Liens d'accessibilité

Dernières nouvelles

États-Unis

Les États-Unis auraient pu éviter plus de 35.000 morts en confinant plus tôt

Des membres de la communauté paramédicale de New York escortent le cercueil de leur collègue lors de leurs funérailles pour l'ambulancier paramédical Anthony "Tony" Thomas lors de l'épidémie de COVID-19, à Brooklyn, New York, États-Unis, le 30 avril 2020. REUTERS/Brendan McDermid

Plus de 35.000 morts du coronavirus auraient pu être évitées aux Etats-Unis si les mesures de confinement avaient été appliquées ne serait-ce qu'une semaine plus tôt, selon de nouvelles estimations de chercheurs de l'université new-yorkaise Columbia.

Selon leurs simulations, effectuées avec divers modèles et publiées sur le site scientifique medRxiv, 61% des cas de contagion - soit plus de 700.000 cas - et 55% des plus de 65.000 décès - soit plus de 35.000 morts - enregistrés au 3 mai 2020 "auraient pu être évités" si les mesures de distanciation sociale et autres outils de contrôle de l'épidémie avaient été mis en place "juste une semaine plus tôt".

Ces simulations confirment aussi selon les chercheurs le danger d'un assouplissement des mesures de confinement, qui a commencé à divers degrés dans tous les Etats américains pour limiter l'impact économique de la pandémie.

Il y a 10 jours, un documentariste new-yorkais engagé, Eugene Jarecki, a fait installer sur Times Square une "horloge de la mort".

Elle affiche le nombre de morts qui auraient pu être évitées selon lui aux Etats-Unis si le président Donald Trump avait promulgué des règles de distanciation et de fermeture des écoles le 9 mars, au lieu du 16.

Son "compteur" affiche des chiffres supérieurs à ceux des chercheurs de Columbia, puisqu'il part du principe que 60% des morts auraient pu être évitées en agissant une semaine plus tôt.

Les Etats-Unis sont le pays le plus touché au monde par l'épidémie en valeur absolue, avec plus de 1,5 million de cas et plus de 93.000 morts recensés jeudi par l'université Johns Hopkins.

Toutes les actualités

Controverse autour de l’usage de l’armée pour réprimer les manifestants

Controverse autour de l’usage de l’armée pour réprimer les manifestants
Attendez s'il vous plaît

No media source currently available

0:00 0:02:31 0:00

A Washington, des manifestations émouvantes pour réclamer justice et équité

Des manifestants couchés à même le sol devant la police, au Capitole, le 3 juin 2020, en signe de solidarité. (Photo: Nanythe Talani)

Des centaines de personnes ont manifesté mercredi à Washington pour crier leur ras-le-bol contre les brutalités policières à l’égard des minorités et exiger aussi la fin d’un système qui maintient ces dernières dans la précarité sur les plans social, économique, sanitaire et éducatif.

Il fait 26 degrés celsius en cette matinée du 3 juin 2020 à Washington, D.C., la capitale des États-Unis. La journée s’annonce chaude. Il y a exactement neuf jours depuis que l’Afro-Américain George Floyd est mort asphyxié par un policier blanc à Minneapolis dans le Minnesota, à plus de 1.782 km de Washington.

Pourtant rien n’entame la détermination des habitants de cette ville et ses environs à continuer à battre les pavés pour poursuivre leurs protestations contre les préjugés raciaux. Certains parents ont emmené leurs jeunes enfants.

“Je suis venue pour montrer ma solidarité. C’est important, même si je suis en train de protester contre quelque chose que je ne vais peut-être pas expérimenter. Participer à une revendication politique comme celle-ci est un grand privilège”, explique Sophie, de race blanche, qui étudie le théâtre et la psychologie dans une université dans le Michigan et qui aimerait aussi devenir activiste pour défendre des causes socio-politiques.

Protestation et pancartes

Les marcheurs brandissent des pancartes qui en disent long sur leur présence en ces lieux, malgré la chaleur qui fait déjà suer quelques uns. Certaines pancartes affichent les noms de nombreuses personnes mortes entre les mains de la police. D’autres ont écrit des slogans comme le légendaire “Black lives matter” (La vie des Noirs compte), “Desarm hate” (Désarmez la haine); “Silence is violence” (Le silence est une forme de violence) ou encore les derniers mots de George Flyod: “I can’t breathe” (Je ne peux pas respirer).

