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Moyen-Orient

Le Qatar et l'UE "déçus" par les violations des droits humains en Afghanistan

Les journalistes afghans Neamatullah Naqdi, 28 ans, et Taqi Daryabi, 22 ans, affirment avoir été arrêtés et battus par les Talibans après avoir couvert une manifestation de femmes à Kaboul, Afghanistan, le vendredi 10 septembre 2021. (Photo AP/Bernat Armangue)

L'Union européenne et le Qatar, acteur clé dans le dossier afghan, se sont dits "déçus" jeudi par les violations des droits humain en Afghanistan, et Doha a appelé les talibans à s'inspirer de son modèle de gouvernance islamique.

"Nous sommes très déçus par les récents développements en Afghanistan, qui représentent un pas en arrière", a dit le ministre qatari des Affaires étrangères, Mohammed ben Abderrahmane Al-Thani, lors d'une conférence de presse à Doha.

Le Qatar joue le rôle de médiateur entre le mouvement radical, qui contrôle l'Afghanistan depuis le 15 août, et une communauté internationale dans l'expectative. Doha jouait déjà ce rôle depuis plusieurs années en accueillant les pourparlers entre les talibans et les Etats-Unis, qui ont accéléré le retrait des troupes étrangères.

En visite à Doha, le chef de la diplomatie européenne, Josep Borrell, s'est lui aussi dit "déçu" par les violations des droits humains en Afghanistan.

"Nous voulons réorienter le gouvernement afghan", a-t-il ajouté, en disant compter sur le Qatar pour utiliser de "sa forte influence" auprès des talibans pour encourager le mouvement islamiste à respecter les droits humains.

Le 26 septembre, les talibans ont pendu les corps de quatre hommes coupables d'un rapt à des grues après les avoir tués lors d'une fusillade dans la ville de Herat, dans l'ouest de l’Afghanistan.

Et vendredi, une manifestation de femmes revendiquant leur droit à l'éducation a été violemment réprimée par des talibans armés, qui ont tiré en l'air.

Mardi, les talibans ont annoncé qu'ils adopteraient temporairement une Constitution datant de 1964 qui avait accordé aux femmes le droit de vote en Afghanistan, mais en excluant les éléments de ce texte contraires à leur interprétation de la charia.

Sous leur précédent régime, entre 1996 et 2001, les femmes étaient largement exclues de la vie publique et n'étaient pas autorisées à étudier ou travailler.

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Lapid appelle à user "de la force" si l'Iran se dote de l'arme nucléaire

Le Premier ministre israélien Yaïr Lapid à la tribune de l'Assemblée générale des Nations unies le 22 septembre 2022.

Le Premier ministre israélien Yaïr Lapid a exhorté jeudi à l'Assemblée générale de l'ONU la communauté internationale à user "de la force" si l'Iran développait l'arme nucléaire et réitéré son soutien à la création d'un Etat palestinien "pacifique".

Israël mène ces derniers mois une intense offensive diplomatique pour tenter de convaincre les Etats-Unis et les principales puissances européennes (Royaume-Uni, France, Allemagne) de ne pas renouveler l'accord sur le programme nucléaire iranien (JCPOA) de 2015 dont l'administration Trump s'était désengagée.

Depuis une dizaine de jours, différents responsables ont suggéré que l'accord pourrait ne pas être renouvelé avant au moins la mi-novembre, un délai que le Premier ministre Lapid tente d'utiliser pour pousser les Occidentaux à imposer une approche plus dure dans leurs négociations.

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"La seule manière d'empêcher l'Iran d'avoir l'arme nucléaire est de mettre une menace militaire crédible sur la table. Et là, et seulement là, il sera possible de négocier un accord plus long et plus solide avec eux", a déclaré M. Lapid à la tribune de l'Assemblée générale.

"Il faut que cela soit clair pour l'Iran que s'il va de l'avant avec son programme nucléaire, le monde ne réagira pas avec des mots, mais usera de la force", a ajouté M. Lapid.

Israël, qui considère l'Iran comme son ennemi numéro un, reproche aussi à Téhéran de financer le Hezbollah libanais et le Hamas palestinien, deux mouvements armés basés aux frontières de l'Etat hébreu.

