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États-Unis

Les Etats-Unis interdisent de territoire le ministre cubain de la Défense

Le département d'Etat américain a annoncé jeudi interdire l'entrée aux Etats-Unis au ministre cubain des Forces armées, qu'il accuse d'avoir commis des violations des droits humains en soutenant Nicolas Maduro au Venezuela.

Pour Washington, le général Leopoldo Cintras Frias "porte la responsabilité des actions de Cuba pour appuyer" le régime du dirigeant socialiste Nicolas Maduro, dont Washington souhaite le départ.

"Aux côtés des agents militaires et du renseignement de Maduro, le MINFAR (ministère cubain des Forces armées révolutionnaires, NDLR) a été impliqué dans de graves abus et violations des droits humains au Venezuela, dont la torture, des traitements et peines cruels, inhumains ou dégradants pour des prises de position anti-Maduro", a déclaré le chef de la diplomatie américaine Mike Pompeo.

La mesure interdit l'entrée sur le territoire américain à Leopoldo Cintras Frias ainsi qu'à deux de ses enfants, Deborah Cintra Gonzalez et Leopoldo Cintra Gonzalez.

Les Etats-Unis font partie de la cinquantaine d'Etats qui reconnaissent l'opposant Juan Guaido en tant que leader légitime du Venezuela, mais Cuba, tout comme la Russie et la Chine, continuent à soutenir Nicolas Maduro.

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Procès en destitution: la défense de Trump tente de parer les révélations de Bolton

Les avocats du président Donald Trump Jay Sekulow et Pat Cipollone au sénat le 25 janvier 2020 (REUTERS/Joshua Roberts)

Les avocats de Donald Trump ont tenté lundi de reprendre l'offensive après les révélations explosives d'un ancien conseiller de la Maison Blanche qui ont fragilisé la défense du président américain dans son procès en destitution devant le Sénat.

Ils se sont aussi lancés dans une attaque en règle contre l'ancien vice-président démocrate Joe Biden, un possible rival à l'élection présidentielle du 3 novembre.

Le milliardaire républicain fait l'objet de cette procédure historique pour avoir demandé à l'Ukraine d'enquêter sur Joe Biden et sur les affaires de son fils Hunter dans ce pays gangrené par la corruption.

Majoritaires à la Chambre des représentants, les démocrates l'ont mis en accusation pour "abus de pouvoir" et "entrave au travail du Congrès" le 18 décembre sans aucune voix républicaine.

Ils estiment que le président a essayé de "salir" son adversaire potentiel pour faciliter sa réélection et qu'il a utilisé les moyens de l'Etat, notamment en gelant une aide militaire cruciale pour Kiev, pour parvenir à ses fins.

Dans sa plaidoirie, la défense de Donald Trump a affirmé que la destitution était une "arme thermonucléaire" trop dangereuse pour s'appliquer en l'absence de "crime" au sens pénal du terme.

- Arme politique -

"L'abus de pouvoir est une arme politique. Elle devrait être utilisée contre des adversaires politiques et laissons les électeurs en décider", a martelé le célèbre constitutionnaliste Alan Dershowitz, dernier à plaider lundi.

Dans un long exposé aux allures de cours magistral, il est allé plus loin que l'argument-phare de la Maison Blanche selon laquelle il n'y a pas eu de "pression" sur Kiev ou de "donnant-donnant".

Une stratégie fragilisée par les révélations de l'ancien conseiller à la sécurité nationale John Bolton.

"Le +donnant-donnant+ n'est pas un cas d'abus de pouvoir, cela fait partie de la politique étrangère conduite par les présidents depuis le début", a expliqué l'avocat devant les sénateurs.

"Rien dans les révélations de M. Bolton, même si elles sont vraies, pourrait être du niveau de l'abus de pouvoir et de la destitution", a-t-il martelé.

John Bolton affirme dans un livre à paraître prochainement que Donald Trump lui a confié en août ne pas vouloir débloquer l'aide militaire destinée à l'Ukraine sans enquête sur les Biden.

"Je n'ai JAMAIS dit" ça à John Bolton, a démenti l'hôte de la Maison Blanche, en accusant son ancien conseiller, limogé en septembre, de vouloir "vendre son livre".

Les avocats de Donald Trump ont aussi tenté de démontrer qu'il était dans son droit en s'inquiétant d'une possible "corruption" des Biden en Ukraine.

L'ancienne procureure de Floride Pam Bondi a relevé qu'Hunter Biden avait gagné "des millions" de dollars en siégeant au conseil d'administration du groupe gazier ukrainien Burisma au moment où son père, alors vice-président de Barack Obama, était chargé de la politique américaine dans ce pays.

