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Asie

Le secrétaire américain à la Défense Mark Esper en visite surprise à Kaboul

Le ministre américain de la Défense Mark Esper et le président afghan Ashraf Ghani.

Le secrétaire américain à la Défense Mark Esper est arrivé à Kaboul dimanche pour une visite surprise au cours de laquelle il rencontrera le président afghan Ashraf Ghani et des militaires américains.

La visite de M. Esper - sa première en Afghanistan depuis qu'il a été confirmé à son poste en juillet - intervient alors qu'une grande incertitude pèse sur la mission militaire américaine dans le pays après l'arrêt des pourparlers entre les Etats-Unis et les talibans.

"Je compte (...) acquérir une appréciation fine de ce qui se passe sur le terrain en Afghanistan, et discuter de ce à quoi le futur pourrait ressembler", a-t-il déclaré à des journalistes qui l'accompagnent, selon une transcription de ses propos par le Pentagone.

Les pourparlers entre Washington et les talibans sur un retrait des forces américaines étaient sur le point d'aboutir début septembre, quand le président américain Donald Trump les a suspendus après la mort d'un soldat américain dans un attentat.

L'envoyé spécial américain en charge de ces pourparlers, Zalmay Khalilzad, a depuis eu des discussions informelles avec des responsables talibans au Pakistan, montrant que Washington pourrait vouloir reprendre les discussions.

"Nous pensons qu'un accord politique est toujours la meilleure façon de procéder concernant les prochaines étapes en Afghanistan", a encore dit M. Esper.

Les Etats-Unis ont un contingent d'environ 14.000 soldats en Afghanistan actuellement. Le secrétaire américain a indiqué qu'il pourrait baisser à 8.600 militaires sans impact sur les opérations de contre-insurrection visant les groupes comme les talibans ou les jihadistes de l'Etat islamique.

Avec AFP

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Bangladesh: Kanchi, une jeune rhinocéros, recherche un partenaire

Une jeune femelle rhinocéros indienne, née le 28 août 2019, joue avec sa mère prénommée Henna, à l'intérieur de leur enclos, au zoo de Beauval à Saint-Aignan-sur-Cher, dans le centre de la France, le 2 septembre 2019. (Photo AFP/ GUILLAUME SOUVANT)

Les autorités du plus grand zoo du Bangladesh sont "désespérément" en quête d'un rhinocéros mâle pour Kanchi, une jeune femelle qui souffre d'une grande solitude depuis la mort de son premier compagnon, il y a quelques années.

Kanchi, âgée de douze ans, vit ses plus belles années de fertilité, esseulée, dans un vaste enclos boueux du zoo national du Bangladesh, en banlieue nord de Dacca, depuis la mort de son partenaire en 2014. C'est l'un des animaux du zoo qui attirent le plus de visiteurs.

La femelle passe le plus clair de son temps à faire le tour de son parc de quelque 2.000 m2, à se vautrer dans la boue, à faire des sommes au soleil.

On lui sert chaque jour six kilogrammes de riz sauvage et un kg de pois chiches. "Sa santé est bonne, pourtant parfois, elle ne veut rien manger", raconte à l'AFP Farid Mia, qui prend soin d'elle au zoo.

Il a noué une relation de confiance avec l'animal qui, selon lui, "adore" quand il lui gratte le cou et les épaules mais il s'inquiète quand Kanchi ne réagit pas à ses appels et la trouve "agitée".

"Ce comportement étrange arrive, je pense, du fait qu'elle a été élevée toutes ces années dans la solitude", dit son gardien, "elle a désespérément besoin d'un compagnon".

"Nous n'avons pas pu importer de mâle en raison du Covid-19. Nous savons qu'elle se sent seule. Et nous faisons de notre mieux pour lui trouver le compagnon idéal", a déclaré à l'AFP Abdul Latif, conservateur du zoo.

"Un rhinocéros peut vivre jusqu'à 38 ans en captivité. Elle a encore de nombreuses années à passer ici. Il est donc de notre devoir de lui trouver un mâle", a-t-il précisé.

L'effet Kaavan

Son enclos avoisine un lac où des oiseaux migrateurs, certains en provenance de la lointaine Sibérie, viennent passer l'hiver bangladais sous des températures évoluant entre 10 et 20 C°.

Mais Kanchi n'est pas autorisée à s'y baigner. "Elle adore se rouler dans la boue, et nous lui avons aménagé un marais où elle s'étend constamment", dit encore Farid Mia.

Selon lui, la jeune femelle attire davantage l'attention depuis que Kaavan, un éléphant maltraité dans un zoo du Pakistan, a trouvé refuge en décembre dernier dans une réserve naturelle du Cambodge grâce à l'aide d'une organisation de protection des animaux et de la star américaine Cher.

