Liens d'accessibilité

Dernières nouvelles

Guinée

Les électeurs convoqués aux urnes le 16 février 2020 pour élire les députés

Le président de la Céni et les représentants de l'OIF devant les journalistes à Conakry, Guinée, le 21 Octobre 2019. (VOA/Zakaria Camara)

Dans un décret lu au journal de 20h30 à la télévision publique guinéenne, le président Alpha Condé a convoqué le corps électoral aux urnes le 16 février 2020 conformément au chronogramme annoncé le weekend dernier par la commission électorale nationale indépendante.

En Guinée, des élections législatives devront avoir lieu le 16 février 2020 selon la Commission électorale nationale indépendante (Céni). Cette annonce est faite dans un contexte de crise sociopolitique.

Les élections législatives proposées pour le 16 février
Attendez s'il vous plaît

No media source currently available

0:00 0:01:27 0:00


Les manifestations contre un éventuel troisième mandat d’Alpha Condé sont organisées presque toutes les semaines.

Ce nouveau chronogramme pour le scrutin législatif a été adopté vendredi à l’unanimité des commissaires : 16 des 17 commissaires ont voté pour, précise le communiqué de la Commission électorale nationale indépendante.

Le président de la Céni a fait remarquer qu’il s’agit d’une vision, d’un ensemble d’opérations dont la mise en œuvre requiert à la fois des ressources humaines compétentes et des moyens techniques et financiers.


Maitre Amadou Salif Kébé dit donc vouloir compter sur l’accompagnement technique, matériel et financier des pouvoirs publics, des acteurs socio-politiques et des partenaires techniques et financiers.

La Céni, par la voix de son président, a aussi annoncé des acquis. Il s’agit notamment de logiciels d’enrôlement biométriques, de moteurs IBIS pour soustraire des doublons dans les données alphanumériques, les empreintes digitales et la détection faciale des électeurs.

Toutes ces acquisitions, précise la Céni, ont été faites sur la base des recommandations de l’audit du fichier électoral entre autres.


C’est le deuxième chronogramme depuis l’expiration des mandats des députés. Les législatives avaient été fixées au 28 décembre 2019, mais l’opposition guinéenne l’avait jugée irréaliste. Depuis plusieurs semaines, l'opposition manifeste dans la rue contre un éventuel 3e mandat d’Alpha Condé.

Toutes les actualités

Des membres de l'opposition interpellés lors d'une manifestation

Des membres de l'opposition interpellés lors d'une manifestation
Attendez s'il vous plaît

No media source currently available

0:00 0:01:04 0:00

Aéroports de Paris signe un contrat de 25 ans pour élargir l'aéroport de Conakry

Des hommes regardent un écran à l'aéroport international Charles de Gaulle à Roissy, près de Paris, le 18 octobre 2014. ( REUTERS/Gonzalo Fuentes)

Le groupe français ADP a signé lundi avec le gouvernement guinéen et la plateforme d'investissement Africa50 une convention de concession de 25 ans pour le développement de l'aéroport international de Gbessia à Conakry, ont indiqué dans un communiqué le gestionnaire de l'aéroport et Africa50.

L'accord a été signé lors d'une cérémonie de présentation du projet à Conakry. Il fait suite à la signature d'un pacte d'actionnaires, le 3 février aux termes duquel les partenaires se sont engagés à prendre une participation dans la nouvelle compagnie qui portera le projet, la Société de gestion de l'aéroport de Gbessia (Sogeac), précise le communiqué.

A l'issue de cette opération, le capital est réparti entre le gouvernement de Guinée (34%), Africa50 (33%) et le Groupe ADP (33%).

"Le projet comprend la construction et l'exploitation d'un nouveau terminal pour les passagers domestiques et internationaux et les infrastructures y afférentes: une nouvelle aérogare pour le fret, une aire de stationnement, la rénovation et l'extension de la piste et des voies de circulation principales", selon le texte.

Le nouveau terminal aura une capacité d'un million de passagers par an, soit plus du double de la capacité actuelle, et celle-ci devrait être atteinte d'ici 2031, affirment la Sogeac et Africa50, plateforme d'investissement créée par les chefs d'Etats africains et la Banque africaine de développement (BAD).