- "Théorie du complot" -

Hunter Biden n'aurait "probablement pas" été engagé par Burisma si son père n'avait pas été vice-président, a assené cette fervente supportrice de Donald Trump, en rappelant que plusieurs personnes s'étaient émues déjà à l'époque d'un "apparent conflit d'intérêt".

Elle a également suggéré que M. Biden avait obtenu le limogeage du procureur général ukrainien alors chargé de la lutte anti-corruption, pour protéger l'employeur de son fils.

L'équipe de campagne de M. Biden a dénoncé l'utilisation par Mme Bondi d'une "théorie du complot" qui a été "complètement réfutée".

En marge du procès, l'élu démocrate et procureur en chef Adam Schiff a reproché aux avocats de ne pas avoir réussi à expliquer "pourquoi le président a exprimé un intérêt pour Hunter Biden uniquement quand Joe Biden s'est porté candidat à la présidence".

Dans un nouvel extrait de son futur livre dévoilé lundi par le New York Times, M. Bolton raconte en outre avoir fait part au ministre de la Justice Bill Barr de son inquiétude face aux "faveurs" accordées par M. Trump aux dirigeants chinois et turc.

Les révélations de John Bolton ont semblé faire bouger les lignes au sein de la majorité républicaine au Sénat, dont les 53 élus (sur 100) ont jusqu'ici toujours refusé de convoquer le conseiller de M. Trump, comme le réclament les procureurs démocrates.

Au moins trois élus modérés --Mitt Romney, Susan Collins et Lisa Murkowski-- ont suggéré qu'ils pourraient voter en faveur d'une audition de M. Bolton.

Ce vote devrait intervenir en fin de semaine, une fois que la défense aura bouclé sa plaidoirie et que les sénateurs auront posé, par écrit, leurs questions aux deux parties.

Il suffira que quatre républicains s'allient aux démocrates pour que John Bolton soit convoqué. L'ancien conseiller a fait savoir qu'il accepterait de répondre à une assignation à comparaître.

Même si les démocrates remportent cette bataille, in fine, ils semblent voués à perdre le procès.

La Constitution fixe en effet une majorité des deux tiers pour destituer un président. Pour y parvenir, il faudrait que 20 républicains fassent défection, ce qui paraît totalement improbable.

La Cour suprême approuve un durcissement de la politique migratoire

Carte verte et carte des États-Unis

La Cour suprême des Etats-Unis a donné lundi son feu vert à une mesure emblématique du durcissement de la politique migratoire des Etats-Unis.

Elle autorise l'administration de Donald Trump à refuser d'octroyer un permis de séjour ("green card", ou carte verte) à un immigré dont elle considère qu'il pourrait représenter à l'avenir une "charge" pour les autorités fédérales, en bénéficiant d'aides gouvernementales.

Cette directive a été approuvée de justesse par la Cour suprême, par cinq voix contre quatre, celles des juges libéraux. Le président John Roberts a voté pour.

Plusieurs plaintes avaient été déposées par les Etats de New York, du Connecticut et du Vermont, par la ville de New York et par des ONG pour empêcher la mise en oeuvre de cette politique.

Le gouvernement a demandé à la Cour suprême de lever ces injonctions sans attendre qu'un jugement soit prononcé sur le fond par une cour d'appel de New York, ce qui pourrait avoir lieu le mois prochain.

Selon cette directive, les agents de l'immigration pourront prendre en compte plusieurs critères comme l'âge, le niveau d'éducation et l'aisance en anglais afin de décider si un immigré est susceptible de devenir une "charge publique".

Les opposants à cette politique estiment qu'elle instaurera un "test de richesse" qui écartera de façon disproportionnée les immigrés non-blancs.

"Limiter l'immigration légale en s'appuyant sur la richesse des candidats est honteux et absolument anti-américain", a estimé le sénateur démocrate Dick Durbin.

John Bolton, l'ex-conseiller va-t-en-guerre prêt à batailler avec Trump

Le conseiller américain à la sécurité nationale John Bolton pour une cérémonie de signature entre Kim Jong Un et Donald Trump à Singapour le 12 juin 2018.

John Bolton, l'ex-conseiller va-t-en-guerre prêt à batailler avec TrumpJohn Bolton était connu pour ses positions va-t-en-guerre en diplomatie. Mais l'ex-conseiller à la sécurité nationale de Donald Trump vient de lâcher une bombe sur la scène politique américaine.