Surnommé le pachyderme "le plus seul au monde", il était l'unique spécimen d'Asie dans le zoo d'Islamabad depuis la mort en 2012 de sa compagne Saheli, les autres, peu nombreux, venaient d'Afrique.

Le protecteur de Kanchi ne veut pas qu'elle connaisse pareil sort.

Le zoo national du Bangladesh, considéré comme le septième plus grand parc zoologique du monde avec près de 3.000 animaux sur 75 hectares de végétation luxuriante, cherche aussi un partenaire mâle pour sa lionne d'Afrique Mukta, âgée de six ans.

"Mukta est en bonne santé. Mais son comportement est assez imprévisible. Elle est agitée, rugit et s'énerve sans raison. Toute jeune, elle a aussi besoin d'un partenaire", souligne son gardien Abdul Motaleb.

Un appel d'offres a été lancé pour l'importation d'au moins huit animaux l'année dernière, reprend le conservateur, mais en raison de la pandémie, le zoo n'a malheureusement reçu aucune réponse.

COVID-19: Les enquêteurs de l'OMS sont arrivés en Chine

L'équipe de l'OMS chargée d'enquêter sur les origines de la pandémie du COVID-19 monte dans un bus avant de quitter l'aéroport international de Wuhan Tianhe à Wuhan, dans la province de Hubei, en Chine, le 14 janvier 2021.

Après des mois de négociations et d'accusations selon lesquelles la Chine faisait obstruction à une enquête indépendante, une équipe d'experts de l'Organisation mondiale de la santé a finalement débarqué à Wuhan, en Chine, où elle tentera de découvrir l'origine du nouveau coronavirus qui a tué près de 2 millions de personnes dans le monde.

Les médias d'État chinois ont rapporté jeudi l'arrivée de l'équipe de l'OMS, composée de chercheurs des meilleures universités du monde, dont des experts en sciences animales et en épidémiologie.

Cette équipe de 15 membres passera environ un mois en Chine. Sur l'insistance des autorités chinoises, les scientifiques passeront leurs deux premières semaines en quarantaine.

Leurs objectifs sont de découvrir comment le virus est apparu, comment il s'est transféré à l'homme et comment de telles épidémies peuvent être évitées à l'avenir.

Une mission qui ne sera pas des plus faciles, tant pour des raisons scientifiques que politiques. Sur le plan scientifique, ils doivent retracer les origines d’une maladie plus d’un an après la détection du premier foyer à Wuhan.

D'un point de vue diplomatique et politique, même si les autorités chinoises ont promis libre accès à l'OMS, le sujet du coronavirus reste un sujet sensible. Pékin est souvent sur la défensive et cherche souvent à esquiver les reproches des ravages causés par la pandémie mondiale. C’est ce qui pourrait d’ailleurs expliquer le fait que l'arrivée des experts de l'OMS a été retardée à plusieurs reprises, faute de visas.

A ce jour, plus de 120 pays ont demandé une enquête indépendante sur les origines du virus. De nombreux gouvernements, à l’instar de l’administration Trump aux États-Unis, ont accusé Pékin de n’avoir pas fait assez pour contenir sa propagation.

Le nouveau coronavirus a été découvert pour la première fois fin 2019 à Wuhan, dans la province du Hubei, en Chine. De nombreux experts pensent que le virus était présent depuis longtemps chez les chauves-souris mais qu'il a été transféré à l'homme par l'intermédiaire d'un autre animal sauvage vendu sur le marché de Wuhan.

Mais certains responsables américains, dont M. Trump, ont suggéré que le virus pourrait avoir accidentellement émergé de l'Institut de virologie de Wuhan, situé à proximité, l'un des principaux laboratoires de recherche chinois.

Article rédigé par William Gallo. Traduit et adapté de l'anglais par VOA Afrique. Lire l'original dans son intégralité >>

La justice sud-coréenne confirme une peine de 20 ans de prison pour l'ancienne présidente Park Geun-hye

Park Geun-hye, Ex cheffe de l'Etat sud-coréenne, arrive devant un tribunal de Séoul, Corée du Sud, le 25 août 2017. REUTERS / Kim Hong-Ji

La Cour suprême sud-coréenne a définitivement confirmé jeudi la condamnation de l'ex-présidente Park Geun-hye à 20 ans de prison dans le retentissant scandale de corruption qui avait précipité sa destitution en 2017.

Cette décision vient mettre un terme à un long processus judiciaire qui avait suivi le départ de l'ex-cheffe de l'Etat au terme de mois de manifestations massives dans les rues.

Première femme élue présidente en Corée du Sud, Mme Park avait en 2018 été condamnée à 30 années de prison pour corruption et abus de pouvoir. Une série de recours et de nouveaux procès avaient par la suite ramené sa peine à 20 ans de détention.