La première phase du projet, dont l'investissement s'élève à près de 120 millions d'euros, devrait démarrer cette année, selon la même source.

Le Groupe ADP, qui gère 24 aéroports dans le monde dont Paris-Charles de Gaulle et Orly, "apportera son savoir-faire en matière d'opérations aéroportuaires" et Africa50 "son expertise en termes de développement et de financement de projets et assurera la liaison entre les investisseurs privés et le gouvernement guinéen".

"Pour le Groupe ADP, cet aéroport est un investissement fondamental dans le cadre de son développement en Afrique, à un moment où le continent va connaître une forte croissance de son trafic passagers", a déclaré Xavier Hurstel, directeur général adjoint chargé de coordonner les opérations de développement du Groupe ADP, cité dans le communiqué.

"Pagaille" à Conakry, avec la reprise des manifestations

"Pagaille" à Conakry, avec la reprise des manifestations
Attendez s'il vous plaît

No media source currently available

0:00 0:02:00 0:00

Les manifestations ont repris à Conakry

Les manifestations ont repris à Conakry
Attendez s'il vous plaît

No media source currently available

0:00 0:00:54 0:00

Alpha Condé laisse la porte ouverte à une candidature pour un 3e mandat en Guinée

Le président Alpha Condé à Conakry, 4 fébrier 2018. (CELLOU BINANI /AFP)

Le président guinéen Alpha Condé à laissé lundi la porte ouverte à une candidature pour un troisième mandat et défendu la tenue le 1er mars d'un référendum constitutionnel, dénoncé comme une manoeuvre, estimant qu'il n'y avait "rien de plus démocratique".

"Ca, c'est le parti qui décidera", a déclaré M. Condé, interrogé sur une nouvelle candidature lors d'une interview accordée à France 24 et Radio France Internationale (RFI). Son parti, le RPG, "peut me présenter comme il peut présenter quelqu'un d'autre. Pour le moment, ce n'est pas mon souci", a-t-il ajouté.

Ancien opposant historique, élu en 2010 et réélu en 2015, le chef de l'Etat a assuré que sa préoccupation actuelle était de "doter le pays d'une Constitution qui réponde aux besoins du monde d'aujourd'hui", citant "la parité entre hommes et femmes, la lutte contre les mutilations génitales, le mariage des filles avant 18 ans, et surtout le partage correct des ressources" de l'Etat, notamment pour "la jeunesse et les personnes vulnérables".

"Si nous voulons une Constitution moderne, qu'est-ce qui est plus démocratique qu'un référendum? Le Premier ministre anglais a fait un référendum, il a perdu. De Gaulle a fait un référendum, il a perdu. Il n'y a pas plus démocratique", a expliqué Alpha Condé, alors que l'Union européenne a estimé la semaine dernière que "l''unité et la paix en Guinée doivent prévaloir sur les intérêts partisans".

Les Etats-Unis ont aussi fait part de leur "préoccupation" à propos de la situation en Guinée, exhortant "toutes les parties à se lancer dans un dialogue civil non violent".

La Guinée est le théâtre depuis la mi-octobre de protestations, qui ont fait au moins 29 morts - 28 civils et un gendarme - contre le projet prêté de longue date au président de chercher à se succéder fin 2020. L'actuelle Constitution limite à deux le nombre de mandats présidentiels.

L'avant-projet de nouvelle Constitution divulgué en décembre et qui sera soumis à référendum le 1er mars, en même temps que des élections législatives, maintient cette limite. Mais l'opposition soupçonne que l'adoption d'une nouvelle Constitution servira à M. Condé, 81 ans, de prétexte pour remettre son compteur présidentiel à zéro.

"Je ne vois vraiment pas où il y a le problème, où il y a stratagème, puisque je donne la possibilité de mener campagne", a affirmé Alpha Condé, avant d'ajouter: "Si le peuple de Guinée dit non au référendum, je m'incline. S'il dit oui, j'applique".

Voir plus

XS
SM
MD
LG