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Le président de la CAF estime légitime que l'Afrique organise le Mondial 2026

Le président de la CAF, Ahmad, lors d'une conférence de presse à Johannesburg, Afrique du Sud, le 7 avril 2017.

Dans une interview exclusive à VOA Afrique depuis Rabat où il est en déplacement, le président de la Confédération Africaine de Football (CAF) revient sur l'attribution du CHAN 2018 au Maroc, l'organisation de la CAN 2019 au Cameroun, et Samuel Eto'o. Entretien.

Pourquoi la CAF a-t-elle décidé d'attribuer au Maroc l'organisation du CHAN 2018 en remplacement du Kenya ?

Ahmad : "Nous sommes à trois mois de la compétition. Par respect des procédures, nous avons fait un appel à candidatures ouvert ​à tous les pays africains. Deux ont répondu favorablement avec l’appui de leurs gouvernements : le Maroc et la Guinée Equatoriale. Après une visite d’inspection en Guinée Equatoriale et l’étude du dossier complet marocain, la CAF a décidé, sur avis du comité d’urgence et des membres du comité exécutif, à l’unanimité, de choisir le Maroc. Nous ne voulons plus construire quoique ce soit. Si on devait, aujourd’hui, organiser le CHAN 2018, le Maroc est déjà prêt. Je suis ici pour une réunion de travail avec le président de la FRF et le ministre des sports pour cette compétition qui aura lieu du 12 janvier au 4 février 2018."

Est-ce aussi une façon de soutenir le potentiel d’une candidature marocaine pour la Coupe du monde 2026 ?

Ahmad : "Etant président de la CAF, j’ai la responsabilité de m’assurer que les CAN et les CHAN sont dans la droite ligne de notre politique actuelle. Pour 2026, un de mes pays est candidat. Je les soutiens comme un père soutient ses enfants. Cela serait une fierté pour l’Afrique. Le Maroc a la possibilité d’accueillir une coupe du monde. L’Afrique est parmi les quatre grands continents de football, et parmi les deux premiers en termes de nombre de membres. En un siècle de compétition, on a organisé qu’une seule fois le Mondial en Afrique. Il est donc tout à fait légitime et logique que l’Afrique réclame l’organisation pour 2026, seize ans après le Mondial 2010 en Afrique du Sud."

Sur la CAN 2019, vous avez récemment apportée votre soutien au Cameroun, pays hôte de la compétition. Cela met-il fin définitivement à la polémique ?

Ahmad : "C’est ça qui est désolant à notre époque : déformer ce qu’un responsable déclare ! Je n’ai jamais dit qu’on retire la CAN 2019 au Cameroun. Je suis un président qui succède à une autre administration et il y a certaines règles qu’il faut respecter. Par contre, les dirigeants actuels de la CAF et moi-même sommes intransigeants sur le respect des cahiers des charges. Nous avons revu notre cahier des charges et si le Cameroun répond à toutes les exigences, aucun problème pour qu’il organise la CAN 2019. J’ai dit, et je répète, qu’au moment où j’avais fait cette déclaration (NDLR : à Ouagadougou en août dernier), le Cameroun n’était pas prêt. La preuve : au lendemain de ma déclaration, les autorités politiques camerounaises ont signé le contrat avec des sociétés pour construire les infrastructures. Quelques semaines après, le gouvernement a mis en place le comité d’organisation. Alors ? En tant que propriétaire de la CAN et premier responsable de la CAF, n’avais-je pas le droit d’être inquiet ?"

Vos propos ont-ils fait avancer les choses au Cameroun ?

Ahmad : "En tout cas, il y a un progrès et une évolution depuis mon intervention. Aujourd'hui même, en Côte d'ivoire par exemple, le comité d'organisation pour la CAN 2021 a été mis en place il y a un certain moment. Voilà un pays qui est déjà en avance. Quoiqu'il en soit, mes propos étaient nécessaires et beaucoup de Camerounais m'ont remercié de mon intervention."

Issa Hayatou, à Addis-Abeba, le 16 mars 2017
Issa Hayatou, à Addis-Abeba, le 16 mars 2017

A l'époque, Issa Hayatou, votre prédécesseur, était sorti de sa réserve pour vous mettre en garde. Cela vous a-t-il touché ?