Malgré les "obstacles", un "accord avec les Palestiniens, fondé sur deux Etats pour deux peuples, est la bonne chose à faire pour assurer la sécurité et l'économie d'Israël, et offrir un futur à nos enfants", a ajouté M. Lapid, en pleine campagne pour les législatives du 1er novembre.

"Aujourd'hui encore, une grande majorité d'Israéliens soutiennent cette vision de la solution à deux Etats et je suis l'un d'eux. Nous n'avons qu'une condition: qu'un futur Etat palestinien soit pacifique", a ajouté M. Lapid, dont le discours à l'ONU, qui avait fuité en Israël, était déjà critiqué par ses adversaires politiques.

Les négociations de paix israélo-palestiniennes sont au point mort depuis 2014. Et la stratégie actuelle du gouvernement Lapid est de tenter de soutenir l'économie palestinienne sans toutefois se lancer dans un nouveau processus de paix avec le chef de l'Autorité palestinienne Mahmoud Abbas, âgé de 87 ans et qui doit prendre la parole vendredi à l'Assemblée générale.

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Le président iranien Ebrahim Raisi a déclaré qu'il n'y aurait pas d'accord pour relancer l'accord sur le nucléaire iranien de 2015 à moins que les États-Unis ne fournissent des garanties qu'ils ne vont plus se retirer du pacte, comme l'a fait l'administration Trump en 2018.

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Manifestation au Parlement marocain contre la normalisation des liens avec Israël

Des Marocains pro-Palestiniens manifestent contre la normalisation des relations avec Israël à Rabat, le 9 septembre 2022.

Des dizaines de manifestants pro-palestiniens ont protesté vendredi devant le Parlement marocain contre la normalisation des liens entre le royaume et Israël, après que l'Etat hébreu a rappelé son ambassadeur à Rabat dans le cadre d'une enquête, ont constaté des correspondants de l'AFP.

Une centaine de personnes ont scandé des slogans contre le rapprochement entre le Maroc et Israël, critiquant son ambassadeur David Govrin et le ministre marocain des Affaires étrangères Nasser Bourita.

La radio publique israélienne Kan a rapporté lundi qu'une délégation du ministère des Affaires étrangères avait été dépêchée à Rabat, à la suite d'accusations d'abus sexuels visant David Govrin.

Une source diplomatique israélienne a confirmé à l'AFP que M. Govrin avait été rappelé le temps d'une enquête, sans en préciser la nature.

Selon les médias israéliens, le diplomate fait face à des accusations d'exploitation de femmes marocaines, de harcèlement sexuel et d'attentat à la pudeur.

"Aujourd'hui, nous sommes devant le parlement pour protester contre les actes hideux" qui auraient été commis par David Govrin, a déclaré Amine Abdelhamid, un militant pro-palestinien opposé à la normalisation des liens entre le Maroc et Israël.

"La dignité du Maroc n'est pas à vendre, la normalisation doit cesser", a-t-il déclaré. Les manifestants ont brûlé un drapeau israélien à la fin de la manifestation.

Rabat a coupé ses relations avec Israël en 2000 à la suite du déclenchement de la deuxième intifada palestinienne, mais en 2020, le Maroc a suivi les Émirats arabes unis et Bahreïn en officialisant ses liens avec Israël.

L'accord soutenu par les États-Unis a vu Washington reconnaître la souveraineté marocaine sur le territoire contesté du Sahara occidental.

M. Govrin, 59 ans, a été le représentant d'Israël au Caire avant d'être nommé ambassadeur à Rabat l'année dernière.

Contacté par l'AFP cette semaine, le ministère israélien des Affaires étrangères n'a pas fait de commentaire sur l'enquête.

Il y a également des allégations de détournement de fonds et la disparition apparente d'un cadeau du monarque marocain pour célébrer le jour de l'indépendance d'Israël.

M. Govrin se trouve actuellement en Israël et participe à l'enquête en cours, a déclaré une source diplomatique israélienne. Les autorités marocaines n'ont pas fait de commentaires sur cette affaire.

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