Liens d'accessibilité

Dernières nouvelles

Mali

Les Etats-Unis montrent à nouveau leur impatience face à l'évolution du Mali

Des soldats sénégalais de la Minusma patrouillent à Gao, le 24 juillet 2019.

Les Etats-Unis ont à nouveau montré mardi à l'ONU de l'impatience face à l'évolution de la situation au Mali, jugeant inacceptable que des parties à l'accord de paix de 2015 profitent de la mission de paix de l'ONU (Minusma) sans s'acquitter de leurs obligations.

"Malgré les efforts louables de la Minusma, la tendance générale (...) est extrêmement préoccupante", a souligné l'ambassadrice américaine à l'ONU, Kelly Craft, lors d'une réunion du Conseil de sécurité.

"Le gouvernement du Mali et les groupes armés signataires (de l'accord de paix) ont fait peu de progrès pour l'appliquer". "Ceci n'est pas acceptable" et "nous ne pouvons continuer à soutenir une mission de paix qui profite aux parties signataires alors qu'elles refusent d'appliquer pleinement leurs engagements", a averti la diplomate américaine.

Répétant une menace ancienne de Washington, Kelly Craft a évoqué implicitement l'idée de mettre un terme à la Minusma, une grosse opération militaire au coût annuel dépassant le milliard de dollars et qui subit régulièrement des attaques meurtrières.

"Nous ne pouvons pas laisser passer une autre année sans nous rapprocher de l'application de l'accord de paix". "Si toutes les parties restent réticentes à sortir du statu quo, alors nous devons être prêts à développer une approche différente" pour le Mali, a-t-elle dit, sans autre précision.

La France et le représentant de l'ONU au Mali, Mahamat Saleh Annadif, ont au contraire fait valoir les progrès politiques accomplis.

"Des avancées significatives ont été enregistrées dans la mise en oeuvre de l'accord, notamment en ce qui concerne les réformes politiques et institutionnelles, les questions de défense et de sécurité ainsi que les questions de développement socio-économique", a souligné Mahamat Saleh Annadif.

"Des progrès significatifs" ont été réalisés, avait aussi dit à des journalistes avant la réunion l'ambassadeur français, Nicolas de Rivière. "Beaucoup reste à faire", avait-il toutefois concédé.


L'ambassadeur du Mali à l'ONU, Issa Konfourou, a aussi évoqué des "progrès substantiels". "Nous sommes dans la bonne tendance", a-t-il assuré, indiquant comprendre "l'impatience" de certains membres du Conseil de sécurité. Mais l'insécurité et des problèmes financiers contrecarrent l'application de l'accord de paix, a fait valoir le diplomate malien.

Au Mali, trois forces interviennent dans le domaine sécuritaire : les 5.000 militaires de la force conjointe antijihadiste G5-Sahel dont le rayon d'action couvre cinq pays (Mali, Burkina Faso, Tchad, Mauritanie, Niger); la force française Barkhane (4.500 militaires); et la force de paix de l'ONU Minusma qui compte environ 15.000 militaires et policiers.

Toutes les actualités

L'armée malienne commémore ses 60 ans sans son traditionnel défilé

La Fama (force armée malienne) patrouille dans le cercle d'Ansongo, région de Gao, au Mali, le 13 mars 2017. (VOA/Kassim Traoré)

L'armée malienne commémore son 60e anniversaire ce mercredi 20 janvier 2021. Ces festivités se dérouleront dans la sobriété à cause du coronavirus. À cette occasion, le président de transition a exprimé sa reconnaissance envers les forces étrangères qui apportent un grand appui à celles du Mali.

Le traditionnel défilé militaire n’aura pas lieu cette année à cause de la pandémie de covid-19. Ce 60e anniversaire sera marqué par le dépôt d'une gerbe de fleurs à Kati et par la pose, par le vice-président, le colonel Assimi Goïta, de la première pierre de l’hôpital militaire de Banacoroni à une trentaine de Kilomètres de Bamako.

Cet anniversaire est aussi marqué par une manifestation des organisations de la société civile, de partis politiques et d'activistes, le même jour à Bamako, le même jour à Bamako, pour le départ de l'armée française du Mali.

Mardi soir, à l'occasion du 60e anniversaire le président de la transition malienne, Bah Ndaw, a renouvelé "la gratitude" son pays aux armées étrangères, engagées dans la guerre contre les jihadistes, rapporte l'AFP.

Il a appelé à une "alliance sacrée" autour de l'armée malienne, "d'autant plus salutaire que [ce] 60e anniversaire s'inscrit dans un contexte particulièrement éprouvant pour notre pays qui est en guerre depuis bientôt dix ans" contre les jihadistes, a-t-il affirmé.