Ahmad : "Non, je laisse cela aux journalistes. Pour quelqu'un qui avait dit qu'il m'aiderait, voilà sa première contribution."

Votre rencontre à Kinshasa avec Samuel Eto'o a-t-elle permis d'apaiser les choses sur le dossier de la CAN 2019 vis-à-vis du Cameroun ?

Ahmad : "Je remercie Samuel pour son implication. Il peut ne pas venir, ni solliciter la CAF, mais son initiative est très louable. C’est quelqu’un qui a sans doute les mêmes intérêts que nous aujourd’hui : mettre l’intérêt du football africain au-dessus de tout. Le courant est bien passé. C’est une relation cordiale, pas seulement pour la CAN mais aussi pour réorganiser le football camerounais, car c’est un pays qui vit aujourd’hui avec un comité de normalisation. ."

Lors du Symposium de Rabat, vous appeliez à une plus grande implication des gloires africaines dans la gestion courante du football. Cela s'est-il matérialisé ?

Ahmad : "Ils s’impliquent déjà. Dans les différentes commissions mises en place, des légendes ont déjà des responsabilités. Dans la commission d’organisation de la CAF, par exemple, il y a Joseph-Antoine Bell, en tant que représentants des légendes. Dans l’administration de la CAF, des légendes aussi seront recrutées bientôt pour nous apporter leur expérience et leur expertise."

Où en est la CAF dans sa quête d'un nouveau secrétaire général ?

Ahmad : "J’ai toujours dit que je mettrai en place la nouvelle administration de la CAF avant la fin de l’année. A la prochaine réunion du comité exécutif mi-novembre, le comité exécutif nommera le secrétaire général et les deux secrétaires généraux adjoints."

Sept mois après votre élection à la tête de la Confédération Africaine de Football, est-ce plus dur que vous ne l'imaginiez ?

Ahmad : "Nous sommes dans le droit chemin. C’est vrai, c’est dur car c’est une grande organisation et il y a beaucoup de choses à améliorer. Il y a aussi des acquis, quoiqu’on en dise. Il faut aller de l’avant ."

Le Nigeria et l'Egypte sont les premiers pays africains qualifiés pour le Mondial 2018, qu'en pensez-vous ?

Ahmad : "Félicitations à ces deux grandes nations du football ! Avec les trois qualifiés à venir, les fédérations et les autorités de ces pays, nous allons voir ce que la CAF peut apporter dans la préparation et dans le soutien de ces cinq pays. Le souhait, c'est qu'un pays africain aille le plus loin possible dans cette compétition."​

Gernot Rohr, sélectionneur du Nigeria, a mis en garde le pays afin de régler le paiement des primes de qualification au Mondial avant le début du tournoi. Ces affaires de primes ternissent souvent l’image des pays africain en compétition. Qu’en pensez-vous ?

Ahmad : "C'est ce que je vous disais, la CAF est là pour apporter un soutien qui englobe de nombreux éléments. Au sein de mon bureau, il y a des gens qui ont l'expérience de la Coupe du monde, comme mon 1er vice-président qui a participé 3 fois au tournoi avec le Ghana. Nous sommes là pour être à l'écoute et accompagner dans les meilleurs termes les équipes. Nous avons toujours dit qu'en Afrique, on ne peut pas développer le football sans les autorités politiques. C'est notre conviction."​

Depuis votre prise de fonctions, avez-vous connu des retards de paiement avec le Nigeria ?

Gernot Rohr : "Vous savez, il est impossible en Afrique de me pas les connaitre. Je n’ai pas connu pire au Nigeria. La confiance placée en mes dirigeants a payé puisqu’aujourd’hui il n’y a plus de retard. Tout m’a été payé. Les Africains sont aussi des gens de parole, reconnaissants quand on fait son travail."

Votre contrat a-t-il été prolongé ?

Gernot Rohr : "Le président m'a dit oralement qu'il voulait me prolonger de deux ans. Rien n'est signé mais je n’ai aucun doute que cela sera fait prochainement. Je suis prêt à faire ce travail encore avec une jeune équipe qui va encore progresser jusqu’en 2020."

