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La RDC, le Congo, la Guinée et le Mali sur la liste noire américaine du trafic d'êtres humains

Un groupe d'enfants soldats de l'Union des patriotes congolais (UPC) à Bunia, en RDC, le 17 mai 2003.

"Le rapport 2017 sur le trafic d'être humain", présenté par le secrétaire d'État Rex W. Tillerson, fait une liste noire des pays ne combattant pas suffisamment le trafic d'êtres humains, qui compte 23 pays dont la Syrie, la Chine, la Corée du Nord et la Russie.

Ce rapport annuel du Département d'Etat américain, publié mardi, ont accusé certains pays comme la République démocratique du Congo (RDC), le Congo-Brazzaville, la Guinée et le Mali de tolérer les enfants soldats ou de ne pas stopper le trafic lié à la prostitution, pour la Guinée. Ces quatre pays africains font donc leur entrée sur cette liste noire, avec la nomination "tier 3", au plus bas de l'échelle.

Pour ces trois pays, les États-Unis demandent aux différents gouvernements de ne plus soutenir les groupes utilisant des enfants dans leurs rangs armés et de pousser davantager pour un cadre législatif.

La Chine particulièrement visée par le rapport

Les Etats-Unis ont ajouté la Chine à une liste noire de pays ne combattant pas suffisamment le trafic d'êtres humains.

Le rapport pointe le travail forcé dont fait l'objet la minorité musulmane ouïghour et le rapatriement forcé de réfugiés nord-coréens.

Pékin "n'a pas pris de mesures sérieuses" pour remédier à cette situation, a estimé le chef de la diplomatie américaine, Rex Tillerson justifiant le déclassement de la Chine avec laquelle le président américain Donald Trump a opéré un rapprochement notable depuis son entrée en fonction.

"Les consommateurs américains doivent reconnaître qu'ils peuvent avoir un lien non désiré avec le travail forcé" à travers les produits qu'ils achètent, a ajouté le secrétaire d'Etat.

Sanctions et restrictions

Les pays rétrogradés au niveau 3 de cette liste sur la traite des personnes, en bas du classement, peuvent faire l'objet de sanctions allant de restrictions dans l'assistance américaine à l'arrêt des échanges culturels ou éducatifs avec les Etats-Unis.

Ces mesures punitives sont toutefois laissées à l'appréciation de la Maison Blanche.

Haïti, qui avait été déclassé l'an dernier, remonte cette année au niveau 2 grâce à "des efforts significatifs" pour lutter contre la traite des personnes, mais demeure "sous surveillance".

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Un groupe armé attaque un village dans l'ouest

La mairie d’Alindao, à 400 km au sud-est de Bangui, Centrafrique, 29 novembre 2018. (VOA/ Felix Yepassis-Zembrou)

Des éléments du groupe armé Front démocratique du peuple centrafricain (FDPC) ont attaqué lundi le village de Lokoti, dans l'ouest du pays, où ils ont incendié des véhicules et pris en otage onze personnes, a appris mercredi l'AFP de la gendarmerie locale.

"Ils sont entrés dans le village, ont incendié deux camions ainsi qu'une moto", a indiqué à l'AFP une source à la gendarmerie de Bouar, ville située à environ 70 km de Lokoti.

Onze personnes ont été prises en otage par les éléments du FDPC, les autres villageois ont réussi à prendre la fuite, a précisé cette source.

"Les casques bleus sont dans une phase d'action et de recherche dans la zone", a indiqué mercredi à la presse le porte-parole de la MINUSCA (mission des Nations unies pour la stabilisation de la Centrafrique) Vladimir Monteiro.

Début avril, une opération militaire avait été lancée par la Minusca dans la zone contre ce groupe implanté localement, mais sans influence nationale.

L'ONU reprochait au groupe armé d'avoir érigé des barricades sur la route nationale 1, la seule permettant d'approvisionner Bangui depuis le Cameroun, et volé une dizaine de pick-up.

Le Premier ministre centrafricain, Firmin Ngrebada, avait alors "appelé à la raison" le FPDC. " (Nous) n'avons pas signé un accord de paix pour revenir à la guerre", avait-il déclaré.

Après la signature d'un accord de paix début février entre Bangui et 14 groupes armés, dont le FDPC, ce dernier avait érigé des barricades en signe de mécontentement vis-à-vis des autorités qui, selon lui, n'avaient "pas respecté" l'accord dans la formation du gouvernement.

