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Nouvelles libérations sous caution d'opposants en Gambie


Des Gambiens jubilent dans les rues après l’annonce des résultats provisoires donnant vainqueur le candidat de la coalition de l’opposition Adama Barrow devant le président sortant Yahya Jammeh Serrekunda, Gambie, 2 décembre 2016

Onze membres de l'opposition gambienne ont été libérés sous caution, après les élargissements cette semaine d'une trentaine d'autres opposants qui étaient poursuivis pour participation à une manifestation non autorisée..

Ces onze membres du Parti démocratique uni (UDP), principale formation de l'opposition en Gambie, avaient été arrêtés le 14 avril lors d'une marche pour des réformes politiques dans le pays, conduite par Solo Sandeng, un responsable de l'UDP mort par la suite en détention.

Ils avaient été jugés et condamnés en juillet à une peine de trois ans de prison ferme. Leurs avocats avaient fait appel.

D'après les mêmes sources judiciaires ayant requis l'anonymat, durant l'audience, le représentant du ministère public a affirmé qu'il ne s'opposait pas à la libération sous caution des accusés et laissait la décision à l'appréciation de la cour.

Le juge a accordé aux onze prévenus la liberté sous caution, selon les mêmes sources.

Le chef de file des avocats de la défense, Me Antouman Gaye, avait demandé la libération de ses clients, arguant que le pays avait besoin de leurs services après le changement politique en Gambie, selon les mêmes sources.

Les prévenus sont membres de l'UDP, une composante de la coalition qui a présenté le candidat Adama Barrow, vainqueur de l'élection présidentielle du 1er décembre, face à Yahya Jammeh au pouvoir depuis 22 ans.

Cette nouvelle libération sous caution accordée jeudi à ces onze partisans de l'opposition, intervient après une mesure similaire ayant bénéficié à une dizaine d'autres le 6 décembre. Le 5 décembre, 19 opposants dont Ousainou Darboe, chef de l'UDP, condamnés en juillet à trois ans de prison ferme, avaient également été libérés sous caution.

Tous étaient poursuivis pour plusieurs chefs d'inculpation, dont celui d'avoir manifesté illégalement.

Avec AFP

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