"Je voudrais renouveler la gratitude de notre pays envers la communauté internationale dont les armées sont à nos côtés et dont les soldats risquent leu vie pour la libération de notre pays", a déclaré M. Ndaw dans un discours sur la télévision publique.

La classe politique malienne dénonce une "oligarchie militaire"

La classe politique malienne dénonce une "oligarchie militaire"
Attendez s'il vous plaît

No media source currently available

0:00 0:02:31 0:00

Le colonel Malick Diaw hausse le ton contre les propos anti-Barkhane

Le Colonel Malick Diaw.

Un des hommes forts des autorités de transition maliennes dominées par les militaires a élevé la voix vendredi pour affirmer le soutien officiel à la présence militaire française dans le pays et contrer des expressions hostiles.

Le colonel Malick Diaw, président du Conseil national de transition (CNT) qui vient d'être constitué et fait office d'organe législatif, a publié un communiqué où il relève avec "regret" de récentes déclarations contre la présence française, émanant selon lui de mouvements auxquels appartiennent des membres du CNT.

Ces déclarations "n'engagent que leurs auteurs", dit-il. Il "tient à réaffirmer le soutien et la disponibilité du CNT à l'endroit de tous les partenaires qui oeuvrent au côté du Mali dans la lutte antiterroriste".

Le CNT comporte quelques opposants notoires à l'engagement militaire français au Mali. Parmi eux, Adama Diarra, alias Ben le Cerveau, est coauteur d'un appel à manifester le 20 janvier à Bamako contre la présence française.

La France, engagée militairement depuis 2013 au Mali, y déploie ainsi qu'au Sahel 5.100 soldats dans la force antijihadiste Barkhane. Cette présence suscite régulièrement des expressions d'animosité sur les réseaux sociaux, dans la bouche de certaines personnalités et lors de manifestations épisodiques à Bamako.

L'émergence de sentiments antifrançais, associée à des pertes françaises et aux revers infligés par les jihadistes aux armées nationales, avait poussé le président français Emmanuel Macron à réunir les dirigeants du Sahel en janvier 2020 dans le Sud-Ouest de la France pour resserrer les rangs.

La France répète s'engager au Sahel à la demande de ces dirigeants. Un nouveau sommet est prévu à N'Djamena (Tchad) courant février.

Après huit ans d'intervention militaire ininterrompue au Sahel, des voix de plus en plus nombreuses s'interrogent en France sur la pertinence de cet engagement, à l'heure où Paris réfléchit à l'alléger.

Une quinzaine de jihadistes tués près de la frontière Mali-Burkina

Des soldats de l'armée malienne patrouillent avec des soldats de la force française Barkhane à Ménaka, dans la région de Liptako, le 21 mars 2019.

L'armée française a tué une quinzaine de jihadistes le week-end dernier dans la région malienne de Boulikessi, près de la frontière avec le Burkina Faso, où agit le groupe GSIM affilié à Al Qaïda, a annoncé vendredi l'état-major.

"Le 9 janvier, en identifiant un groupe armée terroriste à moto, les militaires français ont pu guider un aéronef et réaliser une frappe. Le lendemain, dans le même secteur (...), le groupe commando a décelé un autre groupe armé terroriste, a expliqué le porte-parole de l'état-major, le colonel Frédéric Barbry, lors d'un point-presse.

"Appuyés par des hélicoptères de reconnaissance et d'attaque, les militaires ont pu remporter ce combat et procéder au ratissage de la zone".

Les opérations ont permis de neutraliser une quinzaine de jihadistes, d'en interpeller quatre et de saisir armement, motos et diverses autres ressources dans un secteur réputé être "une zone de prédation" du Groupe de soutien à l'Islam et aux musulmans (GSIM), alliance jihadiste sahélienne affiliée à Al-Qaïda, a-t-il encore précisé.

Par ailleurs, l'officier a fait état de la saisie "de très nombreux matériels entrant dans la confection et la pose d'engins explosifs improvisés (IED)" ces dernières semaines au Mali.

Entre fin décembre et début janvier, cinq militaires de la force antijihadiste Barkhane ont été tués au Mali dans l'explosion d'un IED au passage de leur véhicule blindé léger, et six autres blessés par une voiture piégée conduite par un kamikaze.

Au total, sur les 50 militaires français morts au combat depuis 2013 dans la région, 23 ont été tués par des IED ou des véhicules piégés, selon l'état-major français.

En 2020, la France a engagé 600 soldats supplémentaires au Sahel, portant ses effectifs à environ 5.100. Elle examine actuellement l'évolution de cet engagement.

Trois Casques bleus ivoiriens tués dans la région de Tombouctou

Trois Casques bleus ivoiriens tués dans la région de Tombouctou
Attendez s'il vous plaît

No media source currently available

0:00 0:00:58 0:00

Voir plus

XS
SM
MD
LG