Liens d'accessibilité

Dernières nouvelles

Sports

Un héritage du Mondial 2010 mi-figue mi-raisin en Afrique du Sud

L'affiche du mondial 2010 en Afrique du Sud

L'Afrique du Sud a hérité de "son" Mondial de football en 2010 dix stades dernier cri, des wagons de nouveaux touristes et une poignée de factures salées. Mais huit ans après, elle veut d'abord s'en souvenir comme d'un moment rare de communion nationale.

Dans son bureau du coeur de la capitale Pretoria, le vice-ministre des Sports Gert Oosthuizen s'enflamme volontiers lorsqu'il évoque l'organisation de la première, et pour l'heure unique, Coupe du monde "africaine" de l'histoire.

"On a construit des stades et des infrastructures. On les a livrés en avance, tout s'est bien passé, le monde entier nous a décerné une bonne note", plastronne-t-il.

Mais seize ans après la chute du régime raciste de l'apartheid qui a profondément divisé le pays, l'essentiel n'était pas là. "Le plus important, c'est le sentiment national et la cohésion sociale que nous avons montrés", ajoute le ministre, "nous étions tous très fiers d'être Sud-Africains et simplement Africains".

>> Lire aussi : La Coupe du Monde 2026 sera organisée par le trio Etats-Unis/Canada/Mexique

Pour accueillir l'événement le plus suivi de la planète, son gouvernement a déboursé à l'époque 30 milliards de rands - soit plus de 3 milliards d'euros d'aujourd'hui - en routes, aéroports, télécommunications ou stades.

Ces investissements massifs ont fait gagner au pays un point de croissance, selon le gouvernement. Et la construction ou rénovation des dix stades a créé 66.000 emplois.

Du 1er juin au 11 juillet 2010, jour de la finale, l'Afrique du Sud a accueilli 1,4 millions de touristes étrangers, contre 1,1 million pendant la même période de 2009.

Voilà pour les recettes immédiates. Mais une fois le bourdonnement des vuvuzelas dissipé, le pays organisateur a-t-il bénéficié d'un effet Coupe du monde ?

'Bon pour l'image'

"Les gains ont largement dépassé les dépenses", tranche sans hésiter Gillian Saunders, du cabinet d'audit Grant Thornton.

"Il y a beaucoup d'infrastructures, les télécommunications ou les routes près des stades, que nous n'aurions pas eues autrement", ajoute-t-elle, "ça a créé un élan tel que les arrivées de touristes ont continué à augmenter l'année suivante".

"C'était un bon exercice de marketing qui nous a mis au centre du monde. C'était bon pour l'image de l'Afrique du Sud et pour le tourisme", confirme Mike Schussler, directeur du centre d'analyses Economists.co.za.

"Mais on n'a jamais récupéré l'argent investi dans les stades", nuance-t-il, "certaines municipalités ont hérité de factures qu'elles devront payer encore longtemps".

Après la Coupe du monde, l'Etat sud-africain a cédé aux villes la propriété de leurs stades, ainsi que leur gestion.

Les plus grandes comme Johannesburg ou Le Cap s'en sont accommodé. Leurs sites accueillent les rencontres des plus grandes équipes de football et de rugby, nationales ou étrangères, ainsi que les concerts d'artistes prestigieux.

Johannesburg a même confié leur gestion au secteur privé.

"A charge pour leurs responsables de commercialiser les sites, d'y attirer des événements, de générer des revenus, de les entretenir et de partager les bénéfices avec la ville", explique le responsable des sports de la ville, Siyanda Mnukwa. "Ils ne pèsent donc que très peu sur nos finances".

La situation est nettement moins réjouissante dans des villes comme Rustenburg, Nelspruit ou Polokwane, qui éprouvent les pires difficultés à remplir leurs gradins.

'Fardeau'

"On nous a dit que les recettes du stade couvriraient son coût. Mais on dépense chaque année 15 à 18 millions de rands pour couvrir ses frais", regrette Frank Haas, le chef de l'opposition à Polokwane. "C'est un fardeau, la question est de savoir si on peut le justifier auprès de la population".

Bien sûr, répond Gert Oosthuizen, qui déplore les comptes d'apothicaires de certains élus.

"On ne parle pas ici de milliards (...) il faut voir (ces stades) comme un bon investissement, comme un héritage qui permet de rassembler les gens et de montrer ce que le continent africain est capable de faire".

Et le ministre d'énumérer la liste des événements sportifs internationaux organisés depuis 2010. Des tournois mineurs toutefois, hormis la Coupe d'Afrique des nations (CAN-2013).

