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Le Qatar aurait mené des "opérations noires" pour saper ses concurrents au Mondial 2022


L'Emir du Qatar, le cheikh Tamim bin Hamad Al-Thani, le président de la FIFA Gianni Infantino et le président russe Vladimir Poutine posent pour une photo lors du transfert symbolique de l'autorité au Qatar pour accueillir la Coupe du monde 2022 au Kremlin de Moscou, le 15 juillet 2018.

Le Qatar, pays hôte de la prochaine Coupe du monde de football en 2022, aurait mené une campagne secrète de propagande à base d'"opérations noires" pour saper les candidatures concurrentes, en violation des règles de la Fifa, d'après des révélations du Sunday Times dimanche.

Le journal britannique affirme que le comité d'organisation du Qatar a notamment payé une équipe de relations publiques ainsi que d'anciens agents de la CIA pour diffuser de "fausses informations" concernant ses principaux rivaux, l'Australie et les Etats-Unis, lors de leur campagne pour la compétition 2022.

Le Qatar, qui avait obtenu d'organiser le tournoi à la surprise générale fin 2010, a tout nié en bloc. Dans un communiqué, le comité d'organisation a déclaré "démentir toutes les accusations formulées par le Sunday Times."

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"Il y a eu une enquête et nous avons fourni toutes les informations relatives à notre candidature (...) Nous avons respecté scrupuleusement toutes les règles de la Fifa", a affirmé le comité.

D'après le journal, la stratégie du Qatar était de recruter des individus influents afin d'attaquer les offres dans leurs pays d'origine, donnant l'impression qu'il n'y avait "aucun soutien" pour accueillir la Coupe du Monde parmi la population.

Or, l'un des principaux critères pris en compte par Fifa, organe directeur du football mondial, est que les candidatures devaient bénéficier d'un fort soutien des populations locales.

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Les candidats au Mondial 2022 avaient pour interdiction de faire "toute déclaration écrite ou orale de toute nature, que ce soit défavorable ou non, sur les offres ou les candidatures de toute autre association membre" en vertu des lignes directrices de la FIFA.

Mais selon Le Sunday Times, un e-mail, que le journal indique avoir obtenu par un lanceur d'alerte qui a travaillé avec la candidature du Qatar, a été envoyé au directeur adjoint des offres du Qatar, Ali al-Thawadi, et montre que l'Etat était au courant des complots visant à "empoisonner" les autres candidatures.

La Fifa de son côté a affirmé dans un communiqué qu'une enquête "rigoureuse" avait été conduite et que ses conclusions étaient consultables dans un rapport.

Avec AFP

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