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Les conditions ne sont pas réunies pour un retrait du Soudan de la liste noire, selon Washington


Le président Omar el-Béchir prononce un discours lors d’une visite à Bilal, Darfour, Soudan, 22 septembre 2017.

Le chargé d'affaires américain au Soudan a prévenu samedi que les conditions n'étaient pas encore réunies pour discuter du retrait de Khartoum de la liste noire de Washington des "Etats soutenant le terrorisme".

Les propos du responsable américain Steven Koutsis interviennent au lendemain de l'annonce par Washington de la levée de l'embargo économique américain imposé au Soudan depuis 20 ans.

Khartoum demeure toutefois sur la liste noire américaine des Etats soutenant le terrorisme malgré les demandes répétées du Soudan de retrait de la liste au nom de sa coopération avec les renseignements américains dans la lutte contre le terrorisme.

"C'est un sujet que nous sommes tous deux vivement disposés à aborder mais nous devons être sûrs que les conditions sont réunies pour des discussions en vue d'un retrait (du Soudan) de la liste", a déclaré M. Koutsis lors d'une conférence de presse à Khartoum.

"Le gouvernement du Soudan sait parfaitement bien ce qu'il a à faire pour être retiré de la liste et nous espérons que ces conditions seront bientôt remplies", a-t-il ajouté sans donner plus de détails.

Khartoum a salué vendredi l'annonce de la levée de l'embargo américain, y voyant une "décision positive", tout en exprimant sa déception de figurer toujours sur la liste noire.

Pour le Soudan, il n'y a "aucune raison" que son nom apparaisse sur la liste américaine des pays soutenant le terrorisme, notamment en raison de sa coopération avec les services de renseignements américains.

Les Etats-Unis ont imposé des sanctions au Soudan en 1997 pour son soutien présumé à des groupes islamistes. Le fondateur d'Al-Qaïda Oussama Ben Laden a vécu à Khartoum entre 1992 et 1996.

Quelques jours avant de quitter la Maison Blanche en janvier, le président Barack Obama avait levé une partie des sanctions contre le Soudan pour une période probatoire de six mois.

Son successeur à la Maison Blanche Donald Trump avait décidé en juillet d'étendre cette période de trois mois. Vendredi son administration a décidé de la levée définitive de l'embargo.

Avec AFP

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