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Le PSG version 'MCN' envoie un signal fort à l'Europe


Neymar de Paris Saint-Germain jubile avec Kylian Mbappé après avoir ouvert le score lors du match de la Ligue des champions contre Celtic au Celtic Park, Grande-Bretagne, 12 septembre 2017.

Un but pour Neymar, un pour Kylian Mbappé, un doublé pour Edinson Cavani: la ligne d'attaque du Paris SG, la plus chère de l'histoire, n'a pas manqué ses grands débuts mardi en Ligue des champions, pour le plus grand malheur du Celtic Glasgow (5-0).

L'entraîneur du club écossais Brendan Rodgers avait prévenu que "les yeux du monde" allaient être tournés vers le Celtic Park, où s'est produit, pour la première fois sur la scène européenne, la triplette "MCN", Mbappé-Cavani-Neymar, pour laquelle Paris a déboursé 466 millions d'euros, dont plus de 400 cet été (222 pour Neymar, 180 pour Mbappé).

Elle n'a vraiment pas déçu et même frappé quatre fois: d'abord Neymar lancé par Rabiot (19e), puis Mbappé sur une passe de Neymar (34e), et enfin Cavani sur penalty puis de la tête (40e s.p, 85e). Le malheureux Mikael Lustig a inscrit un but contre son camp (83e).

Le trio s'est congratulé à l'issue de la démonstration. "Jouer avec de grands joueurs, c'est toujours un plaisir. Mbappé en est un, il a une très grande marge de progression", a ainsi salué Neymar sur beIN Sports. "J'ai joué dans d'autres équipes, avec d'autres attaquants, mais c'était différent. Là, je suis conscient que j'évolue avec des joueurs fantastiques", s'est félicité l'Uruguayen sur la même chaîne.

Si, après la mi-temps, le PSG a ensuite surtout géré son avance et que Neymar a vendangé deux occasions nettes, dont une passe décisive toute prête de Mbappé, il s'est globalement mis au diapason: l'Italien Marco Verratti a retrouvé sa vista, portée disparue depuis le début du championnat, Adrien Rabiot a été intenable dans l'entrejeu, la défense étanche.

Et, surprise, le gardien Alphonse Areola, fébrile quatre jours plus tôt face à Metz, a multiplié les parades décisives, devant Leigh Griffiths (22e), Kieran Tierney (27e), et Scott Sinclair deux fois (45+1, 63e).

Trop facile, en alignant tous ces millions qui ont valu au PSG d'être visé par une enquête de l'UEFA? Peut-être, mais le match avait quand même des allures de petit traquenard.

D'abord parce que le PSG, à cause de ce recrutement historique, faisait face à beaucoup d'attentes et était obligé de réussir son match. Ensuite parce que le Celtic, même loin de ses années glorieuses - il fête cette année le cinquantenaire de son titre en Coupe des clubs champions, en 1967 -, reste une équipe habituée aux joutes continentales.

Enfin parce que le Celtic Park, que les fans du club ont renommé "Paradis", est une fournaise les soirs de joutes européennes. Les 1.400 supporters parisiens présents pour le match ont tenu la comparaison jusqu'à une grosse demi-heure avant le coup d'envoi, quand les Ecossais préféraient la tiédeur des buvettes au froid des tribunes. Mais jusqu'aux dernières minutes du match, rien à faire.

L'hymne du club, le fameux "You'll never walk alone" partagé avec Liverpool ou le Borussia Dortmund, était beau à pleurer et celui de la Ligue des champions a fait rugir le stade du début à la fin. Seul le deuxième but parisien, celui de Mbappé, a fait taire le public écossais.

Si le PSG a dégagé cette impression de facilité, c'est aussi parce que l'ouverture du score précoce de Neymar, auteur de son 5e but en cinq matches avec le PSG (auxquels il faut ajouter cinq passes décisives), l'a placé dans la configuration qu'il préfère.

Quand il a fait retomber la pression en marquant vite et peut monopoliser le ballon, en attendant patiemment que les adversaires laissent des trous dans leur défense, il est difficile à bouger.

Sa prestation demande donc confirmation face à une opposition plus relevée, par exemple lors de la journée suivante, au Parc des Princes face au Bayern Munich.

Avec AFP

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