Un nouveau round de négociations avait eu lieu mi-mars en Ethiopie, et un nouveau gouvernement avait été nommé le 22 mars.

Si le leader du groupe, Abdoulaye Miskine, avait décliné le poste ministériel qui lui était destiné, l'un de ses proches avait été nommé "conseiller spécial" à la Primature et l'autre préfet de la Nana-Mambéré, région de l'ouest.

L'accord de Khartoum, soutenu par tous les partenaires de Bangui et préparé depuis 2017 par l'Union africaine, est le huitième signé depuis le début de la crise marquée par le renversement en mars 2013 du président François Bozizé.

Riche en ressources naturelles, la Centrafrique est déchirée par la guerre, qui a forcé près d'un quart des 4,5 millions d'habitants à fuir leur domicile.

Une femme à la tête de l’Assemblée nationale en RDC

Jeanine Mabunda, élue présidente de l'Assemblée nationale, à Kinshasa, RDC, le 24 avril 2019. (Facebook/Paulette Kimuntu)

Jeanine Mabunda, députée du parti de l’ancien président Joseph Kabila, a été élue présidente de l’Assemblée nationale. L’opposition réunie dans la coalition Lamuka a boycoté ce vote, contestant la répartition des postes au sein du bureau. le poste du rapporteur lui est attribué.

Mme Mabunda a occupé plusieurs comme ministre, fonctionnaire de la Banque centrale et conseillère de l’ancien président Kabila en matière de violences sexuelles et de recrutement d’enfants dans les groupes armés, jusqu’aux élections de décembre 2018.

Elle est aussi un des cadres du PPRD, parti de Joseph Kabila, et de sa coalition politique, le Front commun pour le Congo.

Elle était retenue comme seule candidate pour diriger cette institution à l’issue d’âpres négociations avec les autres familles politiques. Mme Mabunda est la deuxième femme de l’histoire de la RDC à diriger la chambre basse du parlement.

Avec elle, six autres membres du bureau définitif ont été élus à l’exception du poste de rapporteur réservé à l’opposition Lamuka. Le camp du président Félix Tshisekedi a hérité la première vice-présidence attribuée à son proche, Jean Marc Kabund.

L’opposition a saisi le Conseil d’Etat pour contester ces élections et la répartition faites en violation, selon elle, de la Constitution et de l’ordre intérieur de l’Assemblée nationale.

Ghassan Salamé espère une avancée dans ses contacts avec les belligérants lybiens

Le nouvel émissaire de l'ONU pour la Libye, Ghassan Salamé, à gauche, lors d’une conférence de presse aux côtés du Premier ministre du gouvernement libyen de l’accord national (GNA) Fayej Seraj, et ministre des affaires étrangères Taher Siala à Tripoli, L

L'envoyé spécial des Nations unies pour la Libye, Ghassan Salamé, a dit mercredi à Rome espérer que les contacts qu'il a pu avoir avec les belligérants sur le terrain "portent leurs fruits" avant le ramadan.

"J'espère que les contacts que nous avons rétablis avec les deux belligérants puissent porter leurs fruits avant le début du ramadan", a déclaré M. Salamé lors d'un point de presse à l'issue d'une rencontre avec le ministre italien des Affaires étrangères Enzo Moavero Milanesi.

Le ramadan, période de jeûne pour les musulmans, débute cette année le 5 mai au soir.

M. Salamé n'a pas caché les difficultés qu'il reste à résoudre avant que le processus de stabilisation de ce pays en proie au chaos depuis 2011 puisse reprendre avec quelque chance de réussite.

Tout était prêt pour la conférence nationale, prévue mi-avril et censée préparer le terrain à des élections en Libye, avant que le maréchal Khalifa Haftar ne lance son offensive contre la capitale Tripoli, a affirmé l'envoyé de l'Onu.

Elle est aujourd'hui en suspens, mais pas annulée, a-t-il ajouté, précisant toutefois qu'il fallait aussi "un fort soutien de la part de la communauté internationale". Or, a-t-il déploré, celle-ci est divisée, notamment au niveau du Conseil de sécurité de l'Onu, qui n'est pas parvenu à se mettre d'accord sur un projet de résolution sur la Libye.

Sur le terrain, les combats s'enlisaient près de trois semaines après le début de l'offensive de Khalifa Haftar contre Tripoli, siège du gouvernement reconnu par la communauté internationale.

Production record de coton de plus de 700.000 tonnes

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51 morts dans des inondations en Afrique du Sud

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