Jeudi, le dossier est revenu pour la seconde fois devant la Cour suprême qui a confirmé la peine de 20 ans.

La haute juridiction a également approuvé les amendes et indemnités auxquelles l'ex-présidente doit renoncer, et qui s'élèvent en totalité à 21,5 milliards de won (16 millions d'euros).

Mme Park, qui boycotte de longue date les audiences en dénonçant une justice partiale, était absente jeudi.

Elle a en outre été condamnée à deux années de prison pour des infractions aux législations électorales. Ces peines n'ayant pas été confondues, l'ex-dirigeante aura plus de 80 ans si elle purge l'intégralité des 22 années de prison auxquelles elle a été condamnée.

Pas "opportun" de parler d'une grâce

Mme Park avait été reconnue coupable d'avoir reçu ou demandé des dizaines de millions de dollars de conglomérats sud-coréens, dont Samsung Electronics, d'avoir partagé des documents classés secrets, d'avoir mis sur une "liste noire" des artistes critiques de sa politique ou encore d'avoir limogé des responsables qui s'opposaient à ses abus de pouvoir.

Le scandale à tiroir avait jeté une lumière crue sur les accointances troubles entre ces conglomérats familiaux et le pouvoir politique, au travers de Mme Park et de sa confidente de l'ombre Choi Soon-sil qui avaient accepté des pots-de-vin en échange de faveurs politiques.

C'est dans la foulée de sa destitution que l'avocat de centre gauche Moon Jae-in avait été porté au pouvoir en 2017 en surfant sur la perte de crédibilité des conservateurs.

La Corée du Sud est connue pour la sévérité de sa justice à l'encontre des anciens chefs d'Etat. Au point que les quatre ex-présidents sud-coréens encore en vie ont tous été condamnés après la fin de leur mandat. L'ancien chef de l'Etat Roh Moo-hyun s'était suicidé en 2009 après avoir été interrogé sur des soupçons de corruption impliquant sa famille.

La fin du processus judiciaire signifie que Mme Park peut désormais prétendre à une grâce.

Il y a quelques semaines, le chef du Parti démocrate (centre gauche) au pouvoir, Lee Nak-yon, avait indiqué qu'il envisageait de "suggérer" une grâce pour Mme Park et pour Lee Myung-bak, un autre ancien président condamné. Mais ces déclarations avaient suscité une levée de boucliers à droite comme à gauche.

Et jeudi, la "Maison bleue", siège de la présidence, a jugé qu'il n'était pas "opportun" de discuter déjà d'une grâce.

Il y a des "leçons historiques" à tirer du fait qu'une ex-présidente ait commis des actes qui impliquent qu'elle purge une peine de prison, a indiqué la présidence dans un communiqué: "Cela ne doit jamais plus se produire."

La vie suit son cours à Wuhan, un jour avant l'arrivée de l'équipe de l'OMS

La vie suit son cours à Wuhan, un jour avant l'arrivée de l'équipe de l'OMS
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Une vingtaine de mineurs pris au piège dans l'accident d'une mine d'or

Le corps d'un mineur retrouvé, le 4 juillet 2020, sur les mines de jade après le glissement de terrain par près de Hpakant dans l'État de Kachin, des mines de jade , provoquant l'enterrement de plus de 170 mineurs de jade dans une fosse commune. (AFP/ Ye Aung THU)

Vingt-deux mineurs sont coincés depuis près de 48 heures à la suite d'une explosion dans une mine d'or en construction dans l'est de la Chine, ont rapporté les autorités.

L'explosion s'est produite dimanche vers 14h00 (06H00 GMT) dans une mine située à Qixia, dans la province du Shandong, ont annoncé les autorités locales sur les réseaux sociaux.

La déflagration a gravement endommagé l'échelle donnant accès au fond de la mine ainsi que les câbles de communication. Les sauveteurs sont donc sans nouvelles des mineurs, selon l'annonce diffusée lundi soir.

Le communiqué ne précise pas à quelle profondeur ces derniers peuvent se trouver.

La mine appartient à l'entreprise locale Shandong Wucailong Investment. La Chine est le premier producteur d'or mondial, avec 11% du total extrait à la surface du globe en 2019, selon le Conseil mondial de l'or.

Le pays comptait plus de 3.000 mines d'or en 2016, selon une étude des services géologiques nationaux.

Les accidents de mine sont courants en Chine, où le secteur présente un mauvais bilan en termes de sécurité et où les règlementations sont rarement appliquées. En décembre, 23 mineurs ont perdu la vie dans une mine de charbon à Chongqing, dans le sud-ouest du pays.

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