaddaï
Attendez s'il vous plaît

No media source currently available

0:00 0:02:26 0:00

Voir plus

XS
SM
MD
LG