Depuis qu'il a été limogé en septembre par le milliardaire républicain en raison de leurs désaccords sur la politique étrangère, le Tout-Washington bruissait de rumeurs sur ses intentions: allait-il régler ses comptes? Qu'allait-il raconter dans son livre, à paraître le 17 mars?

Dimanche soir, le New York Times a rapporté que l'ancien conseiller à la fameuse moustache blanche affirme dans ce manuscrit que Donald Trump lui avait bien dit, en août, que le gel d'une aide militaire cruciale à l'Ukraine ne serait levé qu'en échange de garanties de Kiev sur l'ouverture d'enquêtes contre Joe Biden, son rival potentiel à la présidentielle de novembre.

L'auteur de ces mémoires n'a pas démenti, se bornant à assurer n'être pas à l'origine de la fuite.

Or cette accusation de chantage est justement au cœur du procès en destitution du 45e président américain actuellement en cours. Jusqu'ici, aucun témoin direct ne l'avait clairement imputé au locataire de la Maison Blanche: si son ex-conseiller diplomatique devait le faire sous serment, sa défense se verrait largement contredite.

Les démocrates réclament que John Bolton soit convoqué comme témoin lors du procès au Sénat.

L'intéressé, après avoir fait mine de vouloir batailler en justice pour y résister, a finalement fait savoir début janvier qu'il viendrait témoigner en cas de citation à comparaître.

Mais le camp présidentiel freine des quatre fers.

- "Pas" en bons termes -

"Je ne sais pas si on s'est quittés en bons termes. Je dirais probablement pas", a reconnu la semaine dernière le président Trump. "On n'a pas envie que quelqu'un témoigne quand on ne s'est pas quittés en bons termes", a-t-il ajouté avec candeur.

Depuis que l'affaire ukrainienne a éclaté en septembre, John Bolton est resté silencieux.

Il n'a pas démenti les membres de son ancienne équipe à la Maison Blanche lorsqu'ils ont rapporté, durant l'enquête parlementaire, comment il s'était emporté en apprenant le donnant-donnant qui se tramait entre Washington et Kiev. Il n'a pas non plus cherché à infirmer le récit selon lequel il avait dénoncé des méthodes dignes d'un "trafic de drogue" et comparé Rudy Giuliani, l'avocat personnel de Donald Trump, à "une grenade dégoupillée".

Entre l'impétueux président et le bouillonnant diplomate, le mariage était imparfait dès sa nomination en mars 2018.

Les deux hommes sont unis par un fervent souverainisme et une détestation commune du multilatéralisme.

"America First", le slogan présidentiel, est fait pour plaire à John Bolton, 71 ans, convaincu de longue date qu'il faut placer l'Amérique d'abord et dénoncer les organisations internationales qui cherchent à empiéter sur ses prérogatives nationales.

Le juriste aux fines lunettes métalliques ne cache pas tout le mal qu'il pense de la justice internationale et même de l'ONU, où il s'est fait connaître lors d'un passage mouvementé comme ambassadeur des Etats-Unis en 2005-2006 sous la présidence de George W. Bush.

- Faucon -

Grâce à cet unilatéralisme exacerbé, et à ses commentaires comme chroniqueur sur la chaîne Fox News prisée du président, il a fini par décrocher le poste stratégique dont il rêvait, conseiller à la sécurité nationale.

Mais ce faucon s'est vite retrouvé en porte-à-faux avec tout un pan de la politique trumpiste.

Conseiller va-t-en-guerre d'un président qui ne veut pas faire la guerre, il a eu du mal à dissimuler son agacement lorsque l'ex-homme d'affaires se targuait de négocier avec le dirigeant nord-coréen Kim Jong Un ou avec les talibans en Afghanistan, ou encore lorsqu'il se disait prêt au dialogue avec l'Iran.

Si sa parole est rare depuis son départ de la Maison Blanche, il ne s'est pas privé d'étriller la stratégie nord-coréenne de l'administration Trump. Mais il a salué la frappe américaine pour tuer le puissant général iranien Qassem Soleimani.

Aux côtés des néoconservateurs, John Bolton fut l'un des architectes de l'invasion de l'Irak en 2003. Il est partisan des guerres préventives, alors que Donald Trump estime que l'Amérique ne peut être le gendarme du monde et, dans de nombreuses situations, doit se désengager.

Avant même de le limoger sans ménagement, Donald Trump ne cachait d'ailleurs pas les tensions croissantes.

"Il a des avis appuyés sur plein de sujets mais c'est OK. En fait, je le calme, ce qui est vraiment incroyable", ironisait-il en mai dernier.

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