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Le Sénégal condamne le revirement de Jammeh et exige "la transmission pacifique du pouvoir"


Le président Yahya Jammeh lors d'une réunion à Banjul, Gambie, le 29 novembre 2016.

Le Sénégal, voisin de la Gambie, a condamné vendredi soir le revirement du président gambien Yahya Jammeh, qui a rejeté les résultats de l'élection du 1er décembre, une semaine après avoir reconnu sa défaite, exigeant qu'il "organise la transmission pacifique du pouvoir".

"Le Sénégal rejette et condamne fermement cette déclaration", selon un communiqué de son ministre des Affaires étrangères Mankeur Ndiaye, disant avoir appris "avec surprise" cette remise en cause par M. Jammeh de sa propre reconnaissance des résultats une semaine auparavant.

"Le Sénégal exige que le président sortant respecte sans condition le choix démocratique librement exprimé par le peuple gambien, qu'il organise la transmission pacifique du pouvoir et qu'il assure la sécurité et l'intégrité physique du président nouvellement élu", Adama Barrow, candidat d'une large coalition d'opposition.

Il "engage instamment la Cédéao (Commission économique des Etats de l'Afrique de l'Ouest, NDLR) l'Union africaine et les Nations unies à oeuvrer ensemble et prendre toutes les mesures qu'imposent la sauvegarde des résultats du scrutin présidentiel en Gambie et le respect de la souveraineté du peuple gambien".

Par ailleurs, Dakar "met solennellementen garde contre toute atteinte à la sécurité des ressortissants sénégalais vivant en Gambie", petit pays d'Afrique de l'Ouest enclavé dans le territoire sénégalais hormis sa façade atlantique.

Dans sa déclaration télévisée vendredi soir, M. Jammeh a assuré que "l'intervention de puissances étrangères ne changerait rien".

Avec AFP

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