>> Lire aussi : La France coiffe l'Afrique du Sud pour l'organisation du Mondial 2023 de rugby

Il se réjouit aussi des 85.000 personnes qui se sont pressées au FNB Stadium de Johannesburg en mai pour voir un match de gala avec les stars du FC Barcelone.

A cause d'une économie encore fragile, l'Afrique du Sud semble toutefois répugner à postuler à l'organisation des plus grands tournois. Le budget l'a fait renoncer à celle des Jeux du Commonwealth 2022, qu'elle avait pourtant obtenue.

Mais le ministre l'assure, son pays retentera sa chance pour la Coupe du monde de rugby, malgré son échec à l'édition 2023.

Et même, pourquoi pas, les Jeux olympiques. "Nous avons la base pour les organiser", dit-il, "le rêve est vivant mais c'est la conjoncture économique qui dictera notre décision".

Avec AFP

Toutes les actualités

Le Soudan lancera sa première ligue féminine de foot en septembre

Le Soudan lancera sa première ligue féminine de foot en septembre
Attendez s'il vous plaît

No media source currently available

0:00 0:01:15 0:00

Incertitude sur la nouvelle destination de Neymar

Incertitude sur la nouvelle destination de Neymar
Attendez s'il vous plaît

No media source currently available

0:00 0:01:55 0:00

Le PSG "intransigeant" sur Neymar

Neymar lors d'un match entre le PSG et l'Olympique Lyonnais, France, le 7 octobre 2018

Le Paris SG est "intransigeant" dans ses négociations avec Barcelone et le Real Madrid pour la vente de la superstar brésilienne Neymar, ont rapporté jeudi les journaux français et espagnols, qui font état d'offres mirifiques et d'une réunion PSG-Real tenue "ces dernières heures".

Selon le quotidien catalan Sport, le Barça est prêt à payer 160 millions d'euros pour l'attaquant, qui avait quitté le club blaugrana avec fracas en 2017 en échange de la somme record de 222 M EUR, avant de faire part ces dernières semaines de son envie de retour. Cette somme pourrait être versée en deux fois, via un prêt avec option d'achat obligatoire, mais Paris a refusé.

"Les négociations sont bloquées en raison de la posture intransigeante du PSG, qui a rejeté toute proposition de prêt" et désire un transfert, a écrit Sport dans son édition de jeudi, avec ce titre en Une: "Le PSG bloque Neymar."

Le journal barcelonais Mundo Deportivo évoque des chiffres similaires: une offre de prêt sur deux saisons, avec un versement chaque année correspondant au "loyer" de ce prêt payant et une option d'achat obligatoire lors de la deuxième année à hauteur de 150 M EUR.

- Réunion à Paris -

"La négociation avec le PSG continue sur fond de refus du club français, même si le Barça attend toujours un geste décisif de Neymar: se positionner publiquement du côté blaugrana pour désactiver l'intérêt" du Real Madrid, fait valoir le quotidien.

A Madrid, le journal sportif Marca, le plus lu d'Espagne, a rapporté qu'une première réunion entre le PSG et le Real s'était tenue "ces dernières heures" à Paris.

"Un émissaire du club merengue, avec une position importante dans l'organigramme, a rencontré ces dernières heures des responsables du PSG pour évoquer le possible transfert de Neymar", a écrit Marca sur son site internet. "Les sensations après cette réunion sont optimistes au sein de la +Maison blanche+."

Quelques heures auparavant, le quotidien sportif français L'Equipe parlait précisément d'une offensive spectaculaire du Real, désireux de damer le pion à son grand rival barcelonais.

"Madrid a proposé le montage suivant: 100 M EUR en cash plus trois joueurs", à savoir trois indésirables du vestiaire madrilène, le Gallois Gareth Bale, le Colombien James Rodriguez et le Costaricien Keylor Navas, a rapporté le journal français. L'Equipe ajoute que les dirigeants parisiens l'ont refusé: "La valorisation globale de cette offre ne répond pas aux attentes parisiennes."

Enfin, L'Equipe comme Mundo Deportivo font état d'une possible irruption de la Juventus Turin dans ce dossier, sans pour autant juger la piste très sérieuse. Dénouement attendu d'ici la fin du mercato en France, en Espagne et en Italie, programmée le 2 septembre.

Votre page des sports du 21 août avec Yacouba Ouédraogo

Votre page des sports du 21 août avec Yacouba Ouédraogo
Attendez s'il vous plaît

No media source currently available

0:00 0:04:20 0:00

Le foot, pour lutter contre la stigmatisation

Le foot, pour lutter contre la stigmatisation
Attendez s'il vous plaît

No media source currently available

0:00 0:01:45 0:00

Voir plus

XS
SM
MD
LG