Les manifestants blancs affichent des messages qui expriment leur soutien à une cause qui touche prioritairement les Noirs.

Sophie, la jeune étudiante, pense que “les Blancs qui jouissent des privilèges doivent se positionner physiquement entre les policiers et ceux qu’ils brutalisent, parce que nous ne serons pas brutalisés au même degré”, explique-t-elle.

Les Hispaniques, qui font aussi partie des minorités subissant quasiment le même sort que les Afro-Américains, ne sont pas en marge du combat. On peut lire sur leurs pancartes: “Eres mi otro yo” (Tu es mon autre moi) ou “Tu pelea es mi pelea” (Ton combat, c’est mon combat).

Au-delà des violences de la police

Partie de Freedom Plaza, sur Pennsylvania Avenue à un jet de pierre de la Maison Blanche, la foule constituée d’environ un millier de personnes, selon les organisateurs, prend la direction de Capitol Hill, siège du Congrès. Des policiers encadrent la marche afin d’éviter des débordements qui ont déjà conduit à des casses de vitrines dans la ville et à des scènes de pillage et de violence dans plusieurs villes américaines lors des différentes marches.

Cependant, cette foule dans la rue, qui rassemble des Noirs, des Blancs, des Hispaniques et des Asiatiques, a des préoccupations plus nobles et des ambitions d’un changement positif de leur société. Elle ne revendique plus seulement l’arrêt des brutalités policières visant les Noirs. Elle réclame désormais le changement profond d’un système qui accorde des privilèges aux Blancs et précarise la vie des minorités ethniques.

Je ne suis pas venu seulement pour George Floyd, car ce n’est pas le premier Noir tué par la police. Je suis venu pour exprimer mon ras-le-bol contre le système”, affirme Josh, un natif de Washington, la trentaine. Il s’apprête à rejoindre les forces armées américaines en octobre.

Comme on pouvait s’y attendre, une horde de policiers est déployée autour du Capitole. C'est là même que siègent ceux et celles qui détiennent la clé du changement voulu par ces hommes, ces femmes et ces quelques enfants venus de partout, unis pour défendre une cause devenue une préoccupation nationale et une question qui transcende les limites raciales.

Des policiers solidaires

Entre les chants et les cris de revendications, les protestataires se couchent à même le sol, ou s’agenouillent pendant plusieurs minutes, pour honorer la mémoire des Afro-Américains et d'autres minorités ayant succombé sous la main de la police.

Pour montrer leur solidarité avec les manifestants en quête de justice sociale et pour se désolidariser de leurs collègues qui brutalisent les minorités, quelques policiers, Blancs et Noirs, mettent leurs genoux à terre, pendant quelques minutes.

Ces protestations changeront-elles quelque chose à la situation des minorités?

Alicia Forda, venue de Columbus dans l’Ohio, veut bien y croire: “Je suis ici pour que mon frère, mon père, mon fils, mon oncle, mon ami ne marchent plus dans la rue avec la peur d’être tués par la police”, explique-t-elle. Et d'ajouter: “Je veux que les miens se sentent en sécurité dans ce pays que nos ancêtres ont bâti. Je suis aussi ici pour que nous, les Noirs, soyons libérés de ces oppressions”.

Elections primaires dans 8 États américains et la capitale

Elections primaires dans 8 États américains et la capitale
Attendez s'il vous plaît

No media source currently available

0:00 0:02:27 0:00

Micro-trottoir parmi les manifestants à Boston et Los Angeles

Micro-trottoir parmi les manifestants à Boston et Los Angeles
Attendez s'il vous plaît

No media source currently available

0:00 0:02:13 0:00

Les casinos de Las Vegas rouvrent aux touristes

Les casinos de Las Vegas rouvrent aux touristes
Attendez s'il vous plaît

No media source currently available

0:00 0:00:37 0:00

Voir plus

XS
SM
MD
LG