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Après l'Ajax, le scudetto comme lot de consolation pour la Juve ?

Cristiano Ronaldo lors du match de sa nouvelle équipe, la Juventus Turin, contre Chievo à Vérone, Italie, 18 août 2018

Il suffit d'un point à La Juventus Turin pour remporter un huitième titre de rang et égaler un record de précocité. Quatre jours après son élimination en quarts de finale de la C1 par l'Ajax Amsterdam, la Juve reçoit samedi la Fiorentina lors de la 33e journée de Serie A.

Si les Turinois ne perdent pas, ils remporteront leur 35e scudetto et égaleront, à cinq journées de la fin du championnat, le record de précocité établi par le Torino en 1948, codétenu par leurs hôtes florentins (depuis 1956) et l'Inter Milan (2007).

Le dauphin de la Juve, Naples (67 pts), éliminé jeudi en C3 par Arsenal, recevra lundi l'Atalanta (6e, 53 pts), aux prises avec l'AC Milan (4e, 55 pts), la Roma (5e, 54 pts), la Lazio (7e, 52 pts) et le Torino (8e, 50 points) dans la course à la Ligue des champions.

Les cinq équipes convoitent toutes la 4e place, la dernière à donner accès à la compétition phare du football continental. Dans ce contexte, le choc entre la Roma et l'Inter (3e, 60 ps) promet également d'être décisif.

Manchester City-Tottenham acte 3

Les joueurs de Manchester City viennent de marquer un but contre Tottenham, Angleterre, le 14 avril 2018.

Comme on se retrouve ! Manchester City reçoit à nouveau Tottenham samedi à l'Etihad Stadium, en ouverture de la 35e journée du Championnat d'Angleterre, trois jours après l'élimination des Citizens par les Spurs en Ligue des champions, au bout d'un match fou et malgré la victoire de City (4-3).

En cas de nouveau succès sur Tottenham, Manchester City, tenant du titre, s'emparera temporairement de la tête du classement à trois journées de la fin.

L'enjeu est plus important peut-être encore pour Tottenham qui joue gros dans la course à la qualification pour la prochaine C1.

En cas de défaite, les hommes de Mauricio Pochettino pourraient en effet voir Arsenal et Chelsea leur passer devant au soir de cette journée, lundi. Les Blues, qui reçoivent Burnley lundi, et les Gunners qui accueillent Crystal Palace dimanche, ont en effet toutes les chances de l'emporter.

"Nous devons nous relever, nous devons réagir", a déclaré Pep Guardiola après la cruelle désillusion de l'élimination en Ligue des champions.

"Nous avons beaucoup lutté au cours des neuf derniers mois pour le titre. Nous sommes toujours là, c'est entre nos mains. Bien sûr, c'est difficile, mais nous devons continuer à nous battre jusqu'au bout", a ajouté l'entraîneur des "Skyblues".

Fort d'un effectif très riche, le coach espagnol a pu se permettre de mettre sur le banc mercredi des joueurs du calibre de Fernandinho, Leroy Sane ou Riyad Mahrez.

Tous ces joueurs pourraient apporter du sang neuf à City samedi. Dans les rangs de Tottenham, son buteur Harry Kane est toujours absent, et le milieu de terrain pourrait être affaibli si Moussa Sissoko, sorti blessé aux adducteurs mercredi, ne joue pas.

Mais, même si City, qui compte un match en moins par rapport à Liverpool, reprend temporairement samedi la 1re place aux Reds, les hommes de Jürgen Klopp devraient la récupérer dès dimanche. Le leader de Premier League se rend à Cardiff, relégable, où il a toutes les chances de remporter une neuvième victoire consécutive toutes compétitions confondues.

NBA: Golden State punit les Clippers

Kevin Durant, Houston, Texas, le 14 mai 2018.

Golden State a effacé l'affront: trois jours après avoir dilapidé 31 points d'avance et s'être inclinés 135 à 131 à domicile, les Warriors ont pris leur revanche et écrasé les Los Angeles Clippers 132 à 105 dans leur salle, jeudi.

Kevin Durant a remis les points sur les i. Bousculé par le marquage et l'agressivité, parfois limite, de Patrick Beverley lors du match N.2, le longiligne ailier de Golden State a redonné l'avantage à son équipe qui mène deux victoires à une.

"KD" a marqué 38 points, dont 27 avant la pause, en seulement 30 minutes de jeu.

Méconnaissable lors du précédent match durant lequel il avait été limité à huit tirs et avait perdu neuf ballons, Durant a assommé les Clippers d'entrée en réussissant ses cinq premiers shoots.

"On a tous joué avec beaucoup plus d'intensité. Mais il faudra continuer avec cette même intensité contre ces Clippers qui sont capables de mieux jouer", a-t-il prévenu.

Les double champions NBA en titre, qui ont toujours fait la course en tête, comptaient déjà 17 points d'avance après le premier quart-temps et ont eu jusqu'à 33 longueurs d'avance dans le 3e quart-temps.

- Simmons fait oublier Embiid -

Mais il n'y a pas eu cette fois d'effondrement ou d'excès de confiance qui avait permis lundi aux Clippers de réaliser un come-back improbable, le plus important de l'histoire des play-offs de la NBA.

Stephen Curry n'a pas eu à forcer son talent: il a marqué 21 points, dont quatre paniers à trois points, en vingt minutes de jeu.

L'absence --sans doute jusqu'au terme de la saison-- du pivot DeMarcus Cousins, blessé, n'a eu aucun impact. L'Australien Andrew Bogut a marqué huit points et a surtout capté 14 rebonds, tandis que le jeune Kevon Lonney a inscrit dix points.

Philadelphie, pourtant privée de Joël Embiid, s'est imposée 131 à 115 sur le parquet de Brooklyn et a pris l'avantage pour la première fois (2-1) dans ce duel du 1er tour.

En l'absence d'Embiid, ménagé en raison de la tendinite au genou gauche qui l'empoisonne depuis plusieurs semaines, Ben Simmons a pris ses responsabilités.

Le meneur australien a marqué 31 points (11 sur 13 aux tirs) et a distillé neuf passes décisives en 38 minutes.

Simmons, 22 ans, n'a pas été perturbé par l'accueil des supporters des Nets qui l'ont conspué à chaque fois qu'il avait le ballon, pour s'être moqué d'un de leurs joueurs après le précédent match.

- Nouveau revers de Denver à San Antonio -

"On sait tous dans cette équipe que nous avons toutes les cartes en mains pour gagner des matches", a insisté Simmons.

Tobias Harris a marqué 29 points et JJ Redick en a ajouté 26, dont 16 dans le seul 3e quart-temps.

A San Antonio, Derrick White en a fait voir de toutes les couleurs à Denver.

Le meneur des Spurs, 24 ans, a marqué 36 points, dont 26 avant la pause, et a coulé les Nuggets qui se sont inclinés 118 à 108.

"Il n'est pas mauvais", a plaisanté Gregg Popovich, l'emblématique entraîneur de San Antonio.

"Je ne sais pas quoi dire d'autre sinon qu'il a été exceptionnel aussi bien en attaque qu'en défense", a insisté "Pop", dont l'équipe mène deux victoires à une, avant le match N.4 samedi qui aura lieu de nouveau dans la salle des Spurs.

San Antonio ne réussit décidement pas à Denver: les Nuggets, 2e de la conférence Ouest à l'issue de la saison régulière, se sont inclinés pour la 14e fois de suite à l'AT&T Center où ils ne se sont plus imposés depuis mars 2012.

- Résultats des matches du 1er tour des play-offs de la Ligue nord-américaine de basket (NBA), disputés jeudi:

. CONFERENCE EST

A Brooklyn,

Philadelphie bat Brooklyn 131 à 115

Philadelphie mène 2 victoires à 1

. CONFERENCE OUEST

A Los Angeles,

Golden State bat LA Clippers 132 à 105

Golden State mène 2 victoires à 1

A San Antonio,

San Antonio bat Denver 118 à 108

San Antonio mène 2 victoires à 1

NB: chaque série se dispute au meilleur des sept matches, la première équipe à quatre victoires étant qualifiée pour le tour suivant.

La page des sports du 18 